27.06.2009
L'amour n'a pas de lendemains
De la montagne et de la fin
Marina Tsvetaeva
Mise en scène de Nicolas Struve
Avec Stéphanie Schwartzbrod
Maison de la Poésie, Paris
Du 4 au 28 juin 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Montage de lettres et de poèmes de Marina Tsvetaeva (1892-1941) autour de son histoire d’amour de quelques mois avec Constantin Rodzevitch, en 1923, De la montagne et de la fin donne à entendre le tourbillon d’une de ces passions à partir desquelles la vie antérieure ne semble plus avoir été vraiment la vie (seulement son pâle reflet), et la vie postérieure ne plus pouvoir être qu’impossible fadeur. Nicolas Struve met en scène un amour confiné dans l’espace exclusif de l’intime et débordant du désir de se déverser sur l’univers tout entier, à commencer par Prague la ténébreuse. Une passion totale, ingérable, magnifiée dans des lettres toute d’étouffement jouissif et drolatique ; une très belle partition russe, à laquelle la comédienne Stéphanie Schwartzbrod offre une diction sauvagement précise, très particulièrement juste.
04:09 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marina tsvetaeva, nicolas struve, maison de la poésie, nicolas cavaillès
24.06.2009
Entretien avec Sébastien Doubinsky, créateur du Zaporogue
Sébastien Doubinsky est écrivain et enseignant à l’université d’Aarhus, au Danemark. Français de naissance, il a passé une partie de son enfance aux Etats-Unis, et écrit aussi bien en français qu’en anglais.
Pour Sitartmag, il présente son nouveau bébé littéraire : la revue Le Zaporogue, dont le numéro 6 vient de paraître.
Qu’est-ce que le Zaporogue en quelques mots ?
C’est la prolongation naturelle, après 15 d’éclipse (!) d’un fanzine littéraire gratuit que j’avais créé à Tours au début des années 90. J’avais sorti quatre numéros à l’époque – donc la revue sous sa nouvelle forme a débuté l’hiver dernier avec le numéro cinq.
Pourquoi avoir créé cette revue ?
J’avais envie de créer un espace libre, où les écrivains, poètes, artistes et autres fainéants aient tout l’espace nécessaire pour leurs créations. Un magazine sans thèmes particuliers, sans bla-bla intellectuel ou snobinard – mais où entreraient en collision une variété de styles, de voix, de langues, pour montrer que la culture est une mosaïque, qui s’enrichit de toutes ses sources.
Je voulais aussi absolument qu’elle fût gratuite, pour montrer que la culture n’était pas une valeur marchande. À l’époque des « hits », « best-sellers » et autres arnaques, il me semblait essentiel de créer un pacte de respect fondamental avec les écrivains et les artistes – et ce pacte ne pouvait, bien entendu, fonctionner que sans argent. Comme je le dis dans la présentation de la revue et de la maison d’édition du même nom sur sa page d’accueil Myspace (www.myspace.com/zaporogue) : « Avec moi, vous ne deviendrez pas riches, mais vous deviendrez peut-être célèbres »
Quand je vois ce qui est arrivé à mes auteurs Jerry Wilson et D. James Eldon, aujourd’hui publiés par les toutes nouvelles éditions Zanzibar, je me dis que ce n’était peut-être pas tout à fait faux…
D’où vient ce nom « Zaporogue » ?
D’Apollinaire, tout d’abord – à cause de La Chanson du Mal-Aimé, dans laquelle se trouve reproduite la fameuse lettre où ils envoient paître le sultan de Constantinople.
Des cosaques Zaporogues eux-mêmes, pour plusieurs raisons : la lettre d’insulte au Sultan, qui symbolise pour moi la liberté et l’humour, deux valeurs absolument essentielles à mes yeux. Ensuite, parce qu’un détachement des Zaporogues a rejoint les troupes anarchistes de Makhno pendant la guerre civile russe – et que mon grand-père était anarchiste et le meilleur ami de Voline, le lieutenant de Makhno.
Tu l’animes seul ?
Comme un grand.
Tu as choisi un mode de diffusion assez original, en téléchargement gratuit ou en version imprimée payante : pourquoi ?
Parce que je pense que si on veut gagner cette guerre culturelle dans laquelle nous nageons en ce moment, il faut se servir des outils que le système capitaliste nous donne pour s’en servir contre lui. C’est ce qui s’est passé avec Myspace, c’est ce qui est en train de se passer avec Facebook - sans parler de la crétinerie criminelle d’Hadopi. Le téléchargement gratuit est, comme je l’ai expliqué plus haut, le moyen le plus adéquat de faire connaître des inconnus. Qui va payer, ne serait-ce qu’un euro, pour quelqu’un dont il n’a jamais entendu parler ? Vous, peut-être. Moi, peut-être – mais pas beaucoup. Au moment où j’écris ces lignes, la revue a déjà été téléchargée 121 fois…
Quant à la possibilité papier, c’est un plus – pour ceux qui, comme moi, adorent les « vrais » livres.
C’est une revue internationale, écrite en plusieurs langues, à l’image de ton propre parcours entre la France, les Etats-Unis et le Danemark ?
Oui, je suis un cosmopolite pur et je le revendique. Je crois aux mélanges étonnants, aux diasporas fertiles et aux chocs étincelants des cultures.
Quels sont tes critères pour retenir un texte ou une image ? Suis-tu une ligne éditoriale ou te fies-tu à ta subjectivité ?
Subjectivité totale. Ce qui m’attire, dans un texte ou une image, c’est soit la reconnaissable proximité avec d’autres œuvres qui me sont familières, soit la surprise totale. J’aime autant être bousculé que rassuré. Par contre, il est vrai que je veux tout de même donner une certaine image du Zaporogue, qui est celle de la qualité ou du potentiel. Je veux faire découvrir.
Sais-tu qui sont les lecteurs du Zaporogue ?
Oui et non. Je connais mes ami(e)s et les ami(e)s de mes ami(e)s, mais je ne connais pas tous les lecteurs. Mais je crois que ce sont des gens curieux, qui ont envie de découvrir autre chose, de soutenir un projet un peu fou, mais sincère. Je suis très touché par le soutien de nombreux libraires, même si quelques uns me reprochent mon choix de diffusion – ce que je comprends très bien.
Des souhaits ou des projets pour les futurs numéros du Zaporogue ?
Oui, j’ai surtout un regret : que le Zaporogue soit si blanc. Certes, il est d’un beau blanc, plein de talent, mais j’aimerais vraiment qu’il se bariole et que des écrivains ou des artistes d’autres origines que le Grand Occident me rejoignent. Dans le dernier numéro, j’ai deux écrivains du continent Indien. C’est un début, mais vraiment un tout petit début. Le Zaporogue est un métèque, ne l’oublions pas. Il aime, par conséquent, la métèquerie culturelle.
Site du Zaporogue: http://lezaporogue.hautetfort.com/
Au sommaire du numéro 6, poésie, nouvelles, illustrations, créations, etc.
JERRY WILSON – THIBAULT DE VIVIES – ANDRÉ ROBÈR – CATHY YTAK – TABISH KHAIR – MÉTIE NAVAJO – DÉBORAH REVERDY VS ENTORTILLÉE – STEPAN UEDING – LIONEL OSZTEAN – LUC BARANGER – DANIEL LABEDAN – JEFF SYLVA – ALEX SCHREIBER – JONAS LAUTROP – JEAN-FRANÇOIS MARIOTTI – ANNE-SYLVIE SALZMAN – MARC BRUNIER MESTAS – JOHANNES HØIE –YANNIS LIVADAS – BLANDINE LONGRE – ERIC BEAUNIE – CELINA OSUNA – FRANÇOIS BONNEAU – SOFIUL AZAM – MYRIAM GALLOT – OLE WESENBERG NIELSEN – CHRIS ROBERTS – OLGA ZERI.
Le Visage Vert en cause ici http://www.zulma.fr/visagevert/?p=170
16:59 Ecrit par Myriam Gallot dans Entretiens, Poésie, Revues, Romans, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sébastien doubinsky, zaporogue, myriam gallot
22.06.2009
Cassandre et la furie
Cassandre
Monodrame pour comédienne, ensemble et électronique
Michael Jarrell
Mise en scène de Georges Lavaudant
Livret d’après Christa Wolf
Avec Astrid Bas
Nuits de Fourvière, 13 juin 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Statique et violente, Cassandre, vêtue de noir, clame et crie le sombre destin qui fut le sien – prédire l’avenir et ne pas être crue, connaître par avance les drames des Troyens et les voir survenir, impuissante, cantonnée dans son rôle de spectatrice trop savante pour ne pas être qualifiée de folle – âme tacite de la tragédie, conscience aphone et criante. Mis en scène par Georges Lavaudant avec une sobriété peut-être trop stylisée, sur une musique de Michael Jarrell (ensemble dirigé par Susanna Mälkki), le texte véhément de Christa Wolf que déclame la puissante Astrid Bas dans une diction rythmée, soucieuse et insistante, reconstitue l’enfance de la prophétesse, et les cruelles heures qui précédèrent la Guerre de Troie, et le cauchemar de cette même Guerre. Tout avait beau avoir déjà eu lieu pour Cassandre, dans ses tourments visionnaires, tout n’en aurait pas moins lieu. Face à quoi, Cassandre se tient, ici, excédée, statique et violente – elle que l’on imaginait pourtant faible, à jamais fragilisée, tristement lucide, jusque dans son amour. Elle qui, au cœur des catastrophes troyennes, fait figure de blanche innocente, tremblotante et compatissante, on lui prête ici une grave furie, plutôt digne de Médée, une furie de battante, d’héroïne : la douce beauté de Cassandre ne tient-elle pourtant pas justement à sa distance, dramatique, divine, à sa volonté pure et vaine d’éviter le déchaînement des furies ?
16:48 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cassandre, michael jarrell, christa wolf, georges lavaudant, nuits de fourvière, nicolas cavaillès
16.06.2009
Sous-bois contre la morbidité
La Maladie de la famille M
Fausto Paravidino
Mise en scène de Radu Afrim
Théâtre de l’Odéon
Du 11 au 21 juin 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Porté par le grand succès que rencontre à travers l’Europe (et après Avignon 2008) sa mise en scène de Mansarde à Paris avec vue sur la mort (de Matéi Visniec), Radu Afrim, petit prodige de la scène théâtrale roumaine, débarque à l’Odéon pour La Maladie de la famille M, pièce du jeune écrivain italien Fausto Paravidino. Trois enfants, deux filles et un fils, que leur mère a laissés avec un père tout sale et tout gaga, trois jeunes en mal d’amour et de mesure, pour une tragédie morbide moderne sans, hélas, grand relief. Quoique les comédiens jouant les enfants soient excellents (Claudia Ieremia, Malina Manovici, Eugen Jebeleanu), et malgré toute l’inventivité, malgré tout le dynamisme qui caractérisent Radu Afrim (et notamment son goût pour le mouvement permanent, comme pour la danse), on peine à trouver au texte une unité et une nécessité réelles. Reste que ce spectacle pallie l’absence d’originalité de son sujet en proposant un décor (dû à Velica Panduru) d’une rare beauté, dont on ne saurait se lasser – de multiples arbustes sans feuilles dans une maison à l’abandon, comme une forêt pourvue d’une cuisine, d’un lit, d’une baignoire, maison sauvage et forêt vieilllie, finissante, dans l’orange-feu d’un automne psychique.
04:13 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fausto paravidino, radu afrim, théâtre de l'odéon, nicolas cavaillès
10.06.2009
Rater tout, et même quelque chose de plus que tout
Faust
Goethe
Mise en scène d’Eimuntas Nekrosius
Théâtre de l’Odéon – Ateliers Berthier
Du 27 mai au 6 juin 2009
(par Nicolas Cavaillès)
L’immense solitude de Faust et son immense échec, qui toujours va s’aggravant, tel semble être le sujet de l’impressionnante adaptation du chef-d’œuvre de Goethe (Faust I, en l’occurrence) par le metteur en scène lituanien Eimuntas Nekrosius, qui promène son spectacle de ténèbres et de visions à travers l’Europe depuis maintenant plusieurs années. À l’excellente scénographie, à la simplicité et à la pertinence des effets trouvés pour illustrer un drame sans âge, s’ajoute le sombre charisme du comédien principal, Vladas Bagdonas, jouant Faust : ce spectacle marque l’esprit et y imprime son atmosphère oxymorique, souterraine et éthérée, d’une rare intensité dramatique.
04:15 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : faust, goethe, eimuntas nekrosius, théâtre de l'odéon, nicolas cavaillès
05.06.2009
Pandore chez les Gaulois
Nina, c’est autre chose
Michel Vinaver
Mise en scène de Guillaume Lévêque
Théâtre de la Colline, Paris
Du 28 mai au 27 juin 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Par rapport à deux frères vieux garçons endigués dans une vie monotone, Nina, fraîche et dynamique au diable, c’est tout autre chose ; aussi, quand celle-ci débarque chez ceux-là et qu’elle met les pieds dans le plat de rôti de veau aux épinards du mercredi, cette confrontation radicale entre les forces féminines de la vie et les raideurs viriles de la conservation promet de violentes étincelles. Écrite dans les années 1970 par l’écrivain-PDG Michel Vinaver, Nina, c’est autre chose ravit par sa légèreté de ton et par l’originalité du développement qui est fait à partir d’une idée de base plus classique (le ménage à trois) ; car l’irruption haute en couleurs de Nina, qui n’hésite pas à d’emblée affirmer sa différence et son indépendance, c’est aussi celle de la femme dans une société française engourdie, et celle de la modernité simili-américaine dans le monde du travail : sortez vos syndicats, voilà Nina.
09:44 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michel vinaver, guillaume lévêque, théâtre de la colline, vie de l'entreprise, ménage à trois, nicolas cavaillès
02.06.2009
L'Einsamkeit du directeur de théâtre
Claus Peymann (triptyque)
Thomas Bernhard
Mise en scène d’Yves Charreton
Avec Stéphane Bernard, Yves Charreton et Edwige Morf
Théâtre des Ateliers, Lyon
Du 26 mai au 5 juin 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Le triptyque Claus Peymann, c’est une comédie en trois saynètes aux titres explicites : Claus Peymann quitte Bochum et va à Vienne comme directeur du Burgtheater, Claus Peymann s’achète un pantalon et va déjeuner avec moi, et Claus Peymann et Hermann Beil sur la Sulzwiese – titres pince-sans-rire qui disent déjà l’ironie lasse et potache des textes que Thomas Bernhard a puisés dans l’expérience autrichienne de son ami allemand Claus Peymann (désormais directeur du Berliner Ensemble, Peymann est par ailleurs attendu à Fourvière cet été). Que ceux qui aiment la misanthropie de Bernhard se réjouissent, il a ici trouvé pire que l’homme : l’Autrichien, et pire encore que l’Autrichien, l’homme de théâtre autrichien… La taloche est un peu systématique, mais encore ravigotante.
17:42 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thomas bernhard, claus peymann, yves charreton, théâtre des ateliers, nicolas cavaillès
24.04.2009
Simpleticité
François d’Assise
D’après Joseph Delteil
Mise en scène d’Adel Hakim
Avec Robert Bouvier
Théâtre des Ateliers, Lyon
Du 21 au 26 avril 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Fort d’un texte à la beauté sonore et suggestive, presque comique, dû au marginal Joseph Delteil (1894-1978), Adel Hakim met en scène Robert Bouvier, campant seul dans la terre informelle un François d’Assise sensuel et gentillet, terrestre et chaleureux, efféminé et réjoui, simplet initiant une révolution de la simplicité chrétienne. Malgré toute sa fameuse et jolie sensibilité aviaire, est-on obligé de concevoir le père des Franciscains comme un homme aussi guilleret, profondément naïf et gourmand ?
10:05 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois d'assise, joseph delteil, adel hakim, théâtre des ateliers, nicolas cavaillès
20.04.2009
Hippolyte emporté par le monstre
La Troade / Hippolyte
Robert Garnier
Mise en scène par Christian Schiaretti
ENSATT, Promotion 68
Du 11 au 23 avril 2009
(par Nicolas Cavaillès)
Épreuve de scansion, d’hypotypose et d’hybris pour la 68ème promotion de l’E.N.S.A.T.T., avec les deux tragédies de Robert Garnier (1545-1590) La Troade et Hippolyte, que met en scène Christian Schiaretti, assisté de Mohamed Brikat. Traduisant les drames antiques dans un seizième siècle des extrêmes, provoquant dans le décor d’une Renaissance des plus angéliques les élans baroques les plus furieux, le spectacle relève sans manières ni condescendance le défi d’une langue sur-datée, farouchement expressive, au service de sentiments dépassant toute mesure, et le tout s’avère d’un dynamisme abyssal.
01:41 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert garnier, sénèque, tragédie, phèdre, troyennes, christian schiaretti, ensatt, nicolas cavaillès
12.04.2009
That other 70' show
Jerk
Dennis Cooper
Mise en scène de Gisèle Vienne
Avec Jonathan Capdevielle
Théâtre de la Bastille
Du 7 au 15 avril 2009 (et en tournée)
(par Nicolas Cavaillès)
Les drames d’adolescents sanglants ont hélas le vent en poupe ; on remonte ici à l’un des pionniers du genre, un certain monsieur Dean Corll, qui tua et fit s’entretuer une vingtaine de jeunes Texans des années 1970. Avec marionnettes, fanzine et bruits de bouche explicites, Jerk met en scène l’ultime orgie de ce tueur en série et de ces deux petits acolytes. Spectacle pas tout public du tout, d’autant plus qu’il est réussi : si l’on n’a pas pris l’habitude de rire du gore, ce psychodrame ludique monté par Gisèle Vienne devient vite insupportable.
09:00 Ecrit par Nicolas Cavaillès dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meurtre, folie, adolescence, dennis cooper, gisèle vienne, théâtre de la bastille, nicolas cavaillès






































