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vieillesse

  • Retour aux sources taries

    medium_Cerisaie.2.jpgLa Cerisaie
    Anton Tchekhov

    Mise en scène d’Alain Françon
    Théâtre de la Colline
    Du 17 mars au 10 mai 2009

    (par Nicolas Cavaillès)


    Pour monter la dernière grande pièce de Tchekhov, l’un de ses dramaturges fétiches, Alain Françon retourne à sa toute première mise en scène (le légendaire premier spectacle du Théâtre d’Art de Stanislavski, en 1904), et, photographies d’époque et cahier de régie à l’appui, il déroule à la lisière du remake une Cerisaie aujourd’hui classiquissime, pour ne pas dire anachronique, datée, qui n’ennuie pas, sans surprendre non plus, ni vraiment faire honneur au texte de Tchekhov, lequel, durant les cent années qui le séparent de sa création, eut bien des occasions de montrer ses innombrables potentialités.

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  • Savourer sa vie

    jtiano3.jpgL’enchanteur et illustrissime gâteau café-café d’Irina Sasson

    Joëlle Tiano

    Intervista, collection Les mues, 2007

     

    (par Myriam Gallot)

      

    « Pour un gâteau de huit convives compter trois paquets de Thé Brun, 125 grammes de beurre fin, de Normandie de préférence, sept cuillères à bouche de sucre en poudre et un sachet de sucre vanillé ou une pointe à couteau des graines d’une gousse fendue en deux… »

     

    Ainsi commence la recette aux contours de laquelle s’écrit la destinée d’Irina Sasson, la clé de voûte d’une existence et d’un roman au ton aussi enchanteur – à défaut d’être illustrissime - que le mythique gâteau café-café. Entre la pâtisserie et la vie, pas de frontière car c’est parfois en cuisine que se dessinent les arcanes d’une psyché féminine, à l’écart des bruits du vaste monde. Les mots de la recette, désuets et envoûtants comme le gâteau d’Irina, récités dans toutes les langues de son histoire, rythment sa mémoire comme une litanie et la bercent au crépuscule de sa vie.

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