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thomas bernhard

  • L'Einsamkeit du directeur de théâtre

    peymann2_1.jpgClaus Peymann (triptyque)
    Thomas Bernhard
    Mise en scène d’Yves Charreton
    Avec Stéphane Bernard, Yves Charreton et Edwige Morf
    Théâtre des Ateliers, Lyon
    Du 26 mai au 5 juin 2009

    (par Nicolas Cavaillès)

    Le triptyque
    Claus Peymann, c’est une comédie en trois saynètes aux titres explicites : Claus Peymann quitte Bochum et va à Vienne comme directeur du Burgtheater, Claus Peymann s’achète un pantalon et va déjeuner avec moi, et Claus Peymann et Hermann Beil sur la Sulzwiese – titres pince-sans-rire qui disent déjà l’ironie lasse et potache des textes que Thomas Bernhard a puisés dans l’expérience autrichienne de son ami allemand Claus Peymann (désormais directeur du Berliner Ensemble, Peymann est par ailleurs attendu à Fourvière cet été). Que ceux qui aiment la misanthropie de Bernhard se réjouissent, il a ici trouvé pire que l’homme : l’Autrichien, et pire encore que l’Autrichien, l’homme de théâtre autrichien… La taloche est un peu systématique, mais encore ravigotante.

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  • Piccoli et son ombre

    83_2_081412.jpgMinetti
    Thomas Bernhard
    Mise en scène d’André Engel
    T.N.P. (Studio 24), Villeurbanne
    Du 18 au 28 mars 2008

    (par Nicolas Cavaillès)


    Monsieur Michel Piccoli fait l’unanimité en Minetti, vieux comédien radotant son obsession pour le roi Lear et les aléas de son sort (élevé aux nues par le public et par la critique, il fut ensuite chassé comme un malpropre, et renonça trente ans durant au théâtre). Mais l’impeccable prouesse de l’acteur, monologuant avec brio pendant près de deux heures, et la mise en abîme inévitablement suggérée (puisque Piccoli joua Lear en 2006, déjà sous la direction d’André Engel), détournent quelque peu l’attention d’un élément moins enthousiasmant, plus ingrat : la pièce-même de Thomas Bernhard, qui n’en aurait peut-être pas cautionné un tel usage.

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