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03/03/2009

Le Yiddish dégourdi

9782732039152.gifFilourdi le dégourdi
de Mani Leib et El Lissitsky,
Traduction de Françoise Morvan
Sorbier, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Intitulé dans sa version originale, Yingl Tsingl khvat (gamin à la langue bien pendue et dégourdi), ce poème yiddish a été publié pour la première fois à New York en 1914, puis réédité à Kiev avec les illustrations de El Lissitsky, qui s’engagea par la suite aux côtés de Malévitch.
Histoire bondissante et surprenante d’un enfant qui rêve de neige, elle est proposée ici dans un bel objet à l’esthétique très soignée. L’album se lit "à l'envers", c'est-à-dire de la dernière à la première page, chaque page de droite présentant la traduction du texte original dans une typographie intéressante. Le texte en yiddish s’inscrit à gauche, à l’intérieur des gravures en noir et blanc d’El Lissitsky qui évoquent le trait de Chagall (à moins que ce ne soit Chagall qui… puisque le dessinateur a collaboré avec lui après avoir développé un travail inspiré par les fresques des synagogues).
Une belle réédition, qui propose en postface des clefs pour resituer le livre.

05/02/2009

Camomille pour dormir d'ennui

camomille.jpgLa Sorcière Camomille et les trois petites sœurs au pays des contes
De Rozer Capdevilla (illustration ?)

Le Sorbier, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Cet album donne un nom d’illustratrice et pas de nom d’auteur. On peut supposer que Rozer Capdevilla préfère se contenter de cette fonction et tient peu à la première qui ne viendrait qu’en commentaire des images ? De fait, le texte est extrêmement faible, de même que l’argument : les trois sœurs sont plongées chaque soir dans un nouveau conte (Cendrillon, Blanche-Neige, Le Petit Poucet, etc.) et dans chaque histoire la sorcière tente de régler définitivement leur sort. Mais, grâce à leur vivacité, leur imagination, etc, elles s’en sortent toujours. Un album parfaitement inutile qui utilise une veine commerciale éculée.