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11/06/2009

OVNI littéraire!

Le_testament_de_Stone.jpgLe Testament de Stone
Par Celia Rees

Seuil, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Rarement la lecture d’un roman classé « jeunesse » aura été aussi surprenante pour moi.
Tout d’abord, l’histoire, après un prologue assez déconcertant, commence de façon lisible, intéressante même, avec l’aventure de Zillah, évadée d’un genre d’affaire du Temple solaire et poursuivie par un genre de moine fou (l’Avocat). Ca décroche avec une organisation en chapitres qui changent de points de vue et portent sur des intrigues qui ont un rapport lâche ou inexistant a priori avec Zillah. Parfois c’est celui de l’Avocat, parfois celui d’un garçon des rues et son ami clochard, puis avec Adam, un jeune homme hospitalisé au même endroit que le clochard (qui se révèle être son père, disparu depuis toujours). On change de niveau avec la lecture des lettres de Stone et de ses divers correspondants, écrites au début du XXe siècle et pleine de choses bizarres. Stone a pour prénom Brice Ambrose – les amateurs auront reconnu Ambrose Bierce, l’auteur du Dictionnaire du diable, c’est normal. Zillah et l’Avocat refond de temps en temps surface, on se dit c’est un peu compliqué, on se demande si on suit bien, si on a tout compris, on sait que non. Vous me suivez ?

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20/03/2009

Rehab

tout ira bien.jpgTout ira bien
Kéthévane Dawrichewy
L’école des loisirs, 2008

(Par Caroline Scandale)

Abel a 17 ans et vient d’être interné à l’Arche, un institut de désintoxication pour jeunes personnes en perdition. Le manque lui broie les entrailles, il lui faut sa dose. Sauf qu’ici il n’aura plus rien. Le sevrage est long et douloureux. Il doit réapprendre à vivre sans cette obsession, redécouvrir les petits plaisirs simples de la vie. Abel convoque le passé qui l’a mené jusqu’ici. Sur quelle faille s’est-il construit ? Certainement celle du père dont il ne sait rien. L’hypersensibilité qui en découle le rend si écorché qu’une fois lié d’amitié il ne l’est pas à moitié. Il pense à la grâce de Lou et à ses rêves de danseuse. Et puis il pense à Antoine son modèle masculin, l’ami miroir-déformant, celui qui lui a fait découvrir le bonheur artificiel.

Son histoire est banale, celle d’une dépendance qui se fonde sur un manque qui la précède. Pour combler désespérément ce vide, Abel cherche à éprouver des sensations fortes, histoire de se sentir vivant un instant, le temps d’un fixe, quel qu’en soit le prix, quitte à en crever… « La vie est trop nue pour qu’il s’en contente ».

Malgré son thème difficile, ce roman incisif est emprunt d’une grande sensibilité et de poésie. L’évocation de la drogue y est faite en évitant les écueils habituels. Ici la descente aux enfers et la rédemption ne sont que prétextes à se souvenir de l’enfance et de l’adolescence encore bien proches.  

En 2004, Tout ira bien est d’abord sorti aux éditions Arléa en littérature générale. Il y connait un joli succès auprés de lecteurs de tous âges. Puis en 2008 il est republié dans la collection Medium de L’école des loisirs. Il touche ainsi un public jeune plus large. L’auteure confirme de cette manière que la frontière entre romans pour adultes et ceux pour adolescents est imperceptible, voir inexistante.

 http://www.ecoledesloisirs.fr/index1.htm

26/02/2009

Fait divers

julie telle que.jpg

Julie telle que
Nadia Xerri-L.
Actes Sud Junior, 2008

(Par Caroline Scandale)

La collection « D’une seule voix » chez Actes Sud Junior rassemble des monologues d’adolescents aux thèmes très forts. Entre émotions secrètes et révoltes partagées, elle propose aux jeunes adultes une approche de la littérature par l’oralité, d’ailleurs les gros caractères qui égrènent le texte sont spécialement pensés pour faciliter la lecture à haute voix.
Dans Julie telle que, l’auteure fait entendre la voix de Julie dans les minutes qui précèdent le procès d’Alex son grand frère. Un an auparavant, sous l’effet de l’alcool, il aurait tué un homme à la sortie d’un bar. L’arme du crime, un couteau à cran d’arrêt, s’est volatilisée et
Alex ne semble pas se souvenir de ce qui s’est passé cette nuit-là. 

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20/02/2009

Jules Blyton

9782259208970R1.gifLes Cryptides. A la poursuite du Kraken, t. 1
De Alexandre Moix

Plon jeunesse, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Il y a un peu du Jules Verne dans ce premier volume d’une série : un savant (fou ?), des jeunes gens avides de savoirs (d’ailleurs l’un d’eux lit L’ïle mystérieuse), des phénomènes naturels étranges et monstrueux mais si grandioses qu’on s’y attache. Il y a aussi un peu du Club des cinq : la bande de cousins embarqués dans l’aventure mène l’enquête malgré les adultes et fait mieux que toutes les polices et services secrets réunis. La vraisemblance psychologique ou matérielle est très peu le souci de l’auteur. Et il y a même un animal embarqué.
De l’ambiance (ah ! la Norvège l’hiver, la nuit du Nord…), du gothique, de belles descriptions, cela ne manque pas de charme, même si on préfère l'un des versants (Jules) à l'autre et si cette alternance bizarre donne un peu le mal de mer.

Des amis impossibles

vdayre.jpgTes petits camarades
Valérie Dayre

Thierry Magnier (petite poche), 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Tout petit roman, et pourtant grand sujet. L’enfant est nouveau dans le quartier, dans l’école : solitude, aggravée par un physique peu avenant. Tout cela empire au moment de son anniversaire car sa mère n’accepte pas la situation et veut absolument qu’il invite « des petits camarades ». Stratagème malheureux de l’enfant pour attirer ceux qui ne le cherchaient pas, mais fin heureuse car il trouve au bout du compte ceux qu’il n’avait pas su chercher. Beaucoup d’implicite, un petit mystère, et de la chaleur humaine.

16/02/2009

Sauce Potter

84626100243960M.gifAbracadagascar
Ménéas Marphil

Au Diable Vauvert, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Un jeune orphelin découvre qu’il est un sorcier, qu’il doit aller dans une école pour parfaire ses dons (immenses bien sûr) au plus vite afin de sauver le monde… Cela a beau se passer dans un cadre un peu différent, on se lasse vite de voir toujours cette même histoire resservie à différentes sauces. On est encore plus las quand on voit que là aussi le jeune sorcier est aussi immédiatement pourvu d’un gros compte en banque mais qu’à la différence de Harry Potter cela lui donne droit (à quoi rêvent les enfants) à une carte de crédit. Et quand les stéréotypes sexistes s’affirment avec une telle franchise, on se demande quelle œuvre est en avance sur l’autre et, répondant à cette question, on se demande si ce livre est utile à quelque chose.

09/02/2009

Petit thriller adolescent

vendeur cauchemars.jpgVendeur de cauchemars

André Benchetrit

Le Rouergue, collection « DoAdo noir », 2008

à partir de 12 ans

 

(par Myriam Gallot)

 

Dans la famille « roman noir pour ado », je demande le fils et la fille. Leurs parents flambeurs ont quelques ennuis avec les huissiers. La fille est victime de visions : un insupportable nain roi de pique lui apparaît et dialogue avec elle. Le fils s’occupe de sa petite sœur tout en révisant ses cours, pendant que les parents sont au travail pour tenter d’éponger leurs dettes. C’est alors qu’apparaît un géant psychopathe déguisé en représentant de commerce au sourire tout droit sorti d’une émission de variétés. Sa marotte est de s’immiscer chez les gens et de les effrayer avant de les assassiner sauvagement.

Vendeur de cauchemars est un petit thriller en huis-clos balançant entre réalisme et fantastique, épouvante et comique de situation. La fin est heureuse, très heureuse - trop heureuse ? Sans doute qu’à rebours de tout ce qui précède, André Benchetrit a voulu conférer à son roman des vertus éducatives en rappelant aux jeunes qu’ils peuvent avoir confiance en les adultes. Y croiront-ils vraiment ?

 

http://www.lerouergue.com/

 

http://andre.benchetrit.free.fr/

25/01/2009

Parmi les Iroquois

fleur.jpgFleur des Iroquois
Marc Séassau

Collection Connexion, Les 400 coups, 2008

 

(par Jean-Pierre Tusseau)

 

Alors que Montréal n’était encore que Ville-Marie, on y faisait venir pour cinq ans, dans le cadre de la « Grande Recrue », des Français afin d’y soutenir le développement d’une véritable ville sous la responsabilité du sieur Paul Chomedey de Maisonneuve.

Parmi les arrivants de l’année 1654 figure la jeune Catherine, âgée de 13 ans, qui accompagne son père, le chirurgien Etienne Bouchard, venu oublier son veuvage dans l’aventure du Nouveau Monde.

Ils sont tout de suite plongés dans la fragilité et la pauvreté, la rudesse des conditions de vie de cette implantation qui n’a guère plus d’une dizaine d’années. Conscient de la fragilité de chacun dans de telles conditions, Etienne envisage d’établir sa fille au plus tôt, c’est-à-dire de la marier.

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12/01/2009

La transfiguration du chagrin

cygnes.jpgÀ la rencontre des cygnes
Aurélien Loncke
L’École des loisirs, coll. « Médium », 2008

(par Joannic Arnoi)

Tout commence par une sortie à découvert sous la pluie. « Je suis donc resté sous une averse l’année dernière, juste pour essayer. » Timothé vient de perdre son jumeau, Amblin, et cette singulière incursion « dans les trombes d’eau » trouve une explication : « je croyais que, si la pluie pouvait me nettoyer la tête, je n’y penserais plus trop. ». Le récit qui s’ouvre ici va osciller entre souvenirs héroïques (car Amblin était un héros à sa manière) et scènes de deuil, où l’on voit le narrateur aux prises avec la douleur muette de ses parents ou essayant de surmonter sa propre dévastation.
Cela se passe dans une ville où l’hiver prend des quartiers prolongés, bordée par une forêt opaque, avec un lac en son centre. Forêt où les jumeaux font des prouesses en sculptant la neige ou vont admirer les oiseaux migrateurs ; lac où Amblin s’obstine à patiner, année après année, voulant « glisser avec la légèreté de la libellule et la rapidité du serpent ».

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10/01/2009

Un Troie de trop

resize.php?ref=9782081210981&type=1&w=250&h=250&r=0.4&s=0.6Les Survivants de Troie
vol. 2 : La Forteresse des oracles

De Michel Honaker

Flammarion, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Le premier volume n’était pas mal ; fidélité relative à la trame de l’Enéide, mise en lumière d’Ascagne, une dose de fantastique moderne, avec un rythme soutenu, soit. Ce deuxième volume est plus gênant. On y retrouve certes habilement adaptés quelques-uns des épisodes marquants de l’épopée, notamment le combat contre Turnus avec l’infernale Alecto. Mais d’autres sont transformés inutilement ou totalement inventés (comme l’invention du supplice d’Ascagne dans le palais de Didon). Pourquoi s’inspirer de textes existants et célèbres, si c’est pour y greffer ses propres inventions et ainsi les trahir de façon bien simpliste ?

Le Tome 1

Editions Flammarion 

06/01/2009

Secrets de famille

Vermot.jpgQuelque chose à te dire
Marie-Sophie Vermot
L’École des loisirs, coll. « Médium », 2008

(par Joannic Arnoi)

Ariane, 16 ans, se rend sur l’île bretonne où vit sa grand-mère, Julia Legohen, artiste peintre renommée. Elle ne se sont jamais rencontrées : une brouille aux ressorts inconnus sépare la mère d’Ariane, Dominique, de sa propre mère. La jeune fille a pris prétexte d’une recherche scolaire pour prendre contact avec Julia. Elle a été immédiatement invitée à lui rendre visite. Le roman commence à son arrivé sur l’île de Sainte-Barbe et se clôt avec son départ. Sur place, elle fait la connaissance de la compagne de Julia, Marthe, et d’un « jeune homme » qui fut longtemps leur voisin, Nathan. Au fil de promenades avec ce dernier et d’échanges artistiques avec sa grand-mère, Ariane semble s’installer dans un décor tranquille, sans aspérités. Tout bascule dans le dernier tiers du roman, quand un orage vient aiguillonner la curiosité de la jeune fille.

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03/01/2009

Ouesterne du Nord

nord.jpgIl était une fois dans le nord
De Philip Pullman
traduit de l'anglais par Jean Esch
Gallimard Jeunesse, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

On retrouve dans ce petit volume des personnages de la fameuse trilogie de Pullman, A la croisée des mondes : Lee Scoresby, ici jeune aérostatier novice et Iorek Byrnison, l’ours en armure, jeune lui aussi, et ne portant alors qu’un casque. Le récit fait connaître les circonstances de leur rencontre dans une lutte commune au service des opprimés, contre les méchants et les pourris.
Altercations de saloon, belle inconnue à secourir, coups de winchester contre les hommes de main recrutés par les riches, combat inégal dans un entrepôt, suspens… tout cela ressemble à un western classique. Mais on retrouve un peu de l’ambiance des Royaumes du nord avec les daemons qui ajoutent une touche d’humour, et surtout le « lapin» Hester, donneur de conseil peureux qui se découvre à la fin de l’histoire lièvre arctique.
Les gravures de John Lawrence rappellent les livres d’aventure d’antan, tout comme la présentation du livre, toilé, et les fausses reproductions de documents d’ « époque » (un procédé semblable se trouvait dans J’étais un rat ! du même auteur). Un jeu de société est fourni, sous la forme d’un plateau de jeu, d’une « boussole » et de pions de papier, délicieux pastiche des jeux de l’oie qui rendent fous.

http://www.philip-pullman.com/

http://www.gallimard-jeunesse.fr/

31/12/2008

Olga, la compil

olga.jpgLe grand livre d'Olga
Geneviève Brisac, illustrations Michel Gay
L'Ecole des loisirs, 2008

(par Blandine Longre)

Excellente idée que de rassembler les douze histoires d’Olga, la jeune héroïne imaginée par Geneviève Brisac il y a déjà quelques années (en 1990, pour être exact, date de sa première apparition dans la collection Mouche) dans un seul volume grand format d’une belle épaisseur, ponctué des esquisses de Michel Gay : pas moins de 420 pages d’aventures familiales qui mettent en scène une fillette, entre candeur et lucidité, toujours prompte à s’interroger et à enquêter (sur l’existence du Père Noël, dans Le Noël d’Olga), à remettre en question l’ordre des choses, à s’inquiéter de ce qui pourrait passer pour des broutilles aux yeux des adultes (quand il s’agit d’inviter des amies qui risquent de se moquer de sa maison « nid de souris », dans Olga fait une fête), ou à se révolter face à des injustices flagrantes – comme dans Olga et les traitres (où l’arrivée d'une remplaçante terrifiante incite certains enfants à céder à la peur), Chaque histoire dévoile habilement les appréhensions, les bonheurs et les difficultés qui font grandir, à travers les expériences quotidiennes d’une petite fille volontaire et attachante, dans une famille ou la liberté d’expression prévaut.

http://www.ecoledesloisirs.fr/index1.htm

23/12/2008

Flicka en Asie

9782081210097_cm.jpgLa Route du nord
Xavier-Laurent Petit

Castor poche, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

La jeune Galshan, héroïne de 153 jours en hiver et du Col des mille larmes, du même auteur, passe l’été avec son grand père, dernier habitant d’un campement de nomades d’Asie centrale. La sècheresse et l’exode des troupeaux vers le nord, la tempête qui les surprend et les disperse, l’amour des chevaux et l’attente de la naissance du poulain qui lui sera destiné, la présence d’une jeune femme photo reporter, la mort du grand père…Tous ces événements tissent un récit très cohérent qui entrecroise sans se perdre plusieurs destins. C’est une histoire très classique et sans surprises, avec un peu de sel ethnologique et tout ce qu’il faut pour plaire aux jeunes lecteurs amateurs de grands espaces.

20/12/2008

Allô maman bobo

tesplusmacopine.jpg

T’es plus ma copine  / Mon chien est mort
Eric Englebert, Illustré par Claude K. Dubois
Grasset-Jeunesse, 2008 - A partir de 7 ans

(Caroline Scandale)

La collection Lampe de poche 7 ans et + propose la série intitulée « Les petits bobos de la vie ». Sa spécificité est de dédramatiser des situations souvent angoissantes pour les enfants. Empreints d’une grande sensibilité, ces jolis livres panseront leurs petites blessures à l'âme.

L’amitié est aussi intense qu’elle peut s’avérer douloureuse. Dans T’es plus ma copine, Sarah n’a pas envie d’aller à l’école... Elle s’est disputée avec sa meilleure amie Catherine, qui ne lui parle plus. La petite fille est de plus en plus triste et redoute d'être confrontée à l’indifférence de sa prétendue copine.

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17/12/2008

L’Afrique m’avait salement rattrapé

couv_7729.jpgSarcelles Dakar
Insa Sané
Sarbacane, collection Exprim

(par Christophe Rubin)

Il faut lire Sarcelles Dakar. La seule troisième partie, racontant le voyage en Casamance d’un jeune homme de dix-neuf ans, mérite que ce roman soit acheté et lu.
Insa Sané, slameur et comédien. D’après la liste des albums qui composent la « bande son » qui précède le texte (Erykah Badu, Bob Marley, Oxmo Puccino, Public Enemy, The Roots…), il a des oreilles. Il a aussi une vraie plume et il sait surprendre son lecteur… Ce roman de formation, qui alterne les songes prémonitoires et l’action, dénude peu à peu son héros, Djiraël, et le découvre à lui-même au fur et à mesure qu’il s’approche de l’Afrique de ses ancêtres. Au début, ce ne sont que de petites histoires de banlieue entre jeunes : amours et arnaques de débutants, avec le langage qui va avec. Tout cela semble bien superficiel, à juste titre : même le père absent – il est retourné au pays – et le malaise éprouvé par le fils semblent banals. Il s’agit dans un premier temps de dire cette banalité, en tant qu’absence de repère et de sens, dans la vie comme dans le roman.

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16/12/2008

New age et fantasy

noman.jpgNoman (Nobles guerriers, III)
de William Nicholson
traduit de l'anglais par Diane Ménard

Gallimard jeunesse, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Ce volume est le dernier de la nouvelle trilogie de William Nicholson, auteur du très inventif du Vent de feu, en trois volumes lui aussi. Moins novateur, ce cycle reste cependant intéressant et au-dessus de ce qu’on peut lire le plus souvent dans ce genre (fantasy). Ce dernier volume croise les destins des trois héros et reprend des fils tirés dès le premier volume : phrases entendues, visions, rêves, tout trouve son aboutissement et sa fin.

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11/12/2008

Smell like teen spirit

mes premières fois.jpg

Mes premières fois

Claire Loup

Plon, 2008

 

(par Caroline Scandale)

 

La production éditoriale pour « jeunes adultes » n’est pas vraiment futile… Et heureusement ! Mais parfois, il est agréable de lire une histoire légère et fruitée.

On est d’abord séduit par l’évanescente demoiselle de la couverture. D’ailleurs, au cas où le lectorat féminin n’aurait pas compris que cet ouvrage lui est destiné, sa couleur rose acidulé le lui rappelle illico. Pour autant ce roman n’appartient pas au courant de la chick-lit ou « littérature de poulette » car Claire Loup, la jeune auteure, fait preuve de qualités littéraires en signant ce premier roman.

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24/11/2008

Un baiser ou la vie

18 baisers.jpgDix-huit baisers plus un

Rachel Corenblit

Editions du Rouergue, 2008

 

(Par Caroline Scandale)

 

Pourquoi Alex, un adolescent de 17 ans, a-t-il tenté de se suicider par pendaison, dans le local à poubelles de son immeuble? A partir d’un sujet plutôt sinistre, Rachel Corenblit nous livre un roman sensible et enthousiasmant, dont le traitement littéraire n’est jamais larmoyant et se révèle même souvent drôle. Dix-sept personnages féminins dressent le portrait du jeune homme au comportement étrange. La détresse qu’il cache se dessine au fil des chapitres, dans une chronologie déconstruite, tandis que s’entrecroisent les points de vue des êtres qui ont traversé sa vie. Il en a agacé, affolé et inquiété plus d’une, mais surtout, il les a toutes embrassées… Pourquoi cette ronde des baisers ?

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17/11/2008

Romans de kimono et de sabre

445.jpgLe village du chat vampire / L’île des ogres
Lensey Namioka

(traduits de l'anglais par Nikou Tridon)
Rocher jeunesse, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Le jeune samouraï Zenta, accompagné de son ami joyeux et maladroit, Matsuzo, revient dans le village de son enfance et découvre que tous, y compris son vieux maître, vivent dans la terreur, entre des colporteurs à l’allure de brigands et un mystérieux monstre qui agresse les jeunes filles. Suspens, aventures et mystère, un roman policier honorable mais sans grande originalité, en dehors de quelques aspects du Japon du XVIe siècle qu’il fait découvrir.
L’île des ogres, qui suit ce récit tout en étant indépendant, offre le même cocktail de valeur guerrière, de charmante jeunes filles, d’amour discret, de mystère et d’exotisme, tout en étant mené par un autre personnage de ronin, moins héroïque mais plus humain.

http://www.editionsdurocher.fr/