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poisson soluble

  • Chroniques d’une vieille taupe - 4e épisode.

    tigrr.jpgMonique la taupe vous invite à découvrir quelques albums...

     

    (par Monique)

     

     

    Me revoilà !

     

    En pleine forme.

    J’vous avais prévenus que je reviendrais vous embêter après les vacances. Et me revoili me revoilou. Ça sent encore les vacances dans la maison des livres. Une petite odeur de vert. Sens un coup, vas-y donc de la reniflette, pour une fois qu’on t’autorise, et « on » c’est pas n’importe qui, c’est Monique. Alors, tu sens ?

    Tu dis ? Un parfum délicat de… bouse ? Tu… tu crois ? J’aurais enfin trouvé ?

    Raté. Encore raté ! C’est l’Arlésienne, ma taupe à la tête crottée. Voilà ce que c’était :

    Une vache dans ma chambre. Meuh non ! moi c’est une taupe, que j’ai dans ma chambre, Bernard de mon cœur. Mais tout de même, par curiosité, j’ai ouvert le livre avec sa vache de couverture à l’envers, dans l’eau, comme en apesanteur et là, c’est ma tête qui s’est mise à tourner, avec les mots, avec les vers libres, ah ! la poésie, ça nous rend la vie plus douce, tout de même. « J’aimerais être un ruminant pour manger l’herbe de ma chambre et digérer le silence de la nuit .» Et moi, Monique, qu’est-ce que j’aimerais être ? J’aimerais être… Si t’as une idée, aide-moi. Tu peux. J’aimerais être… Bidiou ! Je peux avoir un joker, appeler Bernard ? Pas tout de suite ? Je dois réfléchir un peu, avant ? J’aimerais être…

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  • J'ai un truc

    truc.jpgMoi, mon truc

    M. Lisa et D. Perret
    L’Atelier du poisson soluble / musée du Louvre, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Un titre du Poisson soluble à classer, une fois encore, parmi les inclassables et autres curiosités… D’abord, la couverture astucieuse de ce petit ouvrage souple offre la possibilité de l’envoyer tel quel par la poste ; mais on insistera davantage sur ce qu’il contient : une énumération de situations où l’on se sent en position d’infériorité, par la faute de petits détails en réalité bien anodins ; des situations qui sentent assurément le vécu et qui partent d’un postulat commun à nombre d’entre nous (« Quand je ne peux plus me voir en peinture… », d’où l’une des raisons du partenariat éditorial avec le Louvres). Les auteures nous offre une petite solution simple mais efficace pour s’accepter tel que l’on est – encore fallait-il y penser.


    http://www.poissonsoluble.com/main.html

  • Grand et petit

    hmeunier2.jpgGrand et petit
    Henri Meunier et Joanna Concejo

    L’atelier du poisson soluble, 2008

     

    (par M. Gallot)

    « Grand et petit », c’est l’histoire d’une amitié inattendue entre un petit garçon et son alter ego géant, né le même jour que lui, et dont la taille va diminuer jusqu’à disparition, à mesure que le petit garçon deviendra grand à son tour. Le récit, dont on peut faire bien des lectures symbolistes, est empreint de merveilleux et de grâce poétique, de beauté et de silences. Les dessins crayonnés sur du papier jauni, à la manière d’un vieux carnet au charme sépia, ajoutent encore en émotion et délicatesse à la mystérieuse amitié de grand et petit. Cet album, particulièrement soigné, sait convoquer d’une manière originale l’imagination et la sensibilité du jeune lecteur.

  • Dakodak

    bou3.jpgBou et les 3 Zours

    Elsa Valentin et Ilya Green

    Le Poisson soluble, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    « L’était une fois une petite Bou qui livait dans la forest avec sa maïe et son païe.
    Un jour, elle partit caminer dans la forest pour groupir des flores.
    — Petite Bou, ne t’élonge pas troppe, lui dirent sa maïe et son païe.
    — Dakodak, respondit Bou. »

    Et ainsi de suite… Bou rencontre le piaf, le scargot, la flore mini piquinote, etc. jusqu’à la casa des zours… La trame de l’histoire, on la connaît, mais la variante imaginée par Elsa Valentin et illustrée avec humour et candeur par Ilya Green est savoureuse à souhait, dans ce langage à la fois enfantin, joueur et très savant, que l’enfant lecteur décryptera sans mal, tandis que les plus grands s’amuseront à reconnaître archaïsmes, emprunts (à l’espagnol, à l’italien, à l’anglais…), à distinguer les registres de langue et à décortiquer les néologismes polysémiques (qui rappellent par instants l’imaginaire d’un Claude Ponti), comme cette chaise «confordouillette » qui « se bricassa » sous le poids de la fillette. On ne se lasse pas de citer le texte, qui se déguste mieux s’il est lu à haute voix.

    L'éditeur