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  • Vies vécues, vies rêvées

    phpThumb.jpgLa maison des temps rompus
    Pascale Quiviger

    Editions du Panama, 2008

                                

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    La « maison des temps rompus » existe-t-elle ? Son « plus-que-jardin » grouillant d’animaux, d’arbres et de plantes souriants est-il bien accroché à la réalité du bord de mer ? Adrienne Chantre, l’ancienne propriétaire qui paraît toujours occuper les lieux est-elle une vraie, bonne et vieille femme, un fantôme, une fée, une sorcière ?

    En tout cas, les temps sont vraiment rompus, dans ce récit lui aussi plein de ruptures, de retours et d’anticipations. Plutôt plusieurs récits, qui évoquent des existences féminines, celles d’Aurore et de Suzanne, de leurs filles respectives Lucie et Claire – noms lumineux voués aux promesses de bonheur et à la tragédie –, celle d’Odyssée, le bébé dramatiquement transformé en Ophélie…

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  • Les mystères de l’art et de la mort

    dlabayle.jpgRouge Majeur
    Denis Labayle
    Editions du Panama, 2008

    (par Jean-Pierre Longre)

    Pourquoi, en mai 1955, Nicolas de Staël, peintre de renom, riche et séduisant, se suicida-t-il en se jetant par la fenêtre de son atelier ? Cette mort prématurée est-elle due à des déboires sentimentaux, aux doutes de l’artiste, à un constat d’impuissance ? De cette énigme, Denis Labayle a fait un roman qui mêle fiction et exactitude historique.
    Tout commence avec un concert en hommage à Anton Webern, dont le peintre sort enthousiasmé, quasiment envoûté, à tel point qu’il projette d’en faire une toile hors du commun : « J’ai déjà peint des instruments de musique, mais là je sens naître en moi un projet fantastique : je veux peindre une impression… Oui, c’est cela, une impression musicale. Ce sera beaucoup plus ambitieux, beaucoup plus difficile ».

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  • Les forêts dans les livres

    omega.jpgOméga et l’ourse
    Guillaume Guéraud, Beatrice Alemagna, Editions Panama, 2008

    (par Madeline Roth)

    Il y a quelque part dans les livres des forêts immenses à parcourir. Il faut parfois fermer les yeux, et mettre son pas dans les pas d’un autre : ici c’est Oméga qui emmène. Le jour, Oméga rêve à l’ourse, à sa fourrure brune et à ses yeux sombres. Le soir, elle l’observe sans bouger, le front collé à la vitre. Mais lorsque le froid arrive et que les bergers rentrent les moutons, l’ourse s’approche du village le ventre vide. Elle s’approche « si près que, dans ses yeux, flottait la nuit tout entière ». Alors, « simplement », Oméga saute dans les bras de l’ourse. Leur course à travers la forêt durera des secondes, ou des semaines, jusqu’à ce que...

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  • c’était les années 70...

    1993115357.jpgMes années 70
    Claudine Desmarteau
    Panama, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Un album grand format que je recommande tout particulièrement : le dernier-né de Claudine Desmarteau, qui donne sacrément envie de (re)descendre dans la rue, de clamer « peace and love » ou d’écouter du Janis Joplin… L’impertinence salutaire et l’humour vivifiant de ce revival se goûtent sans modération et l’auteure, qui parle d’expérience, a l’habileté de mêler souvenirs personnels (sa garde-robe, ses lectures, ses goûts et ses activités, etc.) et thèmes plus vastes (libération de la femme, interdits et progrès sociaux, mode et musique, politique, etc.).

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  • Gus, un enfant d'aujourd'hui

    gus.jpgLe petit Gus
    Claudine Desmarteau
    Panama, 2008

    A partir de 9 ans

     

    (Par Catherine Gentile)

     

    Le 29 mars 1959, la première histoire du Petit Nicolas paraît dans Sud-Ouest dimanche et conquiert rapidement les faveurs du public. Aujourd’hui ce personnage et ses copains font toujours rire les enfants et les grands, malgré leur ancrage dans les années soixante, il y a donc bien longtemps …

    Le 28 août 2008, Le petit Gus (dédié à René Goscinny et à Jean-Jacques Sempé) paraît au Panama, imaginé, écrit et dessiné par Claudine Desmarteau qui fait preuve d’une belle énergie et d’une langue drôle et inventive. Espérons qu’il aura une aussi belle longévité !

     

    Gus, notre narrateur, c’est donc Gustave, « tout ça parce que les vieux prénoms moches étaient à la mode le jour où je suis né. » Il a dix ans, un père qui perd ses cheveux, une mère petite et brune, qui fait un régime, une grande sœur de 14 ans, Delphine, qui écoute Nirvana en boucle sur son i-Pod, un plus grand frère, Romain, 17 ans, qui porte des pantalons trop horribles complètement collés aux mollets, mais qui sont « style » d’après lui (prononcer « style » comme dans « ail »), trois grands-parents (parce que l’une de ses grands-mères est « dessoudée » !), et une chatte, Monica, (à cause de Monica Belluchi) qui attend des chatons. Gus va à l’école, il est en CM2 avec Arthur, Victor, Aboubakar, Romane, Sofiane, Ahmed, Rachid, Guondo, Alice, Jamila et Ryan. Pas en avance, le Ryan : 13 ans, 80 kg, qui « traverse toujours la cour de l’école comme un taureau sans regarder en dessous de lui si un humain croise sa route ».

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  • Partout la poésie

    sibran.jpgLe monde intervalle
    Anne Sibran
    Panama, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Échos de la vie quotidienne, ces chroniques résonnent comme des harmoniques. Ni roman, ni essai, ni autobiographie, mais plutôt journal des sens et de l’essentiel, Le monde intervalle dévoile des drames petits et grands, des sensations (odeurs, sons, regards, qui n’excluent ni le goût ni le toucher), des souvenirs d’enfance et de voyages, présente des scènes de bistrot métamorphosées en spectacle théâtral, propose des évocations de la nature jusque dans les recoins urbains, des frayeurs (celles de la narratrice, celles des autres), des esquisses et des portraits… Partout la poésie affleure, répondant au besoin de saisir les faits, les choses, les êtres avec délicatesse, d’appréhender aussi les secrets mêmes de l’écriture. « Ainsi peu à peu je comprends combien la « périphérie », l’épiphanie des petits événements, nourrit le cœur de l’essentiel ».

     http://www.editionsdupanama.com

  • De la fiction avant tout !

    kwak.jpgKwak – tout finit par être vrai
    Revue (semestrielle) - n°1 L’Assassinat
    Editions du Panama, 2005

     

    (par Blandine Longre)

     

    Les éditions du Panama (nées en 2005 et dirigées par Jacques Binsztok) proposent déjà un intéressant catalogue – des œuvres de fiction, des ouvrages pour la jeunesse, des essais et une revue de belle facture, graphiquement originale, destinée à paraître deux fois l’an.

     

    Ce premier numéro s’intéresse de très près à l’assassinat, au meurtre et à la fascination que la violence individuelle exerce sur l’imaginaire – quelles que soient les motivations premières des comportements décrits. Plus d’une quinzaine de nouvelles rassemblées ici abordent la thématique : nouvelles policières, de suspense, mini-polars ou drames humains, dans tous les genres et tous les styles. Une façon de (re)découvrir plusieurs voix littéraires, une grande diversité présidant naturellement à l’ensemble.

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