01.11.2008
Chroniques d’une vieille taupe - 4e épisode.
Monique la taupe vous invite à découvrir quelques albums...
(par Monique)
Me revoilà !
En pleine forme.
J’vous avais prévenus que je reviendrais vous embêter après les vacances. Et me revoili me revoilou. Ça sent encore les vacances dans la maison des livres. Une petite odeur de vert. Sens un coup, vas-y donc de la reniflette, pour une fois qu’on t’autorise, et « on » c’est pas n’importe qui, c’est Monique. Alors, tu sens ?
Tu dis ? Un parfum délicat de… bouse ? Tu… tu crois ? J’aurais enfin trouvé ?
Raté. Encore raté ! C’est l’Arlésienne, ma taupe à la tête crottée. Voilà ce que c’était :
Une vache dans ma chambre. Meuh non ! moi c’est une taupe, que j’ai dans ma chambre, Bernard de mon cœur. Mais tout de même, par curiosité, j’ai ouvert le livre avec sa vache de couverture à l’envers, dans l’eau, comme en apesanteur et là, c’est ma tête qui s’est mise à tourner, avec les mots, avec les vers libres, ah ! la poésie, ça nous rend la vie plus douce, tout de même. « J’aimerais être un ruminant pour manger l’herbe de ma chambre et digérer le silence de la nuit .» Et moi, Monique, qu’est-ce que j’aimerais être ? J’aimerais être… Si t’as une idée, aide-moi. Tu peux. J’aimerais être… Bidiou ! Je peux avoir un joker, appeler Bernard ? Pas tout de suite ? Je dois réfléchir un peu, avant ? J’aimerais être…
01:48 Publié dans Humour, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : album jeunesse, autrement, le seuil, école des loisirs, motus, poisson soluble, monique la taupe
01.07.2008
Dans les arbres
Je dors parfois dans les arbres
Paul Vincensini, illustrations Jean-Paul Galeron
Motus, 2007
(par Anne-Marie Mercier)
Plusieurs idées de la poésie sont à l’œuvre ici. Poèmes brefs presque classiques : « Le cheval / Tout en buvant l’eau du ciel / Broute un peu l’ombre de ses yeux ». Inventions langagières : « Les noiseaux mangent des noisettes / Les crapauds des pâquerettes / les chats des chalumettes / Quand il fait frais / Des chalumeaux / Quand il fait chaud ». Confidences proposant un autre regard : « Ce n’est pas l’arbre / Qui m’intéresse / Mais de voir à travers ses branches / De voir aussi un peu les branches / Peut-être ». Fantaisies d’invention, soit sur les mots, soit sur le monde, toutes belles et simples, mais pas sans profondeur.
Les illustrations au crayon sont drôles, inventives, sur un papier légèrement gaufré, gris bleu. Elles aident à voir et proposent une lecture tantôt au pied de la lettre tantôt décalée. Un très joli livre pour de beaux textes.
05:56 Publié dans Littérature jeunesse, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paul vincensini, jean-paul galeron, motus, anne-marie mercier




































