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21/04/2009

Trompe-l’œil

couvsiefener.jpgNonnes
Michael Siefener

Traduit de l’allemand par Isabelle David et Élisabeth Willenz

Le visage vert, 2008

 

(par Romain Verger) 

 

Tout en recyclant des thèmes traditionnels du fantastique (performativité de l’art, satanisme, hantise et spiritisme), Michael Siefener nous plonge dans un univers envoûtant et déroutant, d’une implacable efficacité. Dans un récit à emboîtements multiples, l’auteur tend un miroir à l’écrivain, scrute les processus menant à la création romanesque, ses motivations et implications. Qu’emprunte celle-ci au réel ? S’en évade-t-elle ou au contraire, le dévoile-t-elle d’autant mieux qu’elle l’aborde par le détour de la fiction ? Dans Nonnes, l’imagination qui apparaît de prime abord comme le dérivatif d’un homme englué dans son insipide vie quotidienne, devient son plus redoutable révélateur. L’écriture s’apparente à un acte thérapeutique, analytique même, et qui une fois enclenché, tourne à l’obsession et débouche sur une effroyable reconnaissance : blessures oubliées et traumatismes ensevelis de l’enfance.

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