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luce wilquin

  • Petite mort contre moment de vie intense

    dsegalen3.jpgAu poisson qui fume
    Dominique Segalen

    Ed. Luce Wilquin, 2007

     

    (par Caroline Scandale)

     

    Louise Anne, petit garçon castré, intègre très tôt sa différence. Considérée par ses parents comme un objet rebutant, elle intériorise le fait d’être « un vilain bouton de fièvre sur le visage familial. » Elle pousse tordue, bancale, envers et contre tout. Systématiquement rejetée par ceux qui devraient l’aimer par-dessus tout, elle se construit une image d’elle-même dévalorisée. Elle est le « déshonneur familial et [la] monstruosité perverse. » Dans ce désert affectif, elle bénéficie heureusement du froid soutien muet des cadavres de sa maison de croques-morts.

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  • Esthétique de l'énigme

    yveswellens3.gifIncisions locales
    Yves Wellens
    Editions Luce Wilquin, 2002

    (par Jean-Pierre Longre)

    Yves Wellens a publié trois ouvrages : Le cas de figure (Didier Devillez, Bruxelles, 1995), Contes des jours d'imagination (Didier Devillez, Bruxelles, 1996) et Incisions locales. Tous trois ont en commun d'être composés de récits divers, particulièrement brefs dans Le cas de figure, plus étoffés dans les deux autres recueils. Nouvelles ? Contes ? Fables ? Tous trois ont aussi en commun d'appartenir à un genre difficilement identifiable, mais en outre et surtout d'entretenir avec la réalité des rapports d'autant plus intéressants qu'ils sont complexes et indéfinissables. Si dans Le cas de figure, le fait divers journalistique, le témoignage de seconde (ou de troisième) main, le rapport apparemment froid et distancié d'événements étonnants établissent une relation à la fois décalée et fascinante entre le lecteur et la matière narrative, dans Contes des jours d'imagination, les récits prennent une ampleur et une coloration qui tournent plus volontiers à l'apologue insolite, à la limite du fantastique.

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