12.05.2008
Un langage et plus encore
Images à mi-mot
Pierre Fresnault-Deruelle
Les Impressions nouvelles, 2008
(par Jean-Pierre Longre)
Comme toute création, la bande dessinée et le dessin d’humour cachent et dévoilent, dans un mouvement de va-et-vient entre expression et impression, entre image et verbe. D’emblée la question s’impose : « Dessine-t-on pour raconter ou l’inverse ? ». Pierre Fresnault-Deruelle, éminent spécialiste (voir ses nombreux ouvrages sur la bande dessinée, la peinture, l’image, Hergé…), y répond d’une manière subtile en suivant ses propres préceptes : « Lire une image n’est pas la « décortiquer », c’est, sans la détourner de sa fonction, permettre à l’œil de faire jouer aussi le système qui la sous-tend » et, à partir de là, « accompagner les images d’un double langage ».
Sans pédantisme mais avec précision, l’auteur articule son propos autour de deux types de formes, les « formes longues » (bandes dessinées) et les « formes courtes » (dessins d’humour »). Et toujours, de l’introduction à la conclusion incluses, ce propos s’appuie sur des exemples concrets, accessibles à tous, analysés soit dans le détail d’une planche ou d’une vignette, soit dans la continuité d’un album.
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04.04.2008
Where is my mind ?
Les enfants sans têtes
Antoine Bouvier
Les impressions Nouvelles, 2008
(par B. Longre)
Le titre fait référence à la chanson des Pixies (Where is my mind ?) que chantent les cinq personnages autour d’un feu, une nuit d’été. Cinq jeunes gens, garçons et filles, qui s’interrogent sur leur existence, sur l’amour physique et les sentiments qui vont ou non avec, se cherchent – se trouvent ou se perdent – à l’âge frontière de tous les possibles, quand on croit encore que rien n’est déterminé. Le trait fluide et souple d’Antoine Bouvier épouse harmonieusement la fragilité des sensations et des pulsions, les questionnements sans réponses, entre vie en groupe, aspirations à la solitude et tentation d’être à deux. Un joli roman graphique, un brin mélancolique, qui plaira tout autant aux adolescents d’aujourd’hui qu’à ceux d’antan.
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