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les 400 coups

  • Roland Fuentès : « je n’ai qu’un seul rêve : raconter des histoires »

    rfuentes.jpg(Par Myriam Gallot)

    Roland Fuentès a une actualité littéraire chargée. Remarqué l’an dernier, son excellent Tonton zéro a été suivi de plusieurs romans jeunesse : Les voleurs de vent, Tics olympiques) et adulte (Le mur et l’arpenteur). Entretien avec un auteur polygraphe à l’imaginaire puissant.

     

    Vous êtes né à Oran, et avez grandi en Algérie : que reste-t-il de cette enfance dans votre imaginaire et votre écriture ?

    Mon enfance à Oran, et les liens qui m’unissent aujourd’hui encore à l’Algérie, conditionnent ma façon de voir le monde. De façon plus ou moins consciente, certaines impressions accumulées là-bas, dans l’enfance ou lors de plus récents séjours, influencent mon écriture. Je pense notamment aux ambiances, à l’évocation de certaines sensations, et aussi de certains personnages.

    L’imaginaire, justement est très présent dans vos textes. Est-ce un parti-pris d’éviter souvent le strict réalisme ?

    C’est vrai, je suis plutôt porté sur l’imaginaire. Avoir vécu à différents endroits, et cotoyé des gens très différents, m’a habitué à la diversité du monde, et des possibles. A maintenir toujours en alerte cette petite veilleuse qui nous dit : « Et si les choses étaient autrement… » et si… C’est pourquoi je suis très attiré par l’insolite, l’étrange ou le cocasse, ainsi qu’on les rencontre chez Kafka, Buzzati, Calvino. J’aime ce qui permet de prendre du recul, de remettre en question certaines évidences. Ceci dit, je ne m’interdis aucune direction, pas même celle du réalisme… L’échange, malgré quelques passages loufoques, est un roman réaliste. Tics olympiques aussi.

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  • Parmi les Iroquois

    fleur.jpgFleur des Iroquois
    Marc Séassau

    Collection Connexion, Les 400 coups, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

     

    Alors que Montréal n’était encore que Ville-Marie, on y faisait venir pour cinq ans, dans le cadre de la « Grande Recrue », des Français afin d’y soutenir le développement d’une véritable ville sous la responsabilité du sieur Paul Chomedey de Maisonneuve.

    Parmi les arrivants de l’année 1654 figure la jeune Catherine, âgée de 13 ans, qui accompagne son père, le chirurgien Etienne Bouchard, venu oublier son veuvage dans l’aventure du Nouveau Monde.

    Ils sont tout de suite plongés dans la fragilité et la pauvreté, la rudesse des conditions de vie de cette implantation qui n’a guère plus d’une dizaine d’années. Conscient de la fragilité de chacun dans de telles conditions, Etienne envisage d’établir sa fille au plus tôt, c’est-à-dire de la marier.

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  • Andersen rhabillé

    millyard.jpgLes Habits presque neufs de l’empereur
    De Anne Millyard, illustré par Josée Brisaillon

    Les 400 coups, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)

    Cet album souple aux couleurs chaudes reprend la célèbre histoire d’Andersen, en modifiant la fin : l’empereur fait endosser ses habits fictifs à ses ministres flatteurs qui défilent rouges de honte tandis qu’il se fait acclamer par son peuple, vêtu en Père Noël. Même si l’expérience a appris à l’empereur qu’il devait cesser de délaisser sa charge pour des occupations futiles, il n’est pas sûr que le message politique reste intact dans cette transformation. Le malaise de voir le roi nu disparaît, et le scandale avec, certes, mais ne fallait-il pas qu’il y ait malaise pour que le conte perdure jusqu’à nous dans toute sa force ?
    L’histoire est cependant fort bien racontée dans cette adaptation, avec beaucoup d’implicite jusqu’à la surprise finale, qui est bien préparée. Les illustrations qui mêlent des motifs imprimés découpés en bandes ou en forme de vêtements (rayures, pois, carreaux, motifs floraux…), les petits habits posés ça et là en attente d’un corps comme ceux des planches en carton à découper d’autrefois, les corps déformés et les regards ébahis donnent une belle atmosphère à l’ensemble.

    http://www.editions400coups.ca/

  • La part manquante

    calouan.jpgCe héros n’est pas mon père

    Calouan

    Les 400 coups, collection Connexion, 2008

     

    (par Caroline Scandale)

     

    Ce livre est l’histoire d’une absence, celle du père. Caroline, jeune adolescente, n’a jamais connu ce dernier. Il les a abandonnées lorsqu’elle était bébé. Ce manque perturbe terriblement son existence au point qu’elle doute constamment d’elle. Préférant cacher la vérité à ses camarades plutôt que de leur faire pitié, elle s’invente un père héroïque trop occupé à sauver le monde pour l’élever. Le mensonge se transforme en déni, sorte de carapace de protection contre le désespoir…

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