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le sorbier

  • Impossible justice

    9782732039275.gifLe Mauvais Juge
    Blaise Cendrars, Illustré par Merlin

    Le Sorbier, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)

    Cette histoire fait partie des célèbres Petits Contes nègres pour les enfants des blancs de Cendrars et mêle récit étiologique et fable moderne. Pourquoi le chien déteste-t-il le chat ? Pourquoi le feu brûle-t-il le bois, est éteint par l’eau, qui est bue par l’éléphant, qui est piqué par la fourmi et surtout pourquoi le babouin marche-t-il de biais ? Pourquoi le destin de l’homme est-il de toujours travailler, de souffrir pourtant de la faim et de subir les injustices ?
    Le tailleur, représentant de l’humanité, en appelle à la justice, incarnée par le Babouin, une justice paresseuse et qui se soucie plus des châtiments à infliger aux éventuels coupables que des victimes. La complexité du cas avec  des responsabilités en chaîne (l’homme accuse la souris qui accuse le chat, qui accuse le chien…) sont mises en valeur par les illustrations de Merlin avec de beaux effets colorés de pastel gras sur des fonds beiges moins bruts qu’ils n’en ont l’air.

  • Yes, she can

    mama miti.jpgMama Miti la mère des arbres

    De Claire A. Nivola

    Le Sorbier (collection « les ethniques »), 2008

    à partir de 7 ans

     

    (par Myriam Gallot)

      

    Au Kenya, Wangari Maathai est surnommée « Mama Miti », « la mère des arbres » en swahili. Cet album biographique traduit de l’américain retrace à l’aquarelle son parcours, jusqu’au prix nobel de la paix, qu'elle reçut en 2004.

    L’œuvre de Mama Miti ? Avoir su réagir à la déforestation massive de son pays, suite à la mise en place de monocultures en remplacement des cultures vivrières traditionnelles, et à ses dramatiques conséquences écologiques et humaines.

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  • A travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw

    dcytryn.jpgL’enfant et le buffle

    Muriel Carminati et Daniela Cytryn

    Le Sorbier, coll. « Les Ethniques », en partenariat avec Amnesty International, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Après une collaboration avec Jocelyne Sauvard pour Aïssata et Tatihou, Daniela Cytryn illustre avec un même soin un nouvel album aux éditions du Sorbier, dans une collection qui prône l’ouverture sur le monde en proposant des récits qui sensibilisent le lecteur à des situations ou des événements qui ne lui sont pas toujours familiers. Un pays africain en guerre pour Aïssata et Tatihou, la Birmanie pour Cet Enfant et le buffle, un pays où il ne fait pas bon vivre si l’on tient compte du mépris des dirigeants pour la population qu’ils maltraitent, emprisonnent ou laissent mourir. La Birmanie, que l’on découvre à travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw, jeune garçon très attaché au buffle que son père a pourtant décidé de vendre. Il s’enfuit, part à la recherche de l’animal et revient bredouille pour trouver son village vidé de ses habitants, «réquisitionnés» pour construire une route. Au-delà de la difficulté de vivre sous un régime dictatorial évoquée ici, une certaine plénitude préside malgré tout à l’ensemble, peut-être discernable dans l’attitude résignée des adultes, que l’auteure ne se permet pas de juger, et dans la beauté des images.

     

    Daniela Cytryn

     

    Amnesty International