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le rouergue

  • Philosophie en noir et blanc

    9782841569632.jpgLe Maître de tout
    De Bart Moeyaert et Katrien Matthys
    Le Rouergue, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)

    Un chien attaché attend son maître qui ne vient pas. Un chat, perplexe, le regarde, lui parle, guette ses pleurs et gémissements, questionne sur ce maître et ce qui les lie, prêche la révolte, la fuite, en vain, au fur et à mesure que les jours passent. « Un jour sans maître, je sens un manque », dit le chien ; « un jour sans maître, je me sens saltimbanque », dit le chat. L’incompréhension du chat quant au comportement du chien évoque l’une des Histoire comme ça de Kipling, « Le chat qui s’en va tout seul » : « je ne sais pas, je suis le chat » dit le chat. Le thème de la liberté et de l’attachement est au cœur de ces dialogues très elliptiques et pleins d’implicite.

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  • Petit thriller adolescent

    vendeur cauchemars.jpgVendeur de cauchemars

    André Benchetrit

    Le Rouergue, collection « DoAdo noir », 2008

    à partir de 12 ans

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Dans la famille « roman noir pour ado », je demande le fils et la fille. Leurs parents flambeurs ont quelques ennuis avec les huissiers. La fille est victime de visions : un insupportable nain roi de pique lui apparaît et dialogue avec elle. Le fils s’occupe de sa petite sœur tout en révisant ses cours, pendant que les parents sont au travail pour tenter d’éponger leurs dettes. C’est alors qu’apparaît un géant psychopathe déguisé en représentant de commerce au sourire tout droit sorti d’une émission de variétés. Sa marotte est de s’immiscer chez les gens et de les effrayer avant de les assassiner sauvagement.

    Vendeur de cauchemars est un petit thriller en huis-clos balançant entre réalisme et fantastique, épouvante et comique de situation. La fin est heureuse, très heureuse - trop heureuse ? Sans doute qu’à rebours de tout ce qui précède, André Benchetrit a voulu conférer à son roman des vertus éducatives en rappelant aux jeunes qu’ils peuvent avoir confiance en les adultes. Y croiront-ils vraiment ?

     

    http://www.lerouergue.com/

     

    http://andre.benchetrit.free.fr/

  • Un baiser ou la vie

    18 baisers.jpgDix-huit baisers plus un

    Rachel Corenblit

    Editions du Rouergue, 2008

     

    (Par Caroline Scandale)

     

    Pourquoi Alex, un adolescent de 17 ans, a-t-il tenté de se suicider par pendaison, dans le local à poubelles de son immeuble? A partir d’un sujet plutôt sinistre, Rachel Corenblit nous livre un roman sensible et enthousiasmant, dont le traitement littéraire n’est jamais larmoyant et se révèle même souvent drôle. Dix-sept personnages féminins dressent le portrait du jeune homme au comportement étrange. La détresse qu’il cache se dessine au fil des chapitres, dans une chronologie déconstruite, tandis que s’entrecroisent les points de vue des êtres qui ont traversé sa vie. Il en a agacé, affolé et inquiété plus d’une, mais surtout, il les a toutes embrassées… Pourquoi cette ronde des baisers ?

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  • Slamer Rimbaud

    saison rimbaud.jpgUne saison Rimbaud

    Emmanuel Arnaud

    Editions du Rouergue (collection DoAdo), 2008

    A partir de 13 ans

     

    (par Myriam Gallot)

     

    On peut faire toutes sortes de rencontres à Benidorm, station balnéaire espagnole où « il n’y a rien que des tours, toutes pareilles, comme à la Défense », et même la rencontre la plus improbable, la plus inimaginable pour un jeune lycéen: celle de la poésie d’Arthur Rimbaud.

    A partir de ce jour, la vie d’Alexandre bascule dans une autre dimension, il est projeté sur « une autre planète », dans « l’hyper espace », avec une puissance telle que la fadeur d’avant n’est plus supportable. Tout doit changer, et en premier lieu la petite amie qui n’y comprend rien et n’y comprendra jamais rien.

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  • La légende du pet

    patenplon.jpgLe géant Patenplon
    Fabian Negrin

     Le Rouergue, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Patenplon a des oreilles de Mickey, un nez de Pinocchio menteur, un caleçon rayé. C’est un géant effrayant et très bête cherche à se goinfrer de tout ce qu’il trouve. Des oies, tout d’abord, qui le roulent dans la farine en se faisant passer pour des chameaux. Dialogue cocasse et absurde. Ensuite un nuage, puis tous ceux qu’il trouve, des gris, des roses, des petits, des énormes, tant qu’il enfle. Arrivé à la taille d’une montgolfière, il explose d’un premier pet, dévastateur, un second, etc.
    A la fin, il a disparu, reste son essence, le pet, qui rôde partout et chez tous comme une possible présence du géant disparu… jusque sous les jupes de maman. D’aucuns n’apprécieront pas cette dernière pointe, pourtant vraie et, comme tout ce qui est vrai, salutaire bien qu’irrévérencieuse.
    Fantaisie totale dans le dessin, qui joue sur l’ « Hénaurme », le disloqué, le décalé. Fantaisie sur la mise en page et la mise en texte, la typographie, couleurs qui claquent.
    Un vent de fraîcheur.

  • Une photo-reporter dans les camps de réfugiés

    bienvenue à Goma.jpgBienvenue à Goma

    Isabelle Collombat

    Editions du Rouergue – collection doAdo monde, à partir de 14 ans, 2008

     

    (par Myriam Gallot)

     

    L’histoire se passe en 1994. Une très jeune fille s’embarque aux côtés d’une journaliste radio pour Goma, au Zaïre, où s’entassent les réfugiés rwandais réchappés du génocide. Elsa a tout juste 18 ans, elle rêve de devenir photographe-reporter. Elle découvre la pénible réalité du terrain et les difficultés du travail de journaliste dans un pays en guerre. Ce roman réaliste est d’inspiration autobiographique, puisque son auteur, fraîchement émoulue d’une école de journalisme, a travaillé pour une radio humanitaire au Zaïre en 1994. L’intérêt de son récit est principalement documentaire : Pourquoi quitte-t-on le confort occidental pour une des régions les plus dangereuses du monde ? Comment, pris en étau entre les demandes d’une rédaction versatile, friande de reportages lacrymaux, et la dangerosité de mener une enquête sérieuse et politiquement compromettante, un journaliste peut-il trouver sa place ? Comment photographier l’horreur avec un regard juste ? Comment créer des relations humaines dans de telles conditions ? La trame romanesque est certes un peu grossière, et le style sans relief, mais ce roman pourra séduire de jeunes lecteurs attirés par le journalisme et curieux de connaître certaines réalités du métier.

     

    http://www.lerouergue.com

  • Pari risqué

    earnaud1.jpgLes Trilingues
    Emmanuel Arnaud

    Le Rouergue (doAdo), 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Gabriel, élève de 6e dans un collège parisien, est en classe trilingue où l’on apprend le japonais. C’est lui qui raconte son année, avec son langage (une version d’oral ado pas toujours crédible). On a ici ce qui pourrait être l’amorce d’une réflexion sur les particularités de ces classes, tant les points qui y sont développés sont nombreux et variés : pourquoi on y est, l’acharnement des enseignants et des parents impliqués à trouver des occasions pour ouvrir la classe sur la culture du pays exotique, la difficulté des élèves d’origine étrangère à se situer dans le groupe… La caricature n’est pas loin, et le texte est très drôle, en un sens.

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  • Rififiction dans l’édition jeunesse

    gloire3.jpgLa Gloire de mon frère
    Emmanuel Arnaud

    Editions du Rouergue (doAdo), 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Non, La Gloire de mon frère n’est pas un remake de Pagnol mais est construit à partir d’un soupçon d’autobiographie. Ce court roman reprend de façon tout à fait originale l’histoire du premier roman d’Emmanuel Arnaud, Les Trilingues, édité lui aussi au Rouergue (2006). Il reprend non les personnages, ni l’intrigue ni les thèmes, mais l’histoire de la publication d’un roman pour ados et la découverte que l’auteur a faite des métiers de l’édition à cette occasion. Éditrice, correctrice, conseillère, une certaine Sophie, guide l’écriture finale, pilote l’auteur dans les salons du livre, interviews, etc. et veille à l’avenir de l’œuvre.


    Tout cela est une fiction et non une autobiographie, même si le premier roman évoqué s’intitule ici Les Bilingues, le second Les Trilingues, etc. (c’est d’une série qu’il est ici question) et si l’expérience de ce premier roman a pu nourrir l’œuvre.

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  • Métamorphoses

    chauffeusedebus2.jpgLa Chauffeuse de bus
    Vincent Cuvellier
    Illustrations de Candice Hayat
    Le Rouergue, 2002 - collection Zigzag

    (par B. Longre)

    Le petit Benjamin habite loin de l'école et chaque matin, il prend le car scolaire qui, malheureusement, le dépose toujours à l'heure ; c'est un peu de la faute de la chauffeuse du bus, une femme taciturne dont les enfants se moquent souvent : c'est une femme, mais pourquoi a-t-elle de si gros muscles ? Ce qui incite certains à l'appeler "Monsieur", lui déniant ainsi toute féminité et la considérant d'emblée comme monstrueuse ou anormale ; il est vrai qu'elle est costaude, qu'elle fume cigarette sur cigarette, qu'elle a un "gros pif" et qu'elle "pue"... bref, elle est moche ! Un prétexte suffisant pour les enfants, qui, le reste du temps, l'ignorent royalement...
    Mais un matin où il est plus fatigué que d'habitude, Benjamin s'endort dans le bus et se réveille au dépôt... et se retrouve, pour la première fois, seul avec elle, figure familière et inconnue à la fois. Elle se méfie, fait comprendre qu'elle ne supporte pas les "gosses" et qu'elle va bien vite le ramener à l'école.

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  • Pinochien...

    chiensaucisse1.gifChien-Saucisse
    Gaëtan Dorémus

    Le Rouergue, 2001

    (par B. Longre)

    Le chien de René a tout pour être heureux : un gentil maître, une existence passée à jouer et à dormir et... des saucisses à profusion, puisque René est charcutier. Mais ce que René ne sait pas, c'est que son chien est un voleur, qu'il grappille des saucisses dès qu'il a le dos tourné, et qu'il est aussi un sacré menteur. Une situation qui ne peut plus durer, car peu à peu, le chien voit son corps s'allonger, grandir et s'étirer... est-ce la faute aux mensonges ou aux saucisses? Sûrement un peu des deux, et plus son chien grandit, plus René le soupçonne : le chien-saucisse est né ! Finira-t-il en rondelles, en chair à saucisse, ou l'auteur nous réserve-t-il d'autres surprises ?
    Ce petit ouvrage mi-absurde, mi-réaliste est un régal de drôlerie ; l'aventure de ce "pinochien" permet d'aborder des thèmes cruciaux (le vol et le mensonge) sans que la morale ou la réprimande ne s'en mêlent directement : René semble plutôt soulagé lorsque son chien avoue ses crimes et l'animal parviendra à trouver tout seul une façon de se faire pardonner ; un exemple d'éducation en douceur, des illustrations malicieuses, des textes fourmillant de jeux de mots, entre album et BD.

    http://www.lerouergue.com/