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le rocher

  • Le pays réel...

    cuba.gifLe Roman de Cuba
    Louis-Philippe Dalembert
    Editons du Rocher, 2009

    (par Annie Forest-Abou Mansour)

    La genèse de Cuba, bien que d'une extrême richesse, est peu connue du  public. Le panorama historique et culturel de cette grande île des Caraïbes proposé  par Louis-Philippe Dalembert, au moment où sortent au cinéma deux films sur le Che, arrive opportunément. Dans son dernier ouvrage,  il nous  fait pénétrer l'âme de la société cubaine en dehors de tous les mythes et de tous les préjugés circulant depuis fort longtemps sur ce « pays (qui) a existé avant et continuera d'exister après la Révolution et après Castro ». Ce dossier historique dense, au vaste travail de recherche dont témoigne l'imposante bibliographie,  relève de la thèse de doctorat. C'est Grannie, sa grand mère tendrement aimée, qui donna à l'auteur « le goût de Cuba, à une époque où l'île voisine était à la mode partout ou presque, sauf en Haïti, (s)on pays natal ».   Elle  lui parlait  de ce pays utopique  et  l'appelait, pour sa plus grande joie, « mi Cubano ! ». De ce rêve d'enfant  sont nés une passion et un rigoureux travail de recherche sur le « pays réel et non celui de la propagande des deux bords », (les pro et les anti-castristes).

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  • Romans de kimono et de sabre

    445.jpgLe village du chat vampire / L’île des ogres
    Lensey Namioka

    (traduits de l'anglais par Nikou Tridon)
    Rocher jeunesse, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)

    Le jeune samouraï Zenta, accompagné de son ami joyeux et maladroit, Matsuzo, revient dans le village de son enfance et découvre que tous, y compris son vieux maître, vivent dans la terreur, entre des colporteurs à l’allure de brigands et un mystérieux monstre qui agresse les jeunes filles. Suspens, aventures et mystère, un roman policier honorable mais sans grande originalité, en dehors de quelques aspects du Japon du XVIe siècle qu’il fait découvrir.
    L’île des ogres, qui suit ce récit tout en étant indépendant, offre le même cocktail de valeur guerrière, de charmante jeunes filles, d’amour discret, de mystère et d’exotisme, tout en étant mené par un autre personnage de ronin, moins héroïque mais plus humain.

    http://www.editionsdurocher.fr/

  • L’orgueil des Roca

    vgheorghiu3.jpgLes noirs chevaux des Carpates
    C. Virgil Gheorghiu
    Traduit du roumain par Livia Lamoure. Préface de Thierry Gillyboeuf
    Editions du Rocher, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Ce que l’on connaît de l’œuvre de Virgil Gheorghiu, c’est en général La vingt-cinquième heure, et rien de plus. Sa production est pourtant beaucoup plus abondante que ce qu’il n’y paraît, et il ne faudrait pas oublier, par exemple, L’homme qui voyagea seul ou Les immortels d’Agapia qui, quelque jugement que l’on porte sur certaines positions équivoques de l’homme Gheorghiu, sont à considérer comme des ouvrages majeurs, avec, bien sûr, celui dont il est question ici. Les noirs chevaux des Carpates est paru en 1961 sous le titre La Maison de Petrodava. Cette réédition, assortie d’un changement de titre adapté à la collection (« Cheval Chevaux »), est évidemment une preuve de plus que Gheorghiu mérite réhabilitation. Pas uniquement pour les sujets qu’il aborde, pas tellement pour les racines personnelles et collectives qu’il extirpe d’un oubli plus ou moins justifié, mais surtout pour la manière dont il sait transformer une chronique en roman, un roman en épopée.

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  • Impartiale ?

    mmoore.jpgMichael Moore, Au-delà du miroir

    de Guy Millière

    Le rocher, 2008

     

    (par Myriam Gallot)

    « Faire tomber le masque de Michael Moore », tel est le dessein de cet essai écrit par un universitaire français fervent supporter de George W. Bush. Autant dire que ce n’est pas une analyse objective et impartiale des films de Michael Moore que propose Guy Millière, mais un pamphlet de la plus grande virulence. Il attaque Moore en tant que personne, lui reproche, en substance, d’être un gauchiste paresseux, inculte, tyrannique, vulgaire, anti-américain primaire, d’être nuisible à tout le monde, y compris ses propres partisans et de flatter l’anti-américanisme européen. L’essai se révèle intéressant quand Guy Millière décortique point par point les erreurs et approximations des faits présentés dans les films de Moore qui distordent la réalité et manipulent un spectateur passif en le bombardant d’informations. Mais son jugement est aussi manichéen que la vision de Moore qu’il dénonce, et Guy Millière n’a rien à envier à son ennemi en matière de mauvaise foi. Sa haine le conduit à ressasser toujours les mêmes arguments, rendant son essai trop répétitif pour ne pas ennuyer le lecteur et trop catégorique et unilatéral pour être complètement crédible.