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jean-pierre tusseau

  • Neuf regards

    regards9.jpgRegards-9
    Lansman éditeur, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

     

    A l’occasion des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec, neuf auteurs ont été invités à s’imprégner de la ville et à s’en inspirer pour écrire une courte pièce de théâtre, représentée en mars 2008 dans un spectacle créé pour la circonstance par le Théâtre Niveau Parking en collaboration avec le Théâtre de la Bordée.[1]

    Si la majorité des auteurs sont québécois, Marc Prescott vient des grandes plaines du Manitoba et Koffi Kwahulé de Côte d’Ivoire. Le résultat est surprenant tant les pièces sont différentes par le sujet comme par le ton.

    La première, « L’encre bleue », signée Marie Brassard, proche du monologue un peu nostalgique, évoque la transformation d’un quartier populaire en quartier de restaurants exotiques « qui ressemblent à tous les nouveaux restaurants de toutes les villes du monde ». D’autres auteurs comme Jean-Marc Dalpé et Koffi Kwahulé, dans des dialogues très vifs, abordent des problèmes relationnels de couples. Le dernier texte, époustouflant, de Marc Prescott, fait vivre sur un rythme endiablé ces « rencontres rapides », orchestrées par un meneur de jeu, et au cours desquelles un célibataire dispose de trois minutes pour tenter de séduire sa partenaire et réciproquement.

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  • Parmi les Iroquois

    fleur.jpgFleur des Iroquois
    Marc Séassau

    Collection Connexion, Les 400 coups, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

     

    Alors que Montréal n’était encore que Ville-Marie, on y faisait venir pour cinq ans, dans le cadre de la « Grande Recrue », des Français afin d’y soutenir le développement d’une véritable ville sous la responsabilité du sieur Paul Chomedey de Maisonneuve.

    Parmi les arrivants de l’année 1654 figure la jeune Catherine, âgée de 13 ans, qui accompagne son père, le chirurgien Etienne Bouchard, venu oublier son veuvage dans l’aventure du Nouveau Monde.

    Ils sont tout de suite plongés dans la fragilité et la pauvreté, la rudesse des conditions de vie de cette implantation qui n’a guère plus d’une dizaine d’années. Conscient de la fragilité de chacun dans de telles conditions, Etienne envisage d’établir sa fille au plus tôt, c’est-à-dire de la marier.

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  • Révolution française de l'intérieur

    jay3.jpgL’Inconnu de la Bastille
    Annie Jay et Micheline Jeanjean

    Livre de poche jeunesse, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

     

    Certains romans peuvent parfois nous permettre, mieux que les livres d’histoire, de saisir l’ambiance d’une époque. C’est le cas de L’Inconnu de la Bastille, écrit à quatre mains par Annie Jay et Micheline Jeanjean qui nous fait vivre de l’intérieur la Révolution française en suivant les aventures parisiennes de la jeune Flore de Dalzin.

     

    Arrivant à Paris en plein 14 juillet 1789, après la mort de sa mère, cousine de M. de Launay, gouverneur de la Bastille, celle-ci apprend qu’on ne garde plus, dans cette forteresse, que sept prisonniers « deux fous, quatre faussaires et un condamné pour mauvaises mœurs » et que la garnison se limite à « quatre-vingts invalides, des vétérans et des infirmes ».

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  • La grande aventure de Champlain

    champlain3.jpgVoyages
    Samuel de Champlain

    Abrégé par Marie-Hélène Sabard
    Classiques abrégés, L’Ecole des Loisirs, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

    Alors qu’on s’apprête à célébrer le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, si on en profitait pour se replonger dans la grande aventure de Champlain telle qu’il l’a lui-même racontée ?

    De 1603 à 1635, ce navigateur, découvreur, cartographe, a relaté dans le détail ses douze voyages entre la France et la Nouvelle-France, ses explorations et ses relations avec les « sauvages » dont il décrit les habitations, le mode de vie, les croyances, les rivalités entre tribus. Il évoque aussi la complexité des problèmes, évidemment d’ordre climatique, mais aussi techniques et politiques, rencontrés dans sa tentative d’installation d’une véritable colonie et l’édification d’une ville française, celle dont on va célébrer le 400e anniversaire et qu’il ne désigne encore que par « l’habitation ». Le découvreur, gouverneur, gestionnaire porte sur le monde qui l’entoure un véritable regard d’ethnologue.
    Chose exceptionnelle, en publiant ses récits dès 1613 puis entre 1619 et 1632, il a été le premier découvreur et fondateur à diffuser largement, presque « en direct » la progression de ses découvertes.

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