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jean-baptiste jeangène vilmer

  • Contre Dieu, tout contre...

    sade.jpgLa Religion de Sade

    Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

    Éditions de l'atelier, 2008

     

    (par Frédéric Saenen)

     

    Dans le sillage de Sade moraliste, publié chez Droz en 2005, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer poursuit son exploration de l’œuvre de Sade et la déconstruction du mythe dont elle s’est nimbée au fil des temps.

    Que n’a-t-on déjà écrit à propos de l’athéisme forcené dont fit étalage le Divin Marquis tout au long de son existence ? Ses romans constituent sans doute l’un des plus longs blasphèmes jamais proféré dans l’histoire de la littérature. Jeangène Vilmer a examiné de plus près cette image d’Épinal du libertin injuriant, poing au ciel et bave aux lèvres, son soi-disant Créateur. Et sa conclusion réserve une surprise : Sade s’oppose finalement moins à la religion qu’il ne s’y arc-boute, afin d’en livrer une critique certes puissante, mais informée et, à certains égards même, tolérante !

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  • Penser la responsabilité des hommes à l’égard des animaux

    ethiqueanimale3.jpgEthique animale

    Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

    PUF, collection éthique et philosophie morale, 2008

     

    (par Myriam Gallot)

     

    L’éthique animale est la branche de la philosophie morale qui cherche à penser la relation entre l’homme et l’animal. Très développée dans les pays anglo-saxons, elle est encore embryonnaire en France, pour des raisons essentiellement culturelles (une tradition culinaire et un humanisme fortement ancrés). Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, chercheur à l’EHESS et enseignant, propose dans cet ouvrage une introduction aux différents courants de pensée en éthique animale, dans une synthèse assez complète qui s’adresse à ceux qui ne connaissent pas bien cette question fondamentale, et de plus en plus présente dans les débats contemporains.

     

    Oubliez tout de suite Brigitte Bardot et ses bébés phoques. Ce n’est pas du tout ce dont il s’agit. Pour l’auteur, ce type d’intervention pour le bien-être des animaux a durablement discrédité leur cause aux yeux de l’opinion, l’assimilant à un sentimentalisme larmoyant dénué de fondement rationnel. Si connaître les différentes formes de maltraitance de l’animal par l’homme constitue bien un point de départ à la réflexion (un exposé exhaustif des problèmes constitue la deuxième partie de l’ouvrage), elle ne saurait suffire pour comprendre les enjeux de la relation entre l’homme et l’animal.

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  • Une pédagogie de l’effroi

    sademoraliste3.jpgSade moraliste
    Le dévoilement de la pensée sadienne à la lumière de la réforme pénale au XVIIIe siècle
    Jean-Baptiste Jeangène Vilmer
    Éditions Droz, Collection « Bibliothèque des Lumières », Volume 66, Genève, 2005

     

    (par Frédéric Saenen)

     


    Depuis plus d’un demi siècle, les études sadiennes psalmodiaient la même litanie au sujet du Divin Marquis : l’indiscutable vérité de cette œuvre était à chercher du côté du Mal absolu, incarné aussi bien par une vaste galerie de figures incorrigiblement licencieuses et blasphématrices, que par leur créateur lui-même, qui fut emprisonné ou interné près des deux tiers de son existence pour délits de mœurs. De Sollers à Barthes, de Klossowski à Pauvert (premier éditeur de Sade digne de ce nom), de Blanchot à une kyrielle d’universitaires en mal de frissons et de références sulfureuses, un véritable « mythe Sade » s’est forgé, basé sur une approche uniquement littéraire de critiques jaloux des prérogatives de leur interprétation.

    Et voici qu’un essai, réécriture d’une thèse soutenue il y a quelques années en Sorbonne devant Maurice Lever (une autorité en la matière), vient bouleverser les perspectives et démultiplier les pistes de lecture de l’interdit et de « l’inter-dit » sadiens. En effet, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer relève le défi de décrypter toute la production de Sade, en se fondant aussi bien sur ses proses les plus scandaleuses (les versions successives de Justine et de Juliette, les 120 journées, etc.) que sur sa très abondante correspondance, ses textes les moins lus, ses brouillons et enfin son théâtre, tenu pour ennuyeux.

     

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