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jacques imbert

  • Vitalité multiforme

    jabotinsky3.jpgLes Cinq
    Vladimir Jabotinsky

    Traduit du russe par Jacques Imbert
    Préfacé par Luba Jurgenson
    Éditions Des Syrtes, 2006

     

    (par Françoise Genevray)


    Vladimir Jabotinsky (1880-1940) naît à Odessa dans une famille de Juifs assimilés et s’installe en Palestine après la Première Guerre mondiale. Dès 1903, le pogrom de Kichinev l’a mis sur la voie de l’action politique, où il s’illustrera comme chef de file d’un courant radical au sein de l’Organisation sioniste mondiale. Cet aspect de sa biographie reste jusqu’à présent le mieux connu et c’est à ce titre que Norman Manea évoque son nom dans
    Le Retour du Hooligan (Prix Médicis étranger 2006). Il est temps de retrouver l’autre visage de Jabotinsky, brillant journaliste littéraire aux Nouvelles d’Odessa, nouvelliste et romancier de talent, dont on pourra bientôt lire aussi la traduction de Samson le Nazaréen.

    L’écrivain a cinquante-cinq ans lorsqu’il écrit Les Cinq (Piatero), retour imaginaire vers sa ville natale. Publié à Paris en 1936 par la revue russe Rassviet, ce livre fut pris à tort pour une autobiographie et d’ailleurs peu remarqué. Célébration élégiaque de l’Odessa d’antan, le témoignage personnel se marie dans ces pages émouvantes à la recréation poétique d’une existence que Jabotinsky recompose à partir de ses souvenirs, mais aussi au gré de ses intuitions et d’un style plein de relief. On pense par moments au Nabokov d’Autres rivages (Speak memory), mais il s’agit bien ici d’un roman, avec la construction narrative que ce terme suppose.

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