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jacqueline chambon

  • Le monde merveilleux de Walt Disney

    roi amérique.jpgLe roi de l’Amérique

    de Peter Stephan Jungk

    traduit de l’allemand par Johannes Honigmann

    Editions Jacqueline Chambon, 2009

     

     (par Myriam Gallot)

     

    Son nom est « familier à plus de monde que celui de Jésus-Christ ». C’est lui qui le dit. Aux Etats-Unis, quand la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende. Et Walt Disney ne s’est pas privé de fabriquer la sienne, lui, la parfaite incarnation du rêve américain, aimant se présenter jusqu’à la fin de sa vie comme un « garçon de la campagne, qui se cache derrière une souris et un canard ».

     

    Le roman-biographie de Peter Stephan Jungk, consacré au personnage, a beau jeu de mesurer, non sans une inévitable cruauté, l’écart entre l’homme et le mythe. On y découvre un Walt Disney vieillissant, presque anachronique dans les années 60, aussi raciste que généreux, réac et visionnaire, tour à tour Peter Pan et grand méchant loup. Un roi de l’ambivalence, père de Mickey, qu’il n’a jamais dessiné, et qui eut surtout le génie d’exploiter celui des autres. Un mégalomane qui rêvait d’immortalité, jusqu’à former des projets de cryogénie, dans l’espoir d’être ramené à la vie un jour. Mais n’est pas Jésus-Christ qui veut. Walt Disney échoua en son ultime projet.

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  • Images d’hier et de demain

    couchot.jpgDes Images, du temps et des machines dans les arts et la communication
    Edmond Couchot

    Editions Jacqueline Chambon, 2007

    (par Anne-Marie Mercier)

    Ce livre traite de la question fondamentale des rapports entre les images et le temps. Le temps de faire, de transmettre, de regarder, les conditions du regard, tout cela entre en ligne de compte dans l’examen de ce que sont, ont été et seront les images. Mais au-delà se posent aussi celles de nos rapports au temps et à l’Histoire.
    Si la première moitié de l’ouvrage évoque des choses assez connues (développées notamment par R. Debray dans Vie et mort de l’image), la seconde explore un champ plus nouveau, celui des nouvelles images, tant artistiques que documentaires ou ludiques et pose des questions passionnantes en interrogeant le nouveau rapport au temps et au réel qui se dessine à travers notre pratique de celles ci. Les images interactives posent la question de l’auctorialité : comment définir l’auteur et le récepteur de ces œuvres ? de nouvelles machines-images sont capables de simuler des émotions, de décrypter les émotions de ceux qui les manipulent, et de les manipuler à leur tour. Tout peut être remis en question par la révolution numérique, pas seulement les techniques.

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  • Mais la liberté, maman ?

    coco3.jpgJe suis une vieille coco !
    Dan Lungu
    traduit du roumain par Laure Hinckel
    Ed. Jacqueline Chambon, 2008

    (par Jean-Pierre Longre)

    Emilia Apostoae est une vieille dame qui vit dans la Roumanie d’aujourd’hui et qui se souvient… Sa mémoire la ramène à son enfance rurale, à sa fuite en ville, à ses parents, à tante Lucrecia et tonton Andrei qui l’invitaient chez eux et lui faisaient goûter aux plaisirs citadins tout en l’attelant aux tâches ménagères, à son travail en usine, à son mariage, à sa fille Alice partie faire carrière et se marier au Canada… Comme une remise à plat de tout le passé, « comme une carte de géographie pleine de petites ampoules qui s’allument simultanément », ses souvenirs posent la question centrale : « Emilia Apostoae a-t-elle été réellement heureuse ou est-ce seulement une impression ? » ; et la question subsidiaire : «Comment as-tu pu être heureuse quand tous ces gens étaient malheureux ? »

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  • Des volatiles très humains

    danlungu1.jpgLe paradis des poules
    de Dan Lungu

    traduit du roumain par Laure Hinkel
    éditions Jacqueline Chambon, 2005

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Dan Lungu fait partie des écrivains invités en France dans le cadre des Belles Étrangères 2005, ce qui, à bon escient, donne à son premier roman traduit en français la notoriété qu’il mérite. L’auteur, qui enseigne la sociologie à l’Université de Iasi, prête non seulement un regard attentif et scrutateur, mais aussi une plume animée par la verve et la poésie, au microcosme de la rue des Acacias, lointaine et proche, dont on peut se dire qu’elle est représentative d’un monde à plus grande échelle, roumain, populaire, humain tout bonnement.

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