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insa sané

  • Corneille, Céline et Audiard à Sarcelles

    insasane.jpgDu plomb dans le crâne

    Insa Sané

    Sarbacane, collection « Exprim’ », 2008

     

     (par Christophe Rubin)

     

    Deux ans après Sarcelles-Dakar, Insa Sané publie ce nouveau roman, qui est en quelque sorte la suite du premier : l’action se déroule toujours à Sarcelles et les personnages (« nés du mauvais côté du périph’ ») ont des liens avec les précédents, mais le centre de gravité s’est déplacé d’une famille à l’autre. Le personnage principal de Sarcelles-Dakar est toujours présent, mais il est cantonné à l’arrière-plan. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir lu ce précédent roman pour aborder le nouveau, qui sonne d’ailleurs un peu différemment.

    Cette fois, les frères-ennemis, Prince et Sony, qui constituent à eux deux le double personnage principal, ne sont pas originaires du Sénégal mais de la Martinique. Le roman familial est d’ailleurs entaché de beaucoup de violence. Mais si l’ambiance est parfois racinienne, entre inceste et folie, la plume d’Insa Sané est explicitement plus attirée par l’énergie cornélienne.

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  • L’Afrique m’avait salement rattrapé

    couv_7729.jpgSarcelles Dakar
    Insa Sané
    Sarbacane, collection Exprim

    (par Christophe Rubin)

    Il faut lire Sarcelles Dakar. La seule troisième partie, racontant le voyage en Casamance d’un jeune homme de dix-neuf ans, mérite que ce roman soit acheté et lu.
    Insa Sané, slameur et comédien. D’après la liste des albums qui composent la « bande son » qui précède le texte (Erykah Badu, Bob Marley, Oxmo Puccino, Public Enemy, The Roots…), il a des oreilles. Il a aussi une vraie plume et il sait surprendre son lecteur… Ce roman de formation, qui alterne les songes prémonitoires et l’action, dénude peu à peu son héros, Djiraël, et le découvre à lui-même au fur et à mesure qu’il s’approche de l’Afrique de ses ancêtres. Au début, ce ne sont que de petites histoires de banlieue entre jeunes : amours et arnaques de débutants, avec le langage qui va avec. Tout cela semble bien superficiel, à juste titre : même le père absent – il est retourné au pays – et le malaise éprouvé par le fils semblent banals. Il s’agit dans un premier temps de dire cette banalité, en tant qu’absence de repère et de sens, dans la vie comme dans le roman.

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