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  • Nouvelles images

    eco.jpgLes trois cosmonautes et autres contes
    Umberto Eco, illustré par Eugenio Carmi
    Grasset jeunesse, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)

    « La bombe du général », « Les trois cosmonautes », « Les gnomes de Gnou » sont les trois contes présentés dans cet album au format original tant il est moyen. Les histoires de Eco sont parfaitement bien pensantes pour notre époque et a priori un peu plates : pacifisme, tolérance, écologie… Elles sont sans grande originalité quant aux thèmes. Mais elles présentent toutes un léger décalage qui les rend attachantes : ce sont les atomes qui décident de ne plus servir la guerre ; les cosmonautes appellent leur maman du fond de l’espace, et les gnomes de Gnou ont un bien joli nom et une belle assurance pour refuser les « bienfaits » de la civilisation terrienne.

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  • Et nous luttons ainsi

    zelda.jpgZelda
    Jacques Tournier

    Grasset 2008

     

    (par J. Chesnel)

     

    Et nous luttons ainsi... barques à contre-courant, renvoyés sans fin au passé

     Cette dernière phrase de Gatsby le Magnifique (paru en 1925) est celle que Scottie, fille unique de Francis Scott Fitzgerald et de Zelda, née Sayre, fit graver sur la pierre tombale de ses parents dans le cimetière de Rockville dans le Maryland. Cette formule lapidaire résume parfaitement la vie mouvementée et l’amour passionné de ces deux êtres aux destins exceptionnels qui formèrent un couple depuis longtemps mythique. Il était temps, me semble-t-il, de remettre leur histoire et les faits à leur vraie place par rapport à ce qu’on a pu dire ou lire depuis tant d‘années, c’est-à-dire tout et bien trop souvent n’importe quoi. Jacques Tournier, écrivain rare, romancier (Zelda est son douzième ouvrage) et traducteur incontesté (Tendre est la nuit, Belfond 1985, Gatsby le Magnifique, Grasset 2007, ainsi qu’une cinquantaine de nouvelles dont La vente aux enchères pour Omnibus en 1998), éminent spécialiste des Fitzgerald et de Flannery O’Connor, plutôt que mêler réalité et fiction - ce qui fit la bonne affaire d’un auteur couronné par un prix littéraire que je n’ai pas voulu lire - a essentiellement travaillé à partir de la correspondance de quelques cinq cents lettres de Scott et Zelda ainsi que sur les incontestables biographies que sont Zelda Sayre de Nancy Wilson, (Stock 1973), Some sort of grandeur de Matthew Bruccoli (Vertiges 1985) et l’album Zelda publié par Eleanor Lanahan, sa petite-fille. De plus, Jacques Tournier eut de longs entretiens avec Scottie à Paris en 1986.

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  • Voué au rock'n'roll

    coinscoupes1.gifLes coins coupés
    Philippe Garnier
    Grasset, 2001

     

    (par Régis Longre)

     

    Éminent rock critic, Philippe Garnier a passé les années soixante-dix et le début des années quatre-vingt comme correspondant à Rock & Folk et à Libération, diffusant à travers des centaines de chroniques une certaine idée du rock dont les Cramps, le Gun Club ou Roky Robinson sont les groupes les plus représentatifs.

    Dans ce nouveau roman, cet auteur à multiples facettes (il fut amené à écrire sur le cinéma et la littérature américaine, et notamment sa remarquée biographie de David Goodis), met en scène Stretch, son véritable double, exterminateur de termites à Los Angeles, qui nous dévoile peu à peu son passé de fan de rock'n'roll ; mais il sera peu question de musique : Phillipe Garnier n'est pas musicien et cite volontiers Lux Interior, chanteur des Cramps, pour qui « le rock'n'roll n'a finalement pas grand chose à voir avec la musique ».

    Ancien disquaire en France (P. Garnier a lui aussi tenu un magasin de disque au Havre) et ancien rock critic (le roman est entrecoupé d'articles parus dans Rock & Folk), Stretch évoque la partie de sa vie vouée au rock'n'roll, dans les alentours de Los Angeles. S'ensuivent des concerts de groupes aussi cultes qu'obscurs dans des salles autant mythiques que vétustes, des recherches interminables de la perle rare au beau milieu de centaines de disques, et des visites d'improbables dépôts d'invendus (les coins coupés étaient ces disques soldés dont le coin était coupé ou troué).
    Ce livre est un témoignage sans nostalgie ni amertume sur ces années où le rock, bien plus qu'une musique, était une culture à part entière, une vie. Il souligne le côté à la fois dérisoire et passionné de cette aventure sans rien renier et fera vibrer tous ces mordus qui hantent brocantes et vides greniers, envahis par des bouffées de chaleur à la simple vue d'un bac de vinyls !


    http://www.edition-grasset.fr