Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/10/2006

Festival international du film de Vancouver

vanc4.jpgSous les documentaires, les merveilles d'Asie

 

Retour sur le XXVe Festival international du film de Vancouver qui s'est déroulé du 28 septembre au 13 octobre dernier.

Au calendrier des grands festivals du film, Vancouver suit Toronto de près. Mais au plan de la renommée, la capitale ontarienne creuse l'écart chaque année avec ses vedettes hollywoodiennes et son vaste marché du film.
A Vancouver, depuis 25 ans, l'événement est tourné vers le public, ce qui donne de longues files d'attente dans une ambiance très bon enfant et une programmation cosmopolite adaptée à cette ville-monde.

Ne renoncer à filmer pour rien au monde

Sur le thème général "Une planète, plusieurs mondes" ("Same Planet, Different Worlds"), les documentaires se sont taillés la part du lion. La caméra semble devenue l'émetteur-récepteur principal pour témoigner du monde et satisfaire la volonté d'être en prise réelle avec lui. Ainsi "Rampage", de l'Australien George Gittoes, plonge dans l'un des quartiers les plus déshérités de Miami et filme comme sur Fox News de jeunes rappeurs américains forts en gueule. L'un d'entre eux revient d'Irak, un autre est tué par balle, un troisième lance son premier album... L'enquête voyeuriste change facilement d'objet en plein film, sans évolution des personnages.
Le manque d'écriture se ressent aussi dans "The Railroad All Stars", documentaire espagnol qui suit une équipe de football composée de prostituées guatémaltèques travaillant dans un secteur à haut risque. Cependant, grâce à un habile montage, il en ressort des scènes colorées de la vie de quartier et quelques témoignages très poignants, présentés en gros plan.

Lire la suite

10/01/2005

Du tagalog dans le catalogue

bangkok6.jpgIIe festival international du film de Bangkok
janvier 2005 

 

(par François Cavaillès)

 

Au IIIe festival international du film de Bangkok, joyeux gavage de 150 films projetés en deux semaines dans des centres commerciaux, les oeuvres philippines sont ressorties du lot. Drôles, dignes et sans prétention, Homecoming, de Gil M. Portes et Keka, de Quark Henares, se sont démarqués de tant de produits très typés, savamment étiquetés en fait pour le marché du film qui s’est tenu en même temps dans un grand hôtel au bord du Chao Phraya.

 

Bangkok adore les marchés. Celui du film n’a pas échappé à la règle, le mois dernier. Américains, européens, japonais ou encore chinois, les nombreux acheteurs s’y sont naturellement retrouvés. Leurs regards sont tournés vers la Thaïlande depuis une année 2004 rayonnante pour le cinéma siamois (grâce notamment au solide Ong Bak et au visionnaire Tropical Malady).

Du même coup d’œil intéressé, les diffuseurs ont aussi lorgné sur les pays voisins, attelés à la relance de leur industrie cinématographique. En effet, les pays riches d’Asie du Sud-Est, Thaïlande et Malaisie en tête, ne se contentent plus de jouer les plaques tournantes entre Hollywood, Hong Kong ou Bollywood. Un cinéma régional émerge, avec ses propres vedettes, ses décors de rêve où tourner à moindre coût, et surtout avec ses images. Ainsi même la cité-Etat de Singapour, dominée par la recherche de la marge de profit optimale et par la culture de l’argent, a pu présenter quelques films locaux (Perth de Djinn et Cut de Roystan Tan)… En général, les progrès technologiques ont facilité la création, mais les metteurs en scène du Sud-Est asiatique se heurtent encore à un système de production loin d’être aussi encourageant que celui de la Corée du Sud, la nation-phare du cinéma asiatique actuel. Deux grands défis se posent alors en Asie du Sud-Est, avant même la question de la distribution : comment se dégager de l’influence de la mondialisation à l’américaine, et comment ne pas trop céder sous l’écrasant modèle culturel chinois revenu au galop du nouveau capitalisme.

Lire la suite

05/12/2003

Rencontre du troisième type entre Québec et France

cinequebec3.jpgMission 2003 accomplie pour la SODEC, organe de promotion du cinéma québécois. Une dizaine de longs-métrages maison, projetés à Paris comme une sonde spatiale, ont attiré un public nombreux, déjà en train de scruter le ciel pour le prochain envoi annuel de bobines. Deux de ces films ont même emballé les distributeurs ! Le Neg’, un polar rural sur fond de racisme, tentera une carrière française au début 2004. Puis, le 17 mars prochain, est prévue une sortie nationale de La Grande Séduction, une comédie réaliste sociale gentillette, portée par Benoît Brière, Bruno Blanchet et Lucie Laurier… des acteurs à découvrir !

 

(par François Cavaillès)

Les hallucinations se sont répétées du 3 au 9 décembre, place Clichy. Né en 1997, « Cinéma du Québec » a pris cette année l’air d’une soucoupe volante amicale, à l’accent irrésistible, même sous-titré. Agréable bouffée d’énergie dépaysante, remède réconfortant contre le cynisme et les prises de tête, le film québécois est souvent mâtiné de bons sentiments. En la matière, la palme revient à Séraphin, un homme et son péché, superbe adaptation d’un classique de la littérature nationale.

Lire la suite

15:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, québec, sodec