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farce

  • De Mascarille en Mascarille

    49_1_070512.jpgFarces et comédies : Le dépit amoureux et L’Étourdi ou les contretemps
    Molière
    , Mise en scène de Christian Schiaretti
    T.N.P. Hors les murs au Studio 24 (Villeurbanne)
    Du 25 février au 7 mars 2009


    (par Nicolas Cavaillès)


    Deux ans après les Cinq comédies, Christian Schiaretti et la troupe du T.N.P. poursuivent leur exploration épicurienne des farces et comédies de Molière, dénichées parmi les plus méconnues dans l’œuvre prodigue de celui qui donna son nom à notre langue. On remonte les tréteaux éternels, le décor rustique, simple et pertinent, robuste et discret, et sans aucune affectation superflue, juste de quoi encadrer les face-à-face mécaniques et autres quiproquos savoureux dont le comique se nourrit, et dont naît le « rire des origines » ici visé ; autour de la scène de bois, l’espace s’est élargi, et les entrées et sorties dans cet espace ouvert se font avec une fluidité et un naturel d’autant plus bienvenus qu’ils n’obligent pas à trancher dans le débat (inutile) entre théâtre et réalité.

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  • Dérision

    noguez4.jpgŒufs de Pâques au poivre vert

    Dominique Noguez

    Zulma, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Dans la catégorie farces et attrapes littéraires, les Œufs de Pâques au poivre vert sont du meilleur goût, voire d’un goût de revenez-y. Non seulement on se laisse volontiers prendre aux pièges de ces textes d’une ligne ou de quelques pages, mais on y prend un plaisir toujours renouvelé. «Historiettes » fantaisistes jusqu’à l’absurde, vrais faux rêves, nouvelle astrologie, autobiographie fragmentaire et détournée, textes performatifs se résolvant dans la pratique même de la censure… L’esprit de dérision de Dominique Noguez nous sert des pages épicées, délicieuses à souhait, agrémentées d’illustrations aux légendes subtilement acidulées. De quoi passer de joyeuses Pâques, quel que soit le moment.

    http://www.zulma.fr/

     

    du même auteur : L’Embaumeur - Fayard.

  • D'une "furieuse" ironie

    moliere.jpgCinq comédies de Molière
    (Sganarelle ou le Cocu imaginaire, L’École des maris, Les Précieuses ridicules, La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant)
    Mise en scène de Christian Schiaretti
    TNP, du 6 au 17 novembre 2007 – et en tournée


    (par Nicolas Cavaillès, novembre 2007)

    Le bon vieux Molière de derrière les tréteaux n’en a pas fini de faire rire. Avec ces quelques farces des débuts, Christian Schiaretti enrichit de deux pièces l’ensemble créé la saison dernière, pour deux soirées alternées d’une « furieuse » ironie (dans les costumes, dans la musique, dans le jeu), avec des pièces éternelles et fraîches, faciles et fines, à la plaisante sagesse populaire. Rapprochant toujours plus le public et les comédiens, la chaleureuse universalité des textes occasionne un rire léger et intelligent : maris cocufiés, précieuses ridiculisées, quiproquos efficaces mettent à jour la bêtise humaine comme l’humaine capacité au bonheur…
    Entouré d’une jeune troupe largement cueillie à l’ENSATT, dans laquelle l’on retrouve avec plaisir Clémentine Verdier ou Julien Tiphaine, par exemple, le metteur en scène offre ainsi des divertissements vifs, servis par une économie textuelle bienvenue, pour notre jubilation d’êtres modernes (rapides). Ne pas manquer Sganarelle ou le Cocu imaginaire, où Xavier Legrand excelle, jolie pépite dans ce grand jeu de distanciation et de fraternité généreux, qui régale d’autant plus qu’il n’entend pas impressionner.

    www.tnp-villeurbanne.com