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dictature

  • Le cuisinier, le coiffeur, le peintre, leurs femmes et leur maître

    cdovey.jpgLes liens du sang
    De Ceridwen Dovey
    traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Jean Guiloineau
    Editions Héloïse d’Ormesson, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)

    Roman à la façon de Garcia Marquez qui évoque le renversement d’une dictature dans un pays non identifié, l’entrecroisement des destinées, le perpétuel retour du même, le livre de Ceridwen Dovey est tout cela. Mais il est radicalement autre à bien des égards et on peut comprendre que des critiques aient trouvé aussi une parenté avec les romans de Coetzee, compatriote de l’auteure (qui est née en Afrique du Sud et vit à New York) : les rapports entre hommes et femmes, parents et enfants, maîtres et serviteurs sont remarquablement esquissés à travers toute une série de tableaux d’abord bien distincts, puis qui se mêlent de façon inextricable.

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  • Le Guide suprême

    dict.jpgLe Guide suprême
    Patrick Boman – Bruno Fuligni – Dr Lichic, Stéphane Mahieu – Pascal Varejka
    Gingko, Collection « Idées fixes », 2008

     

    (par F. Saenen)

     

    Un « petit dictionnaire des dictateurs »… Il fallait y penser. Les voici tous alignés, de la Chine aux Balkans, comme pour la parade. Les tortionnaires et les putschistes ; les anthropophages présumés ou avérés ; les mégalos et les tordus ; les increvables et les éphémères. Chacune des notices se lit sur un mode léger, et c’est là le plus grand travers de ce référentiel sans prétention. Car si, pour moraliser, l’on ambitionne de mener grand tapage en frappant sur les statues creuses des Conducators, encore faut-il se garder de susciter la sympathie à leur égard, par le biais de l’humour, même à froid. Or, c’est le sentiment qui naît immanquablement au vu de certaines anecdotes relatives à ces puissants et à leurs mortifères lubies. L’espace réservé à chaque figure ne permettant guère l’approfondissement, c’est la petite (voire la médiocre) histoire qui se voit privilégiée. Un ouvrage qui ne joue pas franc jeu, sinon à se voir rehausser d’une bandelette : « Pour bien rire devant les charniers ».

     

     

    http://www.ginkgo-editeur.fr/