16.02.2009

Sauce Potter

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Ménéas Marphil

Au Diable Vauvert, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Un jeune orphelin découvre qu’il est un sorcier, qu’il doit aller dans une école pour parfaire ses dons (immenses bien sûr) au plus vite afin de sauver le monde… Cela a beau se passer dans un cadre un peu différent, on se lasse vite de voir toujours cette même histoire resservie à différentes sauces. On est encore plus las quand on voit que là aussi le jeune sorcier est aussi immédiatement pourvu d’un gros compte en banque mais qu’à la différence de Harry Potter cela lui donne droit (à quoi rêvent les enfants) à une carte de crédit. Et quand les stéréotypes sexistes s’affirment avec une telle franchise, on se demande quelle œuvre est en avance sur l’autre et, répondant à cette question, on se demande si ce livre est utile à quelque chose.

15.02.2009

Rien de gratuit

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Irvine Welsh
traduit de l’anglais par Laura Derajinski
Au Diable Vauvert, 2009 (2001 Jonathan Cape)

 

(par Blandine Longre)

 

Décidément, on est en droit de se demander si Irvine Welsh se lassera un jour des cités écossaises et de leurs populations déshéritées, que les auteurs littérairement corrects oublient souvent... Après un roman qui narrait les souffrances d'un policier purement haïssable (Une ordure), l'auteur revient à ses premières amours, dans la droite lignée du fameux Trainspotting ou du moins connu Marabou stork nigthmares, pour le pire et le meilleur.
Là encore, Welsh décrit l'existence de gens qui ne penseraient même pas à s'acheter un bouquin (et encore moins l'un des siens) et l'histoire en elle-même n'a rien que de très ordinaire : le récit d'une quadruple amitié, de l'enfance (difficile, on s'en doute) à la trentaine (non moins difficile, mais pour d'autres raisons), des années 70 à notre époque. Carl Ewart (futur DJ) est un peu rêveur, grand timide, le seul à avoir eu un père capable de l'élever ; Billy Birrel, le plus solide des quatre, a la tête sur les épaules (futur boxeur) ; Andrew Galloway, le malchanceux de la bande, est entraîné malgré lui dans une spirale désastreuse (futur junkie) ; et enfin, Terry Lawson, obsédé sexuel, intellectuellement limité mais fidèle en amitié (futur loser). Les quatre amis vivent de multiples aventures sordides (hooliganisme, chasse aux filles, beuveries diverses, petits cambriolages ou larcins et vacances à l'étranger) et tentent de faire vivre des rêves, quand ils parviennent à en avoir, pour toujours se retrouver face à la glaçante réalité.

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17.01.2009

Tribulations d’un ethnolinguiste en Afrique de l’Est

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Le serval noir

Marc Vassart

Au diable Vauvert, 2008

 

(par Myriam Gallot)

 

Somerset Bienvenue est ethnolinguiste au musée de l’homme, menacé de fermeture suite à l’inauguration du musée du quai Branly. Un éclair de génie – à moins que ce soit de folie - le conduit au Kenya, dans le berceau de l’humanité, alors sous les bombes américaines, pour y dénicher une poterie ancienne. L’un de ses confrères a en effet découvert une machine permettant de lire dans les sillons d’une poterie comme sur ceux d’un disque vinyle, et donc de restituer les paroles prononcées pendant la fabrication d’une poterie. Si Somerset Bienvenue réussit à ramener la poterie hadzabé, il pourra peut-être remonter à la langue-mère, à l’origine de toutes les autres, et – qui sait ? – parvenir ainsi à sauver le musée de l’homme par cette découverte majeure.

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12.09.2008

Quand Je se fait Tu

marietfemme.jpgMari et femme
de Régis de Sa Moreira

Diable Vauvert, 2008

 

(par B. Longre)

 

Le postulat de départ intrigue d’emblée : un homme, dont le couple bat de l’aile, se réveille un matin dans le corps de sa femme… et vice-versa. D’abord terrifiés par leur nouvelle apparence, mari et femme, contraints et forcés, vont peu à peu découvrir le corps de l’autre, un univers à la fois connu et inconnu, puis s’accoutumer à cette nouvelle enveloppe en passant par différentes phases émotionnelles et situations sociales qui, peut-être, les amèneront à repenser leur relation et le sens à donner à leur vie.

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28.04.2008

Bernard Vargaftig, poète

jardins père.gifDans les jardins de mon père (DVD)
Valérie Minetto et Cécile Vargaftig
L’aveu même d’être là (Le livre du film)
Textes de Bernard Vargaftig
Au diable Vauvert, 2008

(par Myriam Gallot)

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un père poète. Valérie Vargaftig fait partie de ce happy few. Elle nous conte ce père, si singulier, dans un film biographique fait de tendresse et douceur, de patience et beauté : « Dans les jardins de mon père ».

L’histoire de Bernard Vargaftig est celle de son siècle, une famille d’immigrés juifs ukrainiens pris dans la guerre, l’exode, la fuite, puis acculés à la clandestinité autour de Limoges. Cécile retourne avec son père sur les lieux d’enfance, la matrice imaginaire du poète et lui demande de raconter le passé, le présent, et surtout la poésie qui fait le lien.

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