12.01.2009

La transfiguration du chagrin

cygnes.jpgÀ la rencontre des cygnes
Aurélien Loncke
L’École des loisirs, coll. « Médium », 2008

(par Joannic Arnoi)

Tout commence par une sortie à découvert sous la pluie. « Je suis donc resté sous une averse l’année dernière, juste pour essayer. » Timothé vient de perdre son jumeau, Amblin, et cette singulière incursion « dans les trombes d’eau » trouve une explication : « je croyais que, si la pluie pouvait me nettoyer la tête, je n’y penserais plus trop. ». Le récit qui s’ouvre ici va osciller entre souvenirs héroïques (car Amblin était un héros à sa manière) et scènes de deuil, où l’on voit le narrateur aux prises avec la douleur muette de ses parents ou essayant de surmonter sa propre dévastation.
Cela se passe dans une ville où l’hiver prend des quartiers prolongés, bordée par une forêt opaque, avec un lac en son centre. Forêt où les jumeaux font des prouesses en sculptant la neige ou vont admirer les oiseaux migrateurs ; lac où Amblin s’obstine à patiner, année après année, voulant « glisser avec la légèreté de la libellule et la rapidité du serpent ».

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13.12.2008

Si le père pleure

Marée d'amour dans la nuit.jpgMarée d’amour dans la nuit

De Xu Dishan, illustré par Mélusine Thiry

HongFei Cultures (collection Belle île Formosa), 2008

Pour tous, à partir de 6 ans

 

(par Myriam Gallot)

  

Dans les années 20, Xu Dishan, auteur chinois de Taïwan, écrivit un recueil de quarante histoires tendres, « Pluies magiques dans la montagne légère ». Parmi elle, « Marée d’amour dans la nuit » est pour la première fois traduite en français.

Elle met en scène un petit garçon dont le père souffre du décès de sa femme, qui a eu lieu 100 jours plus tôt. Le père renonce à accompagner son fils à la fête des lanternes, se réfugiant dans la solitude de la douleur et du deuil. Mais « si le père pleure, comment peut-on s’endormir ? » se demande le petit garçon, de retour de la fête.

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