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de francis scott fitzgerald

  • Et nous luttons ainsi

    zelda.jpgZelda
    Jacques Tournier

    Grasset 2008

     

    (par J. Chesnel)

     

    Et nous luttons ainsi... barques à contre-courant, renvoyés sans fin au passé

     Cette dernière phrase de Gatsby le Magnifique (paru en 1925) est celle que Scottie, fille unique de Francis Scott Fitzgerald et de Zelda, née Sayre, fit graver sur la pierre tombale de ses parents dans le cimetière de Rockville dans le Maryland. Cette formule lapidaire résume parfaitement la vie mouvementée et l’amour passionné de ces deux êtres aux destins exceptionnels qui formèrent un couple depuis longtemps mythique. Il était temps, me semble-t-il, de remettre leur histoire et les faits à leur vraie place par rapport à ce qu’on a pu dire ou lire depuis tant d‘années, c’est-à-dire tout et bien trop souvent n’importe quoi. Jacques Tournier, écrivain rare, romancier (Zelda est son douzième ouvrage) et traducteur incontesté (Tendre est la nuit, Belfond 1985, Gatsby le Magnifique, Grasset 2007, ainsi qu’une cinquantaine de nouvelles dont La vente aux enchères pour Omnibus en 1998), éminent spécialiste des Fitzgerald et de Flannery O’Connor, plutôt que mêler réalité et fiction - ce qui fit la bonne affaire d’un auteur couronné par un prix littéraire que je n’ai pas voulu lire - a essentiellement travaillé à partir de la correspondance de quelques cinq cents lettres de Scott et Zelda ainsi que sur les incontestables biographies que sont Zelda Sayre de Nancy Wilson, (Stock 1973), Some sort of grandeur de Matthew Bruccoli (Vertiges 1985) et l’album Zelda publié par Eleanor Lanahan, sa petite-fille. De plus, Jacques Tournier eut de longs entretiens avec Scottie à Paris en 1986.

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