03.03.2008

Mais la liberté, maman ?

coco3.jpgJe suis une vieille coco !
Dan Lungu
traduit du roumain par Laure Hinckel
Ed. Jacqueline Chambon, 2008

(par Jean-Pierre Longre)

Emilia Apostoae est une vieille dame qui vit dans la Roumanie d’aujourd’hui et qui se souvient… Sa mémoire la ramène à son enfance rurale, à sa fuite en ville, à ses parents, à tante Lucrecia et tonton Andrei qui l’invitaient chez eux et lui faisaient goûter aux plaisirs citadins tout en l’attelant aux tâches ménagères, à son travail en usine, à son mariage, à sa fille Alice partie faire carrière et se marier au Canada… Comme une remise à plat de tout le passé, « comme une carte de géographie pleine de petites ampoules qui s’allument simultanément », ses souvenirs posent la question centrale : « Emilia Apostoae a-t-elle été réellement heureuse ou est-ce seulement une impression ? » ; et la question subsidiaire : «Comment as-tu pu être heureuse quand tous ces gens étaient malheureux ? »

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14.05.2007

Au sud de l’Est n° 2

ausud3.jpgAu sud de l’Est n° 2
Revue biannuelle
éditions Non lieu, 2007

 

(par Jean-Pierre Longre) 

 


« Donner à voir l’au-delà des frontières », telle est la généreuse perspective de cette revue consacrée aux cultures des Balkans. De cette région d’Europe si diverse, de ces « espaces de liberté » si ouverts nous parviennent « l’humour, l’insolite, le sens de l’absurde et une certaine façon d’être en phase avec le monde », selon les mots d’Anne Madelain, rédactrice en chef. Il nous reste à accueillir et à faire nôtres ces formes culturelles, ce à quoi contribue efficacement Au sud de l’Est dans ses différentes rubriques.

 

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07.11.2005

Des volatiles très humains

danlungu1.jpgLe paradis des poules
de Dan Lungu

traduit du roumain par Laure Hinkel
éditions Jacqueline Chambon, 2005

 

(par Jean-Pierre Longre)

 

Dan Lungu fait partie des écrivains invités en France dans le cadre des Belles Étrangères 2005, ce qui, à bon escient, donne à son premier roman traduit en français la notoriété qu’il mérite. L’auteur, qui enseigne la sociologie à l’Université de Iasi, prête non seulement un regard attentif et scrutateur, mais aussi une plume animée par la verve et la poésie, au microcosme de la rue des Acacias, lointaine et proche, dont on peut se dire qu’elle est représentative d’un monde à plus grande échelle, roumain, populaire, humain tout bonnement.

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