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christophe paviot

  • Le dernier des punks

    cpaviot3.jpgCassé (Kurt Cobain)
    Christophe Paviot

    Naïve, 2008

     

    (par Blandine Longre)

     

     

    « J’ai pas choisi mais la douleur est ma seule vérité. »

    S’inspirant d’une figure musicale culte tout en la faisant autre, lui conférant une humanité que le personnage public n’aura jamais acquise à nos yeux d’individus (fans ou non) lambdas, Cassé (Kurt Cobain) se présente comme un objet romanesque nécessairement hybride, entre fausse autobiographie sur le mode du renversement et vrai roman hommage ; un parcours éclair, chaotique et poignant, de ceux qui prennent par surprise et broient tout sur leur passage, en particulier les cadres conventionnels de ce que nous entendons habituellement par « fiction ».

     

    Aussi, il serait vain de chercher à démêler le vrai du faux, de croire qu’on trouvera dans ce récit abrupt des éclairages et des données biographiques exacts (hormis la discographie, fidèle à la réalité – même si les morceaux mentionnés ne font l’objet que d’enregistrements amateurs au cours du roman) ou de s’imaginer que la figure de Cobain peut se réduire à ce que le personnage Cobain nous dit de lui.

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  • Fiction explosive

    christophepaviot3.jpgMissiles. Et souvenirs cardiaques
    Christophe Paviot

    Le Serpent à Plumes, 2002

     

    (par B. Longre)

     

    Christophe Paviot a ajusté son tir à la perfection et en 18 nouvelles, il dynamite tabous et préjugés ; des récits qui flirtent avec un gore décapant, de petites plongées dans un univers inquiétant et paradoxalement très familier et qui oscillent entre horreur et burlesque. Chacune de ces nouvelles nous réserve une surprise explosive, à tendance macabre : dans Nouvelle cargaison, le narrateur est le seul rescapé d'une effroyable tempête qui s'est abattue sur une plate-forme pétrolière ; on le croit sauvé, mais le dénouement se fait glaçant... dans Aïwa 280, où l'atmosphère est pesante, c'est au tour d'un surfeur de livrer d'inquiétants souvenirs ; Jenny et Sarah raconte l'histoire malsaine mais cocasse d'une étonnante prise d'otages, et la nouvelle 15, dont le titre ne nous est donné qu'à la fin, est une brillante démonstration de "science sans conscience", où la déflagration finale marque l'anéantissement de l'espèce humaine, ou presque...

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