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chine

  • Contes chinois

    conteschinois.jpgLa grande montagne des contes chinois
    Fabienne Thiéry et Catherine Gendrin
    illustré par Vanessa Hé
    Rue du monde, 2008

    (par Anne-Marie Mercier)


    Ce recueil de « fables, légendes et contes traditionnels » propose un grand nombre de récits courts, très savoureux et très variés. On y apprend comment la jeune Fleur d’abricot échappe à l’empereur, comment la soie est arrivée en Chine. L’amour fidèle y est récompensé, l’arrogance punie, et l’on y trouve la définition du bon enseignant, à travers le mauvais modèle offert par la poule aux fines plumes, parfaite, trop parfaite et raisonnable.
    Les illustrations, charmantes, imitent des miniatures, avec de belles profondeurs de couleurs, des effets de laque et de marqueterie.

  • Enfance chinoise, entre gris et rouge.

    maoetmoi.jpgMao et moi
    Chen Jiang Hong
    L’Ecole des loisirs, 2008 

    (par B. Longre)

     

    Chen Jiang Hong, peintre et illustrateur vivant en France depuis une vingtaine d’années, est né dans une grande ville du nord de la Chine, là où commence son récit autobiographique : une suite d’anecdotes et de souvenirs qui défilent dans l'ordre chronologique et laissent apparaitre, en filigrane, la douceur de la vie quotidienne, auprès de parents et de grands-parents aimants, et sa dureté. En 1966, il a trois ans, quand débute la révolution culturelle dont on connaît les conséquences désastreuses qu’elle a pu avoir sur le pays et les individus.

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  • Le petit livre noir de la Chine

    fbobin3.jpgVoyage au centre de la Chine
    Frédéric Bobin
    Picquier, poche, 2008

    (par Myriam Gallot)

    A l’écart des fastes du nid d’oiseau et des jeux olympiques, ce livre-reportage, écrit par l’ancien correspondant du journal Le Monde à Pékin (de 1998 à 2004), brosse les portraits de Chinois «ordinaires », rencontrés dans des classes sociales et régions très diverses.

    Frédéric Bobin raconte ainsi par petites touches une population en souffrance, soumise à des potentats locaux corrompus. Les injustices faites aux citoyens sont criantes, des expropriations de paysans ou de citadins des quartiers pauvres – dont les compensations sont dérisoires – aux licenciement des anciens héros du travail de Mandchourie, qui ne touchent parfois même pas une retraite, après avoir été donnés en exemple pendant les années Mao. Les abus de pouvoir peuvent atteindre des sommets : ainsi en a-t-il été pour cette veuve dont la tombe du défunt mari a été labourée à la pelleteuse sans qu’elle soit prévenue, afin de construire sur le terrain une menuiserie et une distillerie.

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  • Yllavu, le sauveur

    yllavu3.jpgYllavu

    Gambhiro Bhikkhu, illustrations de Samuel Ribeyron

    Editions Hongfei, 2007

     

    (par Blandine Longre)

     

    Toute nouvelle maison d’édition fondée par Chun-Liang Yeh et Loïc Jacob, HongFei (littéralement, « Grand oiseau en vol » en chinois) souhaite « s’engager dans l’édition des lettres chinoises » en se concentrant sur des textes qui n’ont pas encore été traduits, une façon de créer une synergie entre deux cultures. Trois albums ont déjà parus en octobre dernier, dont Yllavu, conte philosophique composé par Gambhiro Bhikkhu, un moine bouddhiste d’origine hawaïenne, installé à Taiwan, illustré par Samuel Ribeyron (qui signe déjà, dans un tout autre genre, 38 Perroquets de Grigori Oster chez Points de Suspension, ou encore les illustrations qui accompagnent les CD d’Amélie-Les-Crayons).

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  • Femmes libres

    chizijian3.jpgLe bracelet de jade
    Chi Zijian

    nouvelles traduites du chinois par Dong Chun
    Bleu de Chine, 2002

    (par B. Longre)

    Dans un style délicat et souvent poétique, Le bracelet de jade conte le déclin de la famille Fu à travers le regard mélancolique de la Quatrième épouse. Le maître est décédé brutalement (on apprendra plus tard comment) et la Première épouse l'a suivi de près dans la mort. La Troisième épouse quitte alors la maison et se remarie ; demeure ainsi la Deuxième épouse, en tête-à-tête avec la Quatrième : les deux femmes vivent dans un isolement grandissant avec pour seule compagnie le fils attardé de la Deuxième, Porte-Bonheur, et une vieille servante un peu commère, la mère Li. La Quatrième, depuis ses appartements, observe avec dédain et tristesse le manège amoral de la Deuxième, qui a loué les services d'un saisonnier pour soi-disant nettoyer la maison, mais qu'elle rejoint chaque fois qu'elle le peut dans le moulin.

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  • Le monde en négatif

    canxue1.gifLa rue de la boue jaune
    Can Xue

    traduit du chinois par Geneviève Imbot-Bichet
    Introduction de Françoise Naour
    Bleu de Chine, 2001

     

    (par Blandine Longre)

     

    Can Xue, considérée comme "la plus moderniste des écrivains chinoises contemporaines" a écrit La rue de la boue jaune en 1983 : un ouvrage atypique et extrême, qu'on aurait du mal à qualifier de roman, quoiqu'il en possède certaines caractéristiques. Publié en Chine en 1987, cette allégorie sauvage et semi-fantastique d'une Chine en pleine mutation capitaliste est terrifiante : la rue de la boue jaune est une rue introuvable, souvent invisible, peuplée d'environ six cents êtres qui composent un grouillant microcosme grotesque et mesquin. La plupart des habitants de cette rue maudite sont accablés de fatigue, affectés de tous les vices ou de tous les maux possibles, qui s'accumulent au fur et à mesure que l'on avance dans les descriptions : maladies de peau, intestinales et surtout, folie dévastatrice.

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