21.01.2009
Les garçons de la plaza Real
Alberto
Daniel Arsand, illustré par José Maria Gonzalez
Les éditions du Chemin de fer, 2008
(par Jean-Pierre Longre)
Dans les années 1970, jeune homme choyé par ses parents, Daniel s’aventure à Barcelone, entraîné par un ami, ses faux désirs de voyages et ses illusions. « J’avais vingt-cinq ans. Ma jeunesse ne s’était pas colletée vraiment avec le réel, elle se croyait infatigable, incorruptible et éternelle ». Malgré le franquisme déclinant, la ville espagnole apparaît comme « un gouffre luxuriant » plein de libertés, de promesses et de rencontres. C’est dans ce contexte qu’apparaissent Alberto et la passion qu’il suscite d’emblée auprès du narrateur.
04:23 Publié dans Beaux livres, Récits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : francophone, chemin de fer, daniel arsand, josé maria gonzalez, jean-pierre longre
08.10.2008
Partira ? Partira pas ?
Candelaria ne viendra pas
de Mercedes Deambrosis
vu par Marko Velk
éditions du Chemin de fer, 2008
(par B. Longre)
Un mari qui l’humilie avec une cruauté désormais inscrite dans la banalité du quotidien, des enfants égoïstes qui la méprisent ouvertement, une vieille mère capricieuse : voilà à quoi se résume l’existence d’une mère de famille madrilène au tempérament peu affirmé...
01:08 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophone, mercedes deambrosis, marko velk, chemin de fer, blandine longre
14.03.2008
Friandise
L’os d’aurochs
Pierrette Fleutiaux, vu par Cristine Guinamand
Editions du Chemin de fer, 2007
(par Myriam Gallot)
Encore un excellent choix des éditions du chemin de fer que cette pétillante fable canine signée Pierrette Fleutiaux. Véritable friandise pour lecteur que cet os malicieux que l’on dévore jusqu’à la dernière ligne dès qu’on a le bonheur de l’avoir entre les mains. L’histoire ? Chien perdu rencontre un jour chien-errant, à moins que ce soit plutôt chien-malin, ou chien-crétin, ou chien-méchant, ou chien-collant… car rien n’est plus difficile que de cerner le caractère d’un humain – pardon, d’un chien ! Quand en plus le hasard et l’amour s’en mêlent, c’est à n’y plus retrouver ses petits. Toute ressemblance avec un bipède existant ou ayant existé serait bien entendu fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur.
23:52 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierrette fleutiaux, cristine guinamand, chemin de fer, myriam gallot, francophone
11.01.2008
Angoisses
Comme si rien
Jean-Noël Blanc, vu par Ann Guillaume
Les éditions du Chemin de fer, 2007
(par Jean-Pierre Longre)
Albert Pêcheur, obscur fonctionnaire au Bureau central des vérifications, attend depuis longtemps une promotion qui ne vient pas malgré sa conscience professionnelle. La visite du ministre dans son service pourrait tout changer, mais qu’en sera-t-il ? Pêcheur doit-il signer la pétition syndicale, se mettre sur son trente et un comme ses collègues, la jouer décontracté, voire contestataire anarchisant ? Sa modeste existence, entre le bureau et l’appartement où il vit avec sa mère, va-t-elle être bouleversée ?
Le récit de Jean-Noël Blanc va au-delà de la satire sociale ou de l’observation ironique ; il s’attache aux questions et aux angoisses d’un homme, et les illustrations troublantes et troublées d’Ann Guillaume contribuent à nous faire passer de l’ordinaire à l’extraordinaire, comme si de rien n’était.
14:59 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophone, jean-noël blanc, chemin de fer, jean-pierre longre
18.12.2007
Petit, mignon, mais coriace
Une oreille de chien
Nathalie Quintane, illustré par Nelly Maurel
Editions du chemin de fer, 2008
(par Myriam Gallot)
C’est à première vue un joli petit livre de poche à rabat, un sympathique livre illustré qu’on peut feuilleter au lit sans se fatiguer les bras, glisser dans son sac le temps d’un voyage… ce n’est sans doute pas un hasard s’il est publié par les éditions du chemin de fer.
Mais les apparences sont trompeuses. Nathalie Quintane nous emmène pour une visite guidée de V., ville de province archétypale, avec ses lotissements et son philosophe célèbre du nom duquel on a baptisé rue, place, lycée. V. n’échappe pas à la mode des épithètes indispensables à une bonne communication : « ville fleurie », « ville sportive », et surtout – c’est beaucoup moins flatteur - « ville moyenne » dans tous les sens du terme.
22:00 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophone, nathalie quintane, nelly maurel, chemin de fer, myriam gallot




































