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catherine leblanc

  • Dire le silence

    cleblanc4.jpgSilences
    Catherine Leblanc

    Les Découvertes de la Lucioles, 2007

     

    (par B. Longre)

     

    « Et si rien n’était vraiment solide ? » s’interroge Nicole, face à Jonas qu’elle tente d’apprivoiser, en vain (Des morceaux de lui vont s’en aller). L’enfant, emmuré dans un silence qui déroute les adultes, ne parvient pas à se faire une place dans le monde scolaire ultra régulé, qui pourtant veut bien de lui. En quelques scènes, par fines touches, Catherine Leblanc trace le parcours d’un petit garçon différent, dont la vie intérieure est perturbée par l’obligatoire contact avec les autres. Lui parviendra à s'entrouvrir, contrairement à Julia (Douée pour le silence), qui se replie sur elle-même en comprenant que personne, pas même sa mère, n’accepte d’entendre ce qui pèse sur son cœur : « Parler, c’est se risquer, parler c’est souffrir.» se dit-elle, résolue à garder son terrible secret. Et à force d’entendre qu’elle serait «douée pour le silence », elle se tait.

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  • (Re-)vivre enfin

    cleblanc3.jpgRester vivante
    de Catherine Leblanc

    Actes Sud Junior 2007

     

    (par B. Longre)

     

     

    Nombre de lecteurs (jeunes et moins jeunes) se retrouveront certainement dans Jo, la narratrice créée par Catherine Leblanc, un personnage crédible, touchant, et qui surtout parvient à mettre en mots son mal-être, des mots qui lui permettent de mieux appréhender ses émotions contradictoires ; et ce, en dépit de la méfiance que le langage lui inspire d’ordinaire : « Parler n’empêche pas d’être seul, c’est une illusion de penser que les autres peuvent nous comprendre. » lance-t-elle un jour à son professeur de philosophie – une discipline qui d’abord l’intrigue, puis la déçoit en ce début d’année de terminale.
    Comme beaucoup de narrateurs de romans miroirs, Jo a du mal à communiquer, en particulier avec ses parents, des êtres résignés au désenchantement ambiant, qui se disputent perpétuellement : la mère est intrusive et superficielle, pleine de fausse sollicitude, passant son temps à s'apitoyer sur son sort, le père reste indifférent à sa fille, lui imposant sa vulgarité depuis plusieurs années. La rage qui envahit par instants la jeune fille et la médiocrité des adultes qui l’entourent fait immanquablement repenser, entre autres, à Jeanne, l’adolescente de Mémoires d'une sale gosse de Cédric Erard.

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  • Une couleur à part

    macouleur3.jpgMa couleur
    Catherine Leblanc & Sophie Charpin (illustrations)
    Balivernes, 2007

     

     

    Fathi, bouleversé par la séparation de ses parents, a perdu sa « couleur de famille », sa «couleur d’enfant » ; il se cherche, ne se retrouve plus, et seule une question le taraude à présent : « De quelle couleur je suis ? » ; une question qu’il pose à tous ceux qui l’entourent (au point d’exaspérer sa mère) sans entendre de réponse satisfaisante, ni dans la famille de son père, ni dans celle de sa mère, ni à l’école… Noir, blanc, chocolat, couleur de poussière ou couleur « de crotte » (selon certains camarades de classe…) ? En tout cas, il sait qu’il n’est pas couleur « lait tourné », contrairement au nouvel amoureux de sa mère...

    (par B. Longre)

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