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célestins

  • Désespoir d’enfance

    blackbird_10.jpgBLACKBIRD

    de David Harrower

    Mise en scène Claudia Stavisky

    Texte français de Zabou Breitman et Léa Drucker

    Création Célestins 2008

     

     (par Françoise Anthonioz)

    « Je hais la vie que j’ai eue… Tu étais dans ma tête tout le temps ».

    Una a fait 7 longues heures de route pour retrouver Ray qui s’appelait Peter dans une autre vie, vie dont elle a dramatiquement fait partie. Dans cette autre vie, Peter, âgé de 36 ans, a aimé Una qui n’en avait que 12. La suite, on l’imagine aisément : la prison pour lui, et elle, questionnée, examinée contre son gré et supportant pendant des années dans sa ville, dans sa famille, la réprobation et la souffrance. La voilà qui arrive après avoir vu dans un magazine une photo souriante de cet homme qui l’avait lamentablement abandonnée. Elle veut connaître enfin la vérité sur ce qui s’est vraiment passé durant cette terrible nuit où elle était « éperdue d’amour ».

    Tenace et déterminée, elle ne lâche pas sa proie. Lui est là, sur son lieu de travail, gêné, balbutiant, cherchant ses mots, fuyant son regard, voulant se débarrasser d’elle le plus rapidement possible. Mais rien n’y fait, elle ira jusqu’au bout… Et cet amour, impossible hier, pourrait-il l’être aujourd’hui ? Les dialogues sont tendus, ambigus et violents, aussi violents que les sentiments d’il y a bien longtemps et peut-être de maintenant… Léa Drucker et Maurice Bénichou, constamment en scène dans ce face à face à huis clos, sont tout simplement exceptionnels.

     

    http://www.celestins-lyon.org 

  • Ping-pong verbal

    diablogues.jpgLes Diablogues

    Roland Dubillard

    Théâtre des Célestins, du 7 au 18 janvier 2009 et en tournée

    Mise en scène Anne Bourgeois, avec Jacques Gamblin et François Morel

     

    (Par Jean-Pierre Longre)

     

    A la fin du premier tableau, après maintes hésitations et tentatives de dérobades, après une longue dispute sur la nature du « hop » qui doit entraîner le mouvement, ils se décident à plonger dans le flux du spectacle. Spectacle, à vrai dire, d’une grande sobriété visuelle, à la Beckett : un monticule, deux fauteuils, un éphémère placard, un ou deux accessoires. Selon une mise en scène très adéquate, tout est dans le jeu scénique et dans la parole, cette fameuse parole qui tient dans le mot-valise du titre : diablerie et dialogues.

     

    Entre UN et DEUX – Jacques Gamblin et François Morel qui, jouant de tous les registres, de toutes les formes de complicité et d’incompréhension mutuelles, se complètent admirablement dans leurs échanges dubitatifs, naïfs et logiques jusqu’à l’absurde – entre UN et DEUX donc, s’engage une partie de ping-pong verbal où la balle peut se glisser dans le moindre recoin.

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