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billie holiday

  • La musique, passionnellement, éternellement

    ladyday.jpgLady Day, histoire d’amours
    Alain Gerber
    Fayard, 2005 / Le Livre de Poche, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Il faut toujours prêter attention aux sous-titres, lorsqu’il y en a. Celui du dernier roman d’Alain Gerber, « histoire d’amours », pourrait paraître anodin et passe-partout ; c’est le contraire, et le pluriel y est capital. Car la vie de Billie Holiday (1915-1959), pour brève qu’elle fût, a été une suite d’amours et, il faut bien le dire, de désamours – ce que le récit, en pas moins de 600 pleines pages, fait passionnément découvrir.

     

    Eleanora Fagan, ou Eleanor Halliday, ou Nora, ou Bill, ou Lady, ou Billie Holiday (selon les périodes et les narrateurs) eut-elle la destinée qu’elle méritait ? Si l’on en croit Melissa, journaliste qui l’a bien connue, oui : « Le blues, le jazz et Billie Holiday se contrefichent de l’éternité. Ils ont déjà le plus grand mal à envisager leur avenir, et leur passé les talonne. Ils vont de déboires en excès et se fabriquent ainsi de toutes pièces un parcours semé d’embûches, cachant aux autres et se dissimulant à eux-mêmes qu’ils tournent en rond. Leur vie n’est qu’artifice. Ce sont les acteurs d’un mélodrame écrit de leur propre main ». Pourtant, cette éternité, Alain Gerber et sa verve inimitable contribuent grandement à la forger.

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