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  • Chroniques d’une vieille taupe - 4e épisode.

    tigrr.jpgMonique la taupe vous invite à découvrir quelques albums...

     

    (par Monique)

     

     

    Me revoilà !

     

    En pleine forme.

    J’vous avais prévenus que je reviendrais vous embêter après les vacances. Et me revoili me revoilou. Ça sent encore les vacances dans la maison des livres. Une petite odeur de vert. Sens un coup, vas-y donc de la reniflette, pour une fois qu’on t’autorise, et « on » c’est pas n’importe qui, c’est Monique. Alors, tu sens ?

    Tu dis ? Un parfum délicat de… bouse ? Tu… tu crois ? J’aurais enfin trouvé ?

    Raté. Encore raté ! C’est l’Arlésienne, ma taupe à la tête crottée. Voilà ce que c’était :

    Une vache dans ma chambre. Meuh non ! moi c’est une taupe, que j’ai dans ma chambre, Bernard de mon cœur. Mais tout de même, par curiosité, j’ai ouvert le livre avec sa vache de couverture à l’envers, dans l’eau, comme en apesanteur et là, c’est ma tête qui s’est mise à tourner, avec les mots, avec les vers libres, ah ! la poésie, ça nous rend la vie plus douce, tout de même. « J’aimerais être un ruminant pour manger l’herbe de ma chambre et digérer le silence de la nuit .» Et moi, Monique, qu’est-ce que j’aimerais être ? J’aimerais être… Si t’as une idée, aide-moi. Tu peux. J’aimerais être… Bidiou ! Je peux avoir un joker, appeler Bernard ? Pas tout de suite ? Je dois réfléchir un peu, avant ? J’aimerais être…

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  • Chroniques d’une Vieille Taupe - 3e épisode

    tetu.jpgMonique la taupe vous invite à découvrir quelques albums...

     

    (par Monique)

     

    J’suis là, youhou !
    Bon.
    Mais quand même.

    J’ai eu un moment d’absence, je sais. De désespoir. D’abandon aussi. Des trucs de vieille taupe. Je me posais des tas de questions, sur les bêtes, la vie sous Terre et l’aveuglement. Ben oui, je broyais du noir. Et quand je vois noir, c’est noir. La guerre, la mort de grand-papounet, la séparation, la peur au ventre lors de l’invasion des topinambours, tout ça a refait surface là-dessous, si je puis m’exprimer ainsi, et d’un coup.

    Et puis hier, Bernard a dit le truc qu’il fallait pour que je remue :
    - Monique, arrête de tirer une tête de cinq kilomètres, ou va t’enterrer ailleurs où j’y suis pas.

    Bref. Il était temps de réagir. Je lui ai fichu un bon coup de patte dans le museau, et je suis montée. Tu devineras jamais sur quel livre je suis tombée, direct ! La cave aux oiseaux. Une histoire où justement, de sales bombes obligent les p’tits piou-piou à se terrer dans le noir en attendant que ça passe. J’ai eu la glotte qu’a joué des castagnotte-gnettes et les quenottes qu’ont eu la tremblette-blotte. C’était tout comme moi, ça, vindiou ! Heureusement, à la fin, dans cette histoire pas rigolote, il est question de liberté. Ouf ! Sauvée, Monique.

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