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  • Cachez ce sein…

    idelette3.jpgLa garde-robe ou Les phrases de taffetas

    Idelette de Bure

    Arléa, 2008

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Certains noms de tissus et de vêtements sont presque aussi beaux que les étoffes et les atours qu’ils désignent. Caraco, cardigan, gabardine, catogan, corsage, soie grège, capeline, houppelande : comment rester insensible à la puissance de suggestion de ces mots un peu magiciens ?

     

    C’est un envoûtement que la belle écriture ô combien sensuelle et féminine d’Idelette de Bure. Une délicieuse poésie de l’artifice, dont la légèreté n’a rien de superficiel. Bien au contraire, une femme - la narratrice - se drape et se dévoile dans ses parures, tour à tour mousseline transparente et carapace, en un jeu de cache-cache à la malice duquel le pseudonyme de l’auteur vient encore ajouter (mais oui ! souvenez-vous ! Idelette, la discrète épouse de Jean Calvin, celui-là même qui refusait que les bons chrétiens portent des vêtements ostentatoires ou fassent preuve de fantaisie…)

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  • La belle et la bête

    Braise
    Laura Desprein
    Arléa, 2002

    (par B. longre)

    Le premier roman de Laura Desprein oblige à côtoyer, dans les moindres détails, une obsession amoureuse qui n'en finit pas de se terminer, une passion incongrue entre "Braise" et "Feu" : une jeune étudiante apparemment saine et un homme sur le retour, pervers sexuel à ses heures, plus ou moins impuissant, mais pour qui la narratrice éprouve une attirance presque contre nature. Quand Valérie (son véritable nom) était lycéenne, c'était lui qui la pourchassait (délaissant pour un temps la sortie de l'école primaire du coin...), l'inondant de petits cadeaux pour la séduire. Deux ans plus tard, c'est elle qui se lance à sa recherche, tant le souvenir de "l'obsédé" l'obsède ; ceci, en dépit de l'apparence physique un peu répugnante ("petit, rondouillard et tout le reste", résume-t-elle), des idiosyncrasies du personnage et des vingt années qui les séparent. S'ensuivent des retrouvailles un brin sordides, des rencontres furtives que Valérie dissimule à son entourage et à ses amis étudiants, entamant ainsi une double vie parfois humiliante et d'autres fois excitante, comportant de multiples moments d'extase qui, paradoxalement, la mènent en enfer.

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  • Dire non à la guerre

    lysis.jpgLysistrata, d'Aristophane
    Traduit du grec par Raphaël Meltz et Laetitia Bianchi
    Arléa, 2003

    (par B. Longre)

    Une traduction vivifiante, au service d'un texte résolument moderne et populaire.

    La pièce est de circonstance (justement, le 3 mars dernier, une lecture universelle s'est déroulée dans tous les coins du monde, 1031 lectures dans 59 pays...) et l'on sait que la préoccupation essentielle d'Aristophane concernait la guerre et la paix ; cette comédie est jouée pour la première fois en 411, durant la guerre du Péloponnèse (les Athéniens et les Spartiates s'affrontaient depuis vingt ans) et peut être considérée, au-delà du genre comique, comme une tentative d'enfin vivre en paix.

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