Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

aravind adiga

  • De la poule au tigre

    adiga.jpgLe Tigre Blanc

    Aravind Adiga

    Traduction de l’anglais (Inde) par Annick Le Goyat

    Éditions Buchet Chastel, 2008

     

    (par Samia Hammami)

      

    « Car, voyez-vous, j’ai été un serviteur autrefois. Trois nations seulement n’ont jamais courbé l’échine devant des étrangers : la Chine, l’Afghanistan et l’Abyssinie. Par respect pour l’amour de la liberté dont témoigne le peuple chinois, et persuadé que l’avenir du monde est entre les mains de l’homme jaune et de l’homme brun à présent que notre maître d’antan, l’homme blanc, s’est perdu lui-même dans la sodomie, l’usage du portable et l’abus de drogue, je me propose de vous révéler, gracieusement la vérité sur Bengadore. Et cela en vous contant ma propre histoire. » C’est en ces termes, non équivoques, que « Tigre Blanc » initie une série de huit lettres rédigées au cours de sept nuits consécutives. Cette longue missive est adressée à Wen Jiabao, le Premier Ministre chinois, à la veille d’une visite officielle dans le pays du Gange en vue de pénétrer le secret des entrepreneurs indiens.
    Balram Halwai, l’auteur de cette correspondance, est l’un de ceux-là. Issu des Ténèbres, il s’en est péniblement arraché pour finalement accéder à la Lumière. Cette extirpation ne se fit pas sans sacrifices car, entre ces deux Indes, des siècles de tradition et un système gangréné aux rouages huilés par l’iniquité et l'arbitraire empêchent tout déplacement d’une réalité à l’autre.

    Lire la suite