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antonin artaud

  • Entretien avec Thierry Galibert sur Artaud

    bestialite.jpgLa Bestialité

    Thierry Galibert

    Sulliver, 2008

     

    (par Frédéric Saenen)

     

    Thierry Galibert a signé en juin 2008 un essai aussi vaste qu’exigeant sur le thème de la bestialité tel qu’on le rencontre dans la modernité occidentale, et ce à travers le prisme de l’œuvre d’Antonin Artaud. La majorité de la critique, découragée sans doute par les quelque 500 pages serrées de cet ouvrage, semble avoir préféré le passer sous silence. Or, le travail de ce professeur de littérature française à l’université d’Aix-Marseille mérite considération. Il offre en effet des perspectives étonnamment fécondes à propos de sujets que l’on croyait entendus depuis longtemps, des plus particuliers (l’évolution personnelle d’Artaud) aux plus généraux (l’histoire du surréalisme, les idéologies totalitaires, les rapports entre aliénation et création, etc.)

     

    À aucun moment pourtant, l’érudition n’apparaît forcée, car Thierry Galibert possède un atout précieux, garant de son crédit : il maîtrise à fond sa matière. Rares sans doute sont les spécialistes patentés d’Artaud qui excellent à citer l’épistolier, le dramaturge, le poète ou l’essayiste avec autant d’aisance, et prouvent de la sorte qu’ils ne méconnaissent aucun recoin de cet esprit tourmenté et déroutant. La démonstration, si ardue soit-elle, finit donc par emporter la conviction. Artaud disait « Définir une vérité, c’est la tuer. ». Nous n’aurons ni cette prétention ni cette cruauté. Voilà pourquoi, plutôt que de résumer pesamment – ou pire : dénaturer – le propos de l’auteur, nous avons préféré lui laisser la parole, dans le cadre de l’entretien qu’on va lire…

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