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amérique

  • Une ado sans peurs (et sans reproches?)

    E113978.gifAilleurs
    de Moka

    L’école des loisirs (medium), 2009

    (par Anne-Marie Mercier)

    Moka (qui fait traîner son Sorcier ! en ajoutant volume après volume à sa série), livrerait ici généreusement une trilogie en un seul volume? En fait, c'est une réédition de titres parus à partir de 1991.
    Les aventures de Francès, dite Frankie gagnent à être ainsi ramassées car les trois intrigues sont fortement liées par l’amour que la jeune fille de 15 ans voue à un Major de l’armée de l’air, quarante ans, veuf, et père d’un garçon à peine plus jeune qu’elle. A la fin des trois tomes, elle arrivera à ses fins. Désolée de griller ainsi le suspens, mais il faut bien dire que ce texte rompt avec les habitudes prudentes de la littérature de jeunesse.
    Rupture sur bien d’autres points assez bien vus même si celui-ci est le plus risqué face aux protecteurs de l’enfance : elle fréquente des jeunes gens pas recommandables et un peu voyous, mais les héritiers des puissants de la ville sont bien pires. Elle fait une fugue et entraîne un plus jeune avec elle, et court de grands dangers, mais sauve un plus petit encore, et puis, il faut bien se faire entendre par les adultes, non ? Elle fait une vie d’enfer à sa sœur conformiste et à sa mère, mais il faut bien que celui (celle) qui a raison toujours, soit le chef, non ? et si ça va pas, on cogne. La négociation n’est pas son fort et elle n’a pas toujours tort en cela.
    Bref, pas très conventionnelle, pas dans le discours, pas féminine pour un sou, ni même raffinée, mais attachante, généreuse et sincère, un ovni efflanqué en tee shirt qui lutte contre le racisme, l’hypocrisie, les pyromanes, les dragueurs, l’exploitation des enfants,… et qui n’a peur de rien.

  • Le monde merveilleux de Walt Disney

    roi amérique.jpgLe roi de l’Amérique

    de Peter Stephan Jungk

    traduit de l’allemand par Johannes Honigmann

    Editions Jacqueline Chambon, 2009

     

     (par Myriam Gallot)

     

    Son nom est « familier à plus de monde que celui de Jésus-Christ ». C’est lui qui le dit. Aux Etats-Unis, quand la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende. Et Walt Disney ne s’est pas privé de fabriquer la sienne, lui, la parfaite incarnation du rêve américain, aimant se présenter jusqu’à la fin de sa vie comme un « garçon de la campagne, qui se cache derrière une souris et un canard ».

     

    Le roman-biographie de Peter Stephan Jungk, consacré au personnage, a beau jeu de mesurer, non sans une inévitable cruauté, l’écart entre l’homme et le mythe. On y découvre un Walt Disney vieillissant, presque anachronique dans les années 60, aussi raciste que généreux, réac et visionnaire, tour à tour Peter Pan et grand méchant loup. Un roi de l’ambivalence, père de Mickey, qu’il n’a jamais dessiné, et qui eut surtout le génie d’exploiter celui des autres. Un mégalomane qui rêvait d’immortalité, jusqu’à former des projets de cryogénie, dans l’espoir d’être ramené à la vie un jour. Mais n’est pas Jésus-Christ qui veut. Walt Disney échoua en son ultime projet.

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  • Parmi les Iroquois

    fleur.jpgFleur des Iroquois
    Marc Séassau

    Collection Connexion, Les 400 coups, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

     

    Alors que Montréal n’était encore que Ville-Marie, on y faisait venir pour cinq ans, dans le cadre de la « Grande Recrue », des Français afin d’y soutenir le développement d’une véritable ville sous la responsabilité du sieur Paul Chomedey de Maisonneuve.

    Parmi les arrivants de l’année 1654 figure la jeune Catherine, âgée de 13 ans, qui accompagne son père, le chirurgien Etienne Bouchard, venu oublier son veuvage dans l’aventure du Nouveau Monde.

    Ils sont tout de suite plongés dans la fragilité et la pauvreté, la rudesse des conditions de vie de cette implantation qui n’a guère plus d’une dizaine d’années. Conscient de la fragilité de chacun dans de telles conditions, Etienne envisage d’établir sa fille au plus tôt, c’est-à-dire de la marier.

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