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alain paruit

  • Déambulations narratives et oniriques

    tsepeneag4.jpgLa Belle Roumaine

    Dumitru Tsepeneag
    traduit du roumain par Alain Paruit
    P.O.L., 2006

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    À lire les premières pages, on aura tendance à se placer dans un décor typiquement parisien aux allures réalistes (le bistrot et ses habitués, le métro et ses faits divers, le Bois de Boulogne…). Plus loin, mais dans une vue rétrospective, on revivra les péripéties historiques de la chute du mur de Berlin et de l’agonie des régimes communistes. A vrai dire, au fil des pages, on sent bien qu’il ne s’agit pas de s’enfermer dans les stéréotypes rassurants et les scènes déjà connues et déchiffrées, qu’il ne s’agit même pas de suivre le déroulement narratif d’une histoire solidement racontée.

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  • L'homme, les anges et les bêtes

    tsepeneag1.jpgAttente

    Dumitru Tsepeneag

    Traduit du roumain par Alain Paruit
    Éditions P.O.L., 2003

     

    (par Jean-Pierre Longre)

    Au début, l’un des éléments du décor général est planté : un jardin public où des enfants heureux, sous la surveillance des bonnes et des nurses, jouent entre les bancs occupés par des personnes âgées, et contemplent fascinés un vieillard qui fabrique des ailes. Rassurant ? Pas vraiment, car dès ces premières lignes, l’image de ce joli parc apparemment anodin se peuple d’animaux étranges qui s’allongent sur le sol ou sautent lentement, de chiens « aux pattes torses » comme les bancs, et le vieillard est en passe de transformer l’un des enfants en être volant. À la fin, aux confins d’une forêt dangereusement mystérieuse, le long d’une voie où plus aucun train ne passera, un aigle de plus en plus grand plane comme un vautour et descend sur une halte ferroviaire et mortifère où le dernier chef de gare, isolé depuis des jours et des semaines, n’attend plus que sa propre métamorphose en oiseau géant.

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  • Le pont des rats...

    tsepeneag3.jpgPont des arts

    Dumitru Tsepeneag
    Éditions P.O.L.
    Traduit du roumain par Alain Paruit

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Dumitru Tsepeneag, après avoir publié trois ouvrages en français (Le mot sablier, qui relate le difficile passage d'une langue à l'autre, Roman de gare et Pigeon vole) est revenu au roumain avec Hôtel Europa, puis Pont des arts.

    On peut soupçonner l'auteur de profiter de son bilinguisme pour, tout en rédigeant dans sa langue natale, penser en français des passages entiers du roman. Pont des arts se présente comme une suite d'Hôtel Europa, aussi bouillonnante dans l'écriture et les relations des personnages entre eux. Personnages que l'on retrouve d'un roman à l'autre, mais qui mêlent sans vergogne l'Auteur à leurs intrigues (Auteur qui, par là, prend le statut de personnage fictif, d'autant plus qu'il s'adjoint un double, Ed Pastenague - anagramme de D. Tsepeneag et pseudonyme sous lequel il publia Pigeon vole...).

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