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afrique

  • L'Afrique autrement

    pinguilly.gifLa défaite des mères

    Yves Pinguilly, Adrienne Yabouza

    Oslo éditions, collection Temps qui passe, 2008

     

    (par Annie Forest-Abou Mansour)

     

    Sous des abords candides et simples, La défaites des mères est un éreintage subtil et savoureux de la politique coloniale européenne des années quatre vingt en Centre Afrique (« il avait fait un voyage en Egypte comme consultant pour une ONG qui, après avoir vendu du sel à la mer, envisageait de vendre du sable au désert ») et de la misère populaire qui en découle. Avec humour (« Dieu a dit : « tu travailleras six jours sur sept, mais si tu es pauvre tu auras en plus la chance de travailler le dimanche au noir... »), une syntaxe et des figures de style souvent puériles et hybrides (« C’était fait, la Terre ronde, qui continuait à tourner sur elle-même et autour du soleil, comptait un empire de plus, turluttu chapeau pointu ! », après l’auto proclamation de Bokassa), les deux auteurs révèlent une  connaissance approfondie des mentalités et de la politique de la région : « papa Bok Ier en profita pour glisser dans les poches du roi de France, à l’insu de son plein gré, quelques petits diamants de rien du tout. Juste ce qu’il faut pour qu’en reprenant l’avion de sa royale république, il ne soit pas en excédent de poids. »

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  • Tribulations d’un ethnolinguiste en Afrique de l’Est

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    Le serval noir

    Marc Vassart

    Au diable Vauvert, 2008

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Somerset Bienvenue est ethnolinguiste au musée de l’homme, menacé de fermeture suite à l’inauguration du musée du quai Branly. Un éclair de génie – à moins que ce soit de folie - le conduit au Kenya, dans le berceau de l’humanité, alors sous les bombes américaines, pour y dénicher une poterie ancienne. L’un de ses confrères a en effet découvert une machine permettant de lire dans les sillons d’une poterie comme sur ceux d’un disque vinyle, et donc de restituer les paroles prononcées pendant la fabrication d’une poterie. Si Somerset Bienvenue réussit à ramener la poterie hadzabé, il pourra peut-être remonter à la langue-mère, à l’origine de toutes les autres, et – qui sait ? – parvenir ainsi à sauver le musée de l’homme par cette découverte majeure.

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  • Yes, she can

    mama miti.jpgMama Miti la mère des arbres

    De Claire A. Nivola

    Le Sorbier (collection « les ethniques »), 2008

    à partir de 7 ans

     

    (par Myriam Gallot)

      

    Au Kenya, Wangari Maathai est surnommée « Mama Miti », « la mère des arbres » en swahili. Cet album biographique traduit de l’américain retrace à l’aquarelle son parcours, jusqu’au prix nobel de la paix, qu'elle reçut en 2004.

    L’œuvre de Mama Miti ? Avoir su réagir à la déforestation massive de son pays, suite à la mise en place de monocultures en remplacement des cultures vivrières traditionnelles, et à ses dramatiques conséquences écologiques et humaines.

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  • Diabou Ndao

     ndiabou.jpg

    Diabou Ndao
    de Mamadou Diallo
    illustré par Vanessa Hié
    Syros, 2008, dès 3 ans.

    (par Caroline Scandale)

    Diabou Ndao est une petite fille gourmande au courage bluffant. Sorte de Fifi Brindacier africaine, elle n’a peur de rien et surtout pas d’un lion mangeur de gnioules... D’ailleurs, elle le traite de « petit chat malade » et « ne le craint absolument pas ! » Comme elle raffole aussi de ces petites noix de palmier que l’on casse pour croquer l’amande qui se trouve dedans, elle reste seule la nuit dans la cour du village pour en briser inlassablement.

    Une nuit qu’elle est seule à se régaler devant sa maison, on entend le félin rugir au loin. « Ce n’est pas un lion qui fera courir Diabou Ndao » assure la fillette. Mais la bête ne tarde pas à se rapprocher et ses rugissements terrifient les villageois qui se barricadent. Il est là, face à elle. Elle s’approche de lui, tente de l’assommer avec une petite pierre ; il en profite pour l’avaler. Mais Diabou Ndao sort par les fesses du lion et l’avale à son tour… « L’histoire de cette petite fille avaleuse de lion est de celles qui ont bercé l’enfance de Mamadou Diallo […] Comme de nombreux contes africains, Diabou Ndao puise dans le foisonnement universel, tel celui de la dévoration souvent associée à la copulation, dont il joue à loisir. »

  • Utopie

    sikah.jpgSikah

    Hilaire Dovonon

    D’un noir si bleu, 2008

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Sikah est une courte fable généreuse et chantante, mûrie sous le soleil d’Afrique et poétiquement mise en mots par le Béninois Hilaire Dovonon. Elle nous amène « à nous poser la question qui fonde l’esprit même de nos rapports humains » écrit Franck Pavloff dans sa préface. Appel à la tolérance et apologie de la différence, Sikah est empreinte d’un humanisme optimiste, sans doute un peu simpliste. Une utopie cependant très plaisante à lire, dépaysante et régénératrice.

     

    http://www.dunnoirsibleu.com