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afghanistan

  • Entre rêve et réalité

    chaboud3.jpgSous les sables d'Afghanistan
    Jack Chaboud
    Editions du jasmin, 2004

     

    (par B. Longre)

     

    Ayoub, quinze ans, est apprenti bijoutier chez maître Hosseini, qui tient une échoppe dans un caravansérail où les nomades vont et viennent, au fil des saisons. Le garçon, orphelin, plutôt orgueilleux, aime à pavoiser devant ses camarades plus jeunes, mais rêve aussi d’espaces lointains en observant les voyageurs qui font halte dans ce lieu ; il attend plus particulièrement une «fille aux yeux dorés», aperçue un an plus tôt, qui lui avait mystérieusement annoncé : «Tu es comme moi, tu peux écouter les voix de l’intérieur. Elles nous parlent de loin.» avant de repartir avec son peuple. C'est en interrogeant maître Hosseini que le garçon apprend que les nomades vivent comme hors du temps et à l’écart, quand ils le peuvent, des sombres réalités contemporaines qui frappent l’Afghanistan depuis des décennies : ils « sont libres comme l’air ; ils vont sans hâte, loin des villes et des guerres. Ils forment les maillons d’une chaîne qui les unit à tous leurs semblables du passé et de l’avenir. »

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  • Contre l'oubli

    destinsdefemmes3.jpgDestins de femmes, Filles et femmes afghanes
    Collection J'accuse..!
    avec un récit de Rolande Causse
    Syros , 2003

    (par B. Longre)

    "Pendant les six ans du régime des taliban, la communauté internationale, à quelques exceptions près, ne s'est pas préoccupée de ces femmes qui n'avaient plus aucun droit, sauf celui de se taire" (Valérie Rohart)

    Nahib a treize ans quand elle est enfin de retour à Kaboul après un exil forcé ; non pas au Pakistan, que sa famille n’a pu atteindre, mais dans la campagne afghane. Dans son « cahier rouge », elle revient sur les événements traumatisants liés à l’arrivée au pouvoir des taliban, mais d’abord, sur la petite enfance heureuse, un temps révolu où les femmes pouvaient couvrir leurs cheveux « d’un voile léger », porter des «robes chamarrées » et travailler, comme le faisait sa mère ; un temps où les petites filles pouvaient aller à l’école et apprendre le persan, les femmes accoucher à l’hôpital et se faire soigner normalement.
    En septembre 1996, l’arrivée des taliban bouleverse la vie familiale : le père de Nahib n’a plus le droit d’exercer son métier de jardinier ( « la beauté des jardins pouvant détourner de dieu »…) et il préfère quitter son pays plutôt que de subir le joug « d’étudiants » cruels et autoritaires. Le voyage est long, douloureux et après qu’un des enfants est blessé par une mine, ils doivent se résoudre à rester en Afghanistan. Pour Nahib, le monde se réduit alors à quelques heures de classe dans une école clandestine et à de longues heures passées « derrière la fenêtre», perchée sur un coffre.

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