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étienne davodeau

  • Vivre dans la zone

    Jeanne de la zone.jpgJeanne de la zone

    Textes de Frédérique Jacquet, illustrations d’Etienne Davodeau

    Editions de l’atelier, collection « L’histoire sensible », 2008

    A partir de 12 ans

     

    (par Myriam Gallot) 

     

    Que reste-t-il de la « zone » ? Quelques expressions pas des plus flatteuses. Plus chic, la beauté moderne du poème préliminaire d’Apollinaire dans Alcools. Et puis c’est à peu près tout. Qui sait encore qu’on appelait la « zone » un cordon de 250 mètres autour des fortifications de Paris, une ancienne « zone militaire » ayant donné son nom à un quartier entre ville et campagne où sont venues s'installer les familles trop pauvres pour vivre ailleurs ?

     

    Ce premier volume de la collection « L’histoire sensible » se propose de faire revivre « ce monde ancien » à travers le personnage de Jeanne, fille de chiffonnier et habitante de ce quartier à la mauvaise réputation infondée.

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  • De luttes en luttes...

    davodeau3.jpgLes Mauvaises gens
    Etienne Davodeau -
    Delcourt, 2005

     

    sélection Prix public du meilleur album - Prix du Scénario
    Angoulême 2006

     

    (par Catherine Gentile)

     

    La première de couverture, construite en symétrie, est explicite : « les mauvaises gens » se tiennent entre l’église et l’usine. Les mauvaises gens vivent dans la région des Mauges, un coin de campagne entre Angers et Cholet, à l’écart des voies de passage, où les notables locaux font la loi et pratiquent un catholicisme fervent et très fermé.

     

    Etienne Davodeau est né et a grandi dans cette région farouche, dont le nom, les Mauges, viendrait d’une contraction de l’expression « mauvaises gens ». C’est l’histoire de ses parents que Davodeau raconte ici et, à travers eux, la manière dont ont évolué les mentalités et le pays. Marie-Jo et Maurice sont nés dans deux villages voisins, dans des familles modestes et catholiques : leurs deux pères étaient pour le premier ouvrier agricole et le second garde champêtre, les enfants fréquentent l’école catholique jusqu’à leur certificat d’études, école majoritaire dans la région, qui joue son rôle pleinement en assénant l’idée que la place de chacun est délimitée une fois pour toutes et que l’on ne peut en changer. Une fois les courtes études terminées, si l’on n’est pas détecté par les enseignants, on va travailler dans les usines que possèdent les petits seigneurs du coin, qui gèrent leurs fabriques d’une poigne paternaliste. C’est ainsi que, ne dérogeant pas à la règle, les parents d’Etienne Davodeau entrent très vite dans le monde du travail.

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