Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

éditions de l'hexagone

  • « Un manifeste [poétique] poivré » : « il faut [bien] loger fureur meurtrière quelque part »

    tdimanche3.jpgD’où que la parole théâtre

    Thierry Dimanche

    Éditions de L’Hexagone, Montréal, 2007

    (par Christophe Rubin)

    Le poète québécois Thierry Dimanche poursuit le cycle de ses Encycliques désaxées, avec ce troisième recueil composé de cinq chapitres – ou mouvements musicaux, puisque chacun se voit attribuer un tempo, comme une partition. Si le premier, intitulé « Sur les ruines les plus fraîches » s’annonce furioso, c’est aussi parce qu’il énonce un projet qui tranche avec toute mièvrerie parfois attribuée à la parole poétique : il s’agit de libérer les identités possibles d’une voix qui surgit avec fougue et cruauté, en faisant déraper la syntaxe et en revendiquant une brutalité prosodique et imaginative.

    « D’où que théâtre parole
    il faut loger fureur meurtrière quelque part
    brûler / dicter l’horrible et qui lacère la voix
    (…) que syllabes accélèrent destruction de l’atone
    ou neutralisent apathie dans une illusion utile
    (…)
    j’assassine la page minée par d’autres à satiété de mollesse »

    Lire la suite