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16/02/2009

Maman en solo

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Ma mère dans tous ses états

Gwendoline Raisson, illustré par Magali Bardos

L’école des loisirs, 2008

 

(Par Caroline Scandale)

 

Voici un petit album très drôle écrit du point de vue de l’enfant, qui met en scène le quotidien d’une maman célibataire et de son petit garçon. On s’amuse de l’interprétation qu’il fait des états d’âme de l'adulte et on rit du décalage entre la réalité et le ressenti de l’enfant, perception tantôt judicieuse, tantôt déformée, mais toujours pleine de bon sens. A travers trois petites histoires indépendantes les unes des autres on découvre que sa mère a peur du noir et tente de lui cacher, qu’elle est prête à se ridiculiser pour lui faire manger des légumes verts et qu’elle a un amoureux secret. Mais le petit garçon n’est pas dupe, il lit en elle comme dans de l’eau de roche… Enfin, c’est ce qu’il croit…

Ma mère dans tous ses états est publié dans la collection Off-Pastel. Cette collection réunit des livres d'humeur et d'humour qui parlent aux enfants et aussi aux plus grands. « Des livres singuliers avec un brin de folie ou de philosophie, qui sortent des rails sans toutefois dérailler. »

 

http://www.ecoledesloisirs.fr/index1.htm

15/02/2009

Impossible justice

9782732039275.gifLe Mauvais Juge
Blaise Cendrars, Illustré par Merlin

Le Sorbier, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Cette histoire fait partie des célèbres Petits Contes nègres pour les enfants des blancs de Cendrars et mêle récit étiologique et fable moderne. Pourquoi le chien déteste-t-il le chat ? Pourquoi le feu brûle-t-il le bois, est éteint par l’eau, qui est bue par l’éléphant, qui est piqué par la fourmi et surtout pourquoi le babouin marche-t-il de biais ? Pourquoi le destin de l’homme est-il de toujours travailler, de souffrir pourtant de la faim et de subir les injustices ?
Le tailleur, représentant de l’humanité, en appelle à la justice, incarnée par le Babouin, une justice paresseuse et qui se soucie plus des châtiments à infliger aux éventuels coupables que des victimes. La complexité du cas avec  des responsabilités en chaîne (l’homme accuse la souris qui accuse le chat, qui accuse le chien…) sont mises en valeur par les illustrations de Merlin avec de beaux effets colorés de pastel gras sur des fonds beiges moins bruts qu’ils n’en ont l’air.

Alice pur sucre

alice.jpgAlice au pays des merveilles
Lewis Carroll
Illustré par Thomas Perino

Seuil jeunesse, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Un Alice délicieux, anti-Walt Disney. Pour résumer : le texte français est fidèle et simple, bellement traduit par Jacques Papy. Les illustrations sur bois gravé de Thomas Perino mêlent poésie, géométrie, étrange (superbes cartes à jouer, léger frisson de peur). L’album tout entier est très soigné : beau papier crème, illustrations en noir et blanc, quelques touches de rouge, tranche lilas.

13/02/2009

Portrait de l’artiste, la nuit

auster.jpgSeul dans le noir
Paul Auster

Traduit par Christine le Boeuf
Actes Sud, 2009

(par Anne-Marie Mercier)

Rarement livre aura autant correspondu à son titre. La solitude y est le cœur de tout, le point central et le moteur des rares événements. Récit d’une insomnie, évoquée dans la première phrase comme « une nuit blanche de plus dans le grand désert américain », il se clôt avec cette phrase, répétée plusieurs fois dans les pages précédentes : « ce monde étrange continue de tourner ». Solitude au monde, à son pays (les USA, vu comme un « grand désert »), aux autres et à soi, tout cela se concentre en une seule nuit d’un seul individu – ou presque. En fait, August Brill n’est pas totalement seul : sa fille et la fille de celle-ci partagent le même espace et le même tourment de ne pas dormir, à des rythmes différents. Mais chacune d’elles est un autre concentré de solitude, abrite une autre forme de douleur.

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12/02/2009

Philosophie en noir et blanc

9782841569632.jpgLe Maître de tout
De Bart Moeyaert et Katrien Matthys
Le Rouergue, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Un chien attaché attend son maître qui ne vient pas. Un chat, perplexe, le regarde, lui parle, guette ses pleurs et gémissements, questionne sur ce maître et ce qui les lie, prêche la révolte, la fuite, en vain, au fur et à mesure que les jours passent. « Un jour sans maître, je sens un manque », dit le chien ; « un jour sans maître, je me sens saltimbanque », dit le chat. L’incompréhension du chat quant au comportement du chien évoque l’une des Histoire comme ça de Kipling, « Le chat qui s’en va tout seul » : « je ne sais pas, je suis le chat » dit le chat. Le thème de la liberté et de l’attachement est au cœur de ces dialogues très elliptiques et pleins d’implicite.

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11/02/2009

Vivre dans la zone

Jeanne de la zone.jpgJeanne de la zone

Textes de Frédérique Jacquet, illustrations d’Etienne Davodeau

Editions de l’atelier, collection « L’histoire sensible », 2008

A partir de 12 ans

 

(par Myriam Gallot) 

 

Que reste-t-il de la « zone » ? Quelques expressions pas des plus flatteuses. Plus chic, la beauté moderne du poème préliminaire d’Apollinaire dans Alcools. Et puis c’est à peu près tout. Qui sait encore qu’on appelait la « zone » un cordon de 250 mètres autour des fortifications de Paris, une ancienne « zone militaire » ayant donné son nom à un quartier entre ville et campagne où sont venues s'installer les familles trop pauvres pour vivre ailleurs ?

 

Ce premier volume de la collection « L’histoire sensible » se propose de faire revivre « ce monde ancien » à travers le personnage de Jeanne, fille de chiffonnier et habitante de ce quartier à la mauvaise réputation infondée.

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10/02/2009

L’épopée du vulgaire

plouktown.jpgPlouk Town
Ian Monk

Introduit par Jacques Roubaud
Éditions Cambourakis, 2007

                            

(par Jean-Pierre Longre)

 

Au commencement était la contrainte et la contrainte s’est faite verbe et le verbe s’est fait avalanche. Ainsi : Plouk Town est un long texte poétique en onze parties : la première contient un poème (x) d’un vers (x2) d’un mot (x), la seconde deux parties (x) de quatre vers (x2) de deux mots (x), la troisième trois poèmes (x) de neuf vers (x2) de trois mots (x) et ainsi de suite, jusqu’à la dernière partie contenant 11 poèmes de 121 vers de 11 mots… L’avalanche, extension du principe oulipien de « boule de neige », sert donc à l’auteur de contrainte rythmique, et au texte de cadre poétique, à l’intérieur duquel d’autres contraintes (anaphores, rimes et antérimes, recherche de toutes les combinaisons possibles d’un ensemble de 9 mots aboutissant à la composition de 81 vers (99)…) guident le texte.

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09/02/2009

Petit thriller adolescent

vendeur cauchemars.jpgVendeur de cauchemars

André Benchetrit

Le Rouergue, collection « DoAdo noir », 2008

à partir de 12 ans

 

(par Myriam Gallot)

 

Dans la famille « roman noir pour ado », je demande le fils et la fille. Leurs parents flambeurs ont quelques ennuis avec les huissiers. La fille est victime de visions : un insupportable nain roi de pique lui apparaît et dialogue avec elle. Le fils s’occupe de sa petite sœur tout en révisant ses cours, pendant que les parents sont au travail pour tenter d’éponger leurs dettes. C’est alors qu’apparaît un géant psychopathe déguisé en représentant de commerce au sourire tout droit sorti d’une émission de variétés. Sa marotte est de s’immiscer chez les gens et de les effrayer avant de les assassiner sauvagement.

Vendeur de cauchemars est un petit thriller en huis-clos balançant entre réalisme et fantastique, épouvante et comique de situation. La fin est heureuse, très heureuse - trop heureuse ? Sans doute qu’à rebours de tout ce qui précède, André Benchetrit a voulu conférer à son roman des vertus éducatives en rappelant aux jeunes qu’ils peuvent avoir confiance en les adultes. Y croiront-ils vraiment ?

 

http://www.lerouergue.com/

 

http://andre.benchetrit.free.fr/

L'Art Poétique

temps.jpgJean-Philippe Viret, Edouard Ferlet, Fabrice Moreau
Le temps qu'il faut 
(MELISSE, MEL666004, Abeille Musique)

 

 (par Jacques Chesnel)

 

Lu dans le communiqué de presse: « la beauté et le mystère de cet album pourrait être cachée dans les titres des quatre précédents albums du trio "Considérations", "Etant donnés", "L'Indicible", "Autrement dit"… » Et à chaque fois, l'importance des titres en relation très intime avec la composition, une rareté.

Ce qui saute aux oreilles depuis le début de ce trio hors normes, c'est de constituer un VRAI groupe par la cohésion et l'empathie dans le(s) choix esthétique(s) sans céder au faire-valoir ou savoir-faire systématiques ; chaque disque est le prolongement naturel du précédent, une rareté également.

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07/02/2009

Blanche-neige au miroir

E113792.gifBelle comme le jour
Gail Carson Levine
Traduit par Agnès Desarthe
L’école des loisirs (Neuf), 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Depuis Ella l’ensorcelée, Gail Carson Levine s’est fait une spécialité des contes revisités. Ici, on ne devine qu’assez tard qu’il s’agit de Blanche Neige (le titre anglais, « Fairest » était plus parlant) malgré les indices livrés dès les premières pages : l’héroïne est une enfant trouvée fort laide ; trop brune dans un pays de gens clairs, trop pâle, aux lèvres trop rouges, mais aussi trop grande. Elevée par des aubergistes, elle arrive au château par une succession de hasard et devient la confidente de la belle princesse au miroir (« dis moi, miroir… »). Cette femme si belle est aussi la perversité même et entraîne la pauvre Aza dans son sillage, amenant le royaume au bord de la ruine, et empoisonnant Aza (avec une pomme, et on connaît la suite) lorsque celle ci devient plus belle qu’elle.

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06/02/2009

Le cœur en charpie

adam.jpgDes vents contraires
Olivier Adam

Éditions de l’Olivier, 2008

 

(par Jean-Pierre Longre)

 

Sarah a disparu sans laisser de traces, abandonnant son époux et ses deux jeunes enfants à leurs éternelles questions (Où est-elle ? A-t-elle fui ? A-t-elle été enlevée ? Est-elle morte ?) et, surtout, au vide désespéré de leur cœur. Paul Anderen, scénariste et romancier en mal d’écriture, décide alors de revenir avec Clément et Manon au pays de son enfance, dans cette Bretagne où les vents et la mer accompagnent et trahissent la violence des sentiments.

 

Paul retrouve à Saint-Malo des souvenirs, le goût salé de l’océan, quelques êtres affectueux comme son frère Alex et sa belle-sœur Nadine (qui l’embauchent en douce dans leur auto-école), mais aussi la froide brutalité de la société et de ses institutions, auxquelles ses enfants et lui-même n’arrivent pas adapter leur existence. Le manque est toujours là, qu’ils tentent de pallier par l’amour inconditionnel qu’ils se vouent mutuellement.

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05/02/2009

L'Afrique autrement

pinguilly.gifLa défaite des mères

Yves Pinguilly, Adrienne Yabouza

Oslo éditions, collection Temps qui passe, 2008

 

(par Annie Forest-Abou Mansour)

 

Sous des abords candides et simples, La défaites des mères est un éreintage subtil et savoureux de la politique coloniale européenne des années quatre vingt en Centre Afrique (« il avait fait un voyage en Egypte comme consultant pour une ONG qui, après avoir vendu du sel à la mer, envisageait de vendre du sable au désert ») et de la misère populaire qui en découle. Avec humour (« Dieu a dit : « tu travailleras six jours sur sept, mais si tu es pauvre tu auras en plus la chance de travailler le dimanche au noir... »), une syntaxe et des figures de style souvent puériles et hybrides (« C’était fait, la Terre ronde, qui continuait à tourner sur elle-même et autour du soleil, comptait un empire de plus, turluttu chapeau pointu ! », après l’auto proclamation de Bokassa), les deux auteurs révèlent une  connaissance approfondie des mentalités et de la politique de la région : « papa Bok Ier en profita pour glisser dans les poches du roi de France, à l’insu de son plein gré, quelques petits diamants de rien du tout. Juste ce qu’il faut pour qu’en reprenant l’avion de sa royale république, il ne soit pas en excédent de poids. »

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Abécédaire amoureux

jetaime.jpgJe t’aime du bout du monde

Servane Havette
Editions du Jasmin, 2008

 

(par Frédérique Mattès)

 

Ce très bel abécédaire grand format nous offre un voyage à travers le monde grâce à un parti pris original, s’appuyer sur la diversité des langues et des écritures pour présenter chaque pays.

Les couleurs chatoyantes des portraits en gros plan réalisés sur fond de journaux du pays nous saisissent à chaque page tournée et nous permettent  d’entrer de plein pied dans l’ambiance de chaque lieu.  Le « Je t’aime » (décliné  dans plus de vingt langues) qui s’étale en grosses lettres à l’encre noire complète très agréablement l’illustration. Pourra plaire, à offrir….. aussi bien à un enfant qu’à un adulte.

 

http://www.editions-du-jasmin.com/

Camomille pour dormir d'ennui

camomille.jpgLa Sorcière Camomille et les trois petites sœurs au pays des contes
De Rozer Capdevilla (illustration ?)

Le Sorbier, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Cet album donne un nom d’illustratrice et pas de nom d’auteur. On peut supposer que Rozer Capdevilla préfère se contenter de cette fonction et tient peu à la première qui ne viendrait qu’en commentaire des images ? De fait, le texte est extrêmement faible, de même que l’argument : les trois sœurs sont plongées chaque soir dans un nouveau conte (Cendrillon, Blanche-Neige, Le Petit Poucet, etc.) et dans chaque histoire la sorcière tente de régler définitivement leur sort. Mais, grâce à leur vivacité, leur imagination, etc, elles s’en sortent toujours. Un album parfaitement inutile qui utilise une veine commerciale éculée.

04/02/2009

Maximes florales

pensees.jpgLes pensées sont des fleurs comme les autres

Franck Prévot et Régis Lejonc
Editions L’Edune 2008

 

(par Frédérique Mattès)

 

Un florilège de pensées en formes brèves pour nous permettre d’arrêter un instant le tourbillon de la vie.… Un soupçon de poésie dans ces leçons de choses un peu décalées qui peuvent aller parfois jusqu’à la leçon de sagesse,  illustrées de façon naïve par Régis Lejonc. A feuilleter un peu, beaucoup,…à l’occasion… à déguster par petites touches. On sourit, on rit même… un bon remède contre la morosité ambiante !

 

http://www.editionsledune.fr

Le jeu troublant de l’existence

dlachaud.jpgLe vrai est au coffre
Denis Lachaud
Actes Sud, 2005 / Babel 2009

 

(par B. Longre)

 

Des parents aimants et une atmosphère familiale relativement paisible ne pourront empêcher le petit Thomas, qui démarre son récit à l’âge de cinq ans, de peu à peu glisser dans un monde parallèle, semi imaginaire, qui annonce de façon ténue la fracture identitaire à venir. Les indices offerts au lecteur sont d’abord maigres : la création, entre autres, d’une famille virtuelle avec son amie Véronique et ses poupées, un éparpillement de réalités qui se superposent dans l’esprit du jeune narrateur et qui n’inquiètent pas d’emblée, des jeux en surface innocents qui ouvrent pourtant la voie à un malaise plus ample, qui prend corps quand Thomas (Tom pour lui-même et Toto pour ses parents…) entre à l’école primaire, et devient le bouc émissaire d’une catégorie brutale d’élèves, prompts à tourner en dérision son comportement qu’ils disent efféminé.

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03/02/2009

Images d’hier et de demain

couchot.jpgDes Images, du temps et des machines dans les arts et la communication
Edmond Couchot

Editions Jacqueline Chambon, 2007

(par Anne-Marie Mercier)

Ce livre traite de la question fondamentale des rapports entre les images et le temps. Le temps de faire, de transmettre, de regarder, les conditions du regard, tout cela entre en ligne de compte dans l’examen de ce que sont, ont été et seront les images. Mais au-delà se posent aussi celles de nos rapports au temps et à l’Histoire.
Si la première moitié de l’ouvrage évoque des choses assez connues (développées notamment par R. Debray dans Vie et mort de l’image), la seconde explore un champ plus nouveau, celui des nouvelles images, tant artistiques que documentaires ou ludiques et pose des questions passionnantes en interrogeant le nouveau rapport au temps et au réel qui se dessine à travers notre pratique de celles ci. Les images interactives posent la question de l’auctorialité : comment définir l’auteur et le récepteur de ces œuvres ? de nouvelles machines-images sont capables de simuler des émotions, de décrypter les émotions de ceux qui les manipulent, et de les manipuler à leur tour. Tout peut être remis en question par la révolution numérique, pas seulement les techniques.

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02/02/2009

2001, année Jarrett

keithj.jpgKeith Jarrett, Gary Peacock, Jack DeJohnette
Yesterdays 
(ECM 2060)

 

(par Jacques Chesnel)

 

Voici donc LE Keith Jarrett de l'année… celui de l'année 2001; en effet, c'est le quatrième album à prendre place dans les enregistrements collectés lors de cette tournée mondiale cette année-là, entre Always Let me Go (avril) et My Foolish Heart /Montreux (22 juillet) et The Out-of-Towners (le 28) ; trois sur quatre sont consacrés exclusivement aux standards de Broadway (« on sait à quel point ces chansons sont gorgées de musicalité ; les musiciens de jazz ne sont pas condamnés à sans cesse briser portes et fenêtres en quête de nouveaux territoires: la musique peut très bien se trouver déjà dans la pièce », déclare K.J.) ou aux compositions phares du be-bop.

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31/01/2009

La vie devant soi

jolie fille rien que pour moi.jpgUne jolie fille rien que pour moi

Aurélie Antolini

Editions Intervista, collection « les mues », 2008

 

(par Myriam Gallot)

 

A n’en pas douter, Aurélie Antolini s’est amusée en écrivant son premier roman. Coup de cœur de Constance Joly-Girard, directrice de la collection « les mues », Une jolie fille rien que pour moi a l’art de capturer dès les premières lignes.
Son secret ? Un savoureux langage pré-adolescent à la Romain Gary qui explose (de rire évidemment) à chaque page, mélange de jeux de mots, de réflexions de bon sens, d’images décalées et de petits détournements de textes de la vie de tous les jours (étiquettes, mots fléchés, etc)

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30/01/2009

Ombres danoises

otage.jpgL’Otage
Olav Hergel
traduit du danois par Laurence W. Ø. Larsen
Gaïa, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

L’aspect roman policier n’est pas celui qui domine ou qui intéresse le plus : on sait d’avance qui a fait quoi et pourquoi, et la chasse à l’homme de la fin du roman tient une faible place. Mais on est pourtant constamment face à une enquête et à des stratégies de dévoilement.
Une journaliste travaillant pour un grand quotidien conservateur danois est enlevée en Irak. Son jeune ravisseur la fait évader pour lui éviter la mort et lui demande de mentir sur les conditions réelles de sa fuite afin d’éviter d’en subir les conséquences. D’où une première enquête, celle de ceux qui ne se satisfont pas de ses déclarations lorsqu’elle rentre en héroïne dans son pays et qui tentent de comprendre ce qui s’est réellement passé.

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