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Madeline Roth

Toutes les notes par cet auteur

Madeline Roth a écrit 2 notes

  • Culpabilité collective

    lward.jpgOutside Valentine

    Liza Ward

    Traduit de l’américain par Françoise Jaouën, coll. « Domaine étranger », Editions 10/18

     

    (par Madeline Roth)

     

    Au début on ne comprend rien. « Dans mon rêve, la neige tombait partout dans mon bon vieux Nebraska. » On a en tête la très belle image de couverture, ce rouge sang dans la neige blanche, et pendant toute la lecture on a froid. Au début on ne comprend rien mais on est embarqué. Trois années, 1991, 1957, 1962, et trois voix, trois personnes dont on essaie de deviner les liens, jusqu’à ce que tout se mette en place. Et c’est magistral.
     En 1958, dans l’hiver du Nebraska, Charles Starkweather, 19 ans, et Caril Ann Fugate, 14 ans, tuent onze personnes, au terme d’une des plus célèbres tragédies américaines. Liza Ward, l’auteure du texte, a perdu ses grands-parents dans ce drame.

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  • Inacessible à la lumière du dedans

    cforget.jpgLa nudité ne dévoile pas une femme émue

    Carole Forget

    L’hexagone, coll. « L’appel des mots », 2008

     

    (par Madeline Roth)

     

    « d’une place à l’autre

    toujours marchant vers la suivante

    nous allons    méconnaissables

                il manque la photo

                que les passants prendraient de nous

    en suspens

    dans l’entre-deux qui fait périr

    un peu moins rapidement »

     

    La nudité ne dévoile pas une femme émue est le troisième recueil de poésie de Carole Forget. Après Elle habite une metropolis (Editions David, 2002) et Comme si le vide avait un lieu (sur des photographies de l’artiste Melvin Charney, Editions du Passage, 2006), l’auteure s’interroge sur les signes, les objets, les photographies, le dehors, le regard. Sur ces choses qui répondent à un besoin de confirmation de ce que l’on vit. Les signes que l’on attend de notre présence auprès de l’autre. « Dans cet état de fragilité et de perte de références par rapport au monde extérieur, le regard et la photographie se présentent tout spécialement comme des preuves pouvant servir de points d’orientations ».

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