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roman jeunesse - Page 4

  • Pour les enfants qui n’aiment pas la plage

    genevievebrisac5.jpgViolette et la boîte de sable
    Geneviève Brisac
    Mouche de L’Ecole des Loisirs, 2004

     

    (par Louise Charbonnier)

     

    C’est les vacances. Violette et son petit frère Bruno doivent se dépêcher car Maryse la baby-sitter est pressée d’aller rejoindre son amoureux à la plage. Puis Bruno part jouer avec son copain, laissant Violette seule avec son ennui. Car Violette n’aime pas la plage. Elle a beau essayer de décalquer sur le sable les formes que prennent les nuages, la mer vient inexorablement effacer son œuvre. Violette se sent plus que jamais « seule, abandonnée et sans forces » dans un monde « décidément décevant. Pas solide. Non, pas solide du tout ». C’est alors que Violette aperçoit une boîte en bois ballottée par les vagues. De cette boîte surgit tout un monde, le monde intérieur de Violette, plein de sensations agréables qui s’assemblent et esquissent un sourire.

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  • « Où est la liberté, Yacine, où est le bonheur ? »

    clefdessages3.jpgLa Clef des Sages
    Michèle Bayar et Jean-Claude Djian

    illustrations d’Arnaud Bétend
    Petit à Petit, 2003

    (par Martine Falgayrac)

    Un tapis soyeux file dans le ciel de l’Algérie contemporaine. Conduit par la magie et l’amour, «libre comme la grive», il emporte deux jeunes gens, avides de bonheur, vers la demeure d’un vieux sage…
    Yacine dévore les livres et apprécie par-dessus tout la poésie ; il ne va plus au collège depuis qu’il a pris la relève de son père, tisserand à Tlemcen. Maintenant, le jeune garçon de quinze ans, reconnu intelligent, cultivé et habile, «travaille le jour, étudie la nuit et rêve tout le temps». Il aimerait tant retourner à l’école, revoir Amina dont il est amoureux, être remarqué par le père de la jeune fille, se payer un ordinateur pour l’échoppe… Dernièrement, le vieux sage Ali Amoura lui est apparu en songe, brandissant sous son nez la clef du bonheur ! Yacine partirait bien sur un tapis volant pour aller chercher ce trésor, pour que tout s’arrange. Hélas « ce n’est pas en rêvant qu’on arrive à quelque chose » lui répète son père. Pour l’heure, il faut terminer le tapis de soie qui doit être livré demain… Zitouna, somptueuse chatte angora aux pouvoirs merveilleux, douée de parole, persuade Yacine de «prendre son destin en main» et transforme l’ouvrage en tapis volant. L’amour qui est «plus fort que toutes les magies» conduit l’équipage jusqu’à la villa d’Amina ; c’est décidé, les adolescents feront ensemble le voyage jusqu’à la grotte du sage…

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  • Pérégrinations d'une pierre qui roule...

    janineteisson3.jpgLa petite pierre de Chine
    Janine Teisson
    illustrations de Chen Jiang Hong
    Actes Sud Junior, les contes philosophiques 2004

     

    (par B. Longre)

     

    Ce conte va volontairement à l'encontre de l'adage populaire qui dit qu'une pierre qui roule n'amasse pas mousse... Car la petite pierre de ce "road-movie" philosophique va profondément s'enrichir, découvrant le monde, les hommes, la nature et le sens des choses, tirant une sage leçon de chacune de ses expériences.

     

    Avant d'entreprendre, un peu malgré lui, ce long voyage, le caillou sans importance se tient immobile entre deux énormes rochers surplombant la Chine, Paah et Maah (qui jouent le rôle de père et de mère), imperturbables : « Personne ne savait qu'il existait un petit espace entre les deux rochers géants et que, dans cet espace minuscule, il y avait une petite pierre. » Cette dernière n'ose bouger, croyant que sans elle les deux gros cailloux s'écrouleront ; un jour, pourtant, ce sont les éléments qui vont se charger de la transporter ailleurs. D'abord l'eau, puis des animaux (un poisson argenté, un canard, une perdrix...) mais aussi les hommes, qui tour à tour la rejettent ou s'en servent, la traitent avec indifférence ou lui montrent combien elle peut être utile ; par sa faute, un homme mourra ; grâce à elle, une femme aura avancé dans son travail...

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  • Parlons des Tchétchènes…

    chardon3.jpgLe Chardon Tchétchène
    Sous le rouleau compresseur russe
    Collection J'accuse..!
    Syros, 2003

    (par Martine Falgayrac)

    Laurence Binet a déjà écrit pour « J’accuse ! », collection militante des droits de l’homme : en 1997 Nakusha l’indésirable dénonçait la condition des femmes en Inde et en Afghanistan. Elle publie cette fois Le chardon Tchétchène, composé de deux récits et d’un dossier documentaire, qui s’inscrit dans le programme d’information mené par Amnesty International sur l’affrontement russo-tchétchène qui perdure. Ce conflit sans fin est marqué de part et d’autre par de graves violations des droits humains.

    Les deux premières parties du livre sont des récits mettant en scène des personnages «innocents», l’un civil tchétchène, petite fille ordinaire dans une famille tchétchène ordinaire, le second simple soldat russe exécutant son service militaire. Les deux récits suffisent pour bien comprendre la douleur et l’horreur de cette guerre civile destructrice. Nombre de jeunes lecteurs seront surpris car peu d’entre eux situent la Tchétchénie. D’ailleurs, il aurait été intéressant de placer une carte géographique au début du livre, d’y placer Grozny, Moscou, de remarquer la proximité de régions en pleine actualité (Iran, Iraq…). Les deux fictions croisent étroitement la réalité. Elles pourraient sûrement être proposées en marge du programme d’histoire géographie qui prévoit l’étude de la Russie en classe de 4e mais dans des manuels dépassés par les évènements.

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  • Métamorphoses

    chauffeusedebus2.jpgLa Chauffeuse de bus
    Vincent Cuvellier
    Illustrations de Candice Hayat
    Le Rouergue, 2002 - collection Zigzag

    (par B. Longre)

    Le petit Benjamin habite loin de l'école et chaque matin, il prend le car scolaire qui, malheureusement, le dépose toujours à l'heure ; c'est un peu de la faute de la chauffeuse du bus, une femme taciturne dont les enfants se moquent souvent : c'est une femme, mais pourquoi a-t-elle de si gros muscles ? Ce qui incite certains à l'appeler "Monsieur", lui déniant ainsi toute féminité et la considérant d'emblée comme monstrueuse ou anormale ; il est vrai qu'elle est costaude, qu'elle fume cigarette sur cigarette, qu'elle a un "gros pif" et qu'elle "pue"... bref, elle est moche ! Un prétexte suffisant pour les enfants, qui, le reste du temps, l'ignorent royalement...
    Mais un matin où il est plus fatigué que d'habitude, Benjamin s'endort dans le bus et se réveille au dépôt... et se retrouve, pour la première fois, seul avec elle, figure familière et inconnue à la fois. Elle se méfie, fait comprendre qu'elle ne supporte pas les "gosses" et qu'elle va bien vite le ramener à l'école.

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