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myriam gallot - Page 4

  • « Le droit à la beauté et à la poésie »

    mercure3.jpgMercure liquide, revue littéraire et graphique

    Numéro 8 (janvier 2008)

     

    (par Myriam Gallot)

     

    « Mercure liquide construit, depuis huit numéros maintenant, une esthétique de la diversité et de la sensibilité. Son moteur est toujours le sentiment d’une urgence : celle d’un dialogue créatif entre les arts.»

     

    Petite promenade subjective dans ce dernier numéro.

     

    Tout de suite explose à la figure la déflagration des mots de « Party incendiaire »,  qui vomit la société française et sa reproduction de la caste dominante. FP. Meny, « à la rue », exclu d’un système absurde et violent, le dénonce avec l’énergie de celui qui ne veut pas crever : « Je n’ai demandé qu’une chose. Elle m’a toujours été refusée. J’ai lutté pour l’obtenir, vraiment. Cette chose, mes semblables l’ont sans la chercher. Cette chose n’est ni l’argent, ni l’amitié, ni la gloire. C’est une place parmi les hommes, une place à moi, une place qu’ils reconnaîtraient comme mienne sans l’envier, puisqu’elle n’aurait rien d’enviable. »

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  • Douze variations sur les blessures intimes

    lbarrere3.jpgRescapés ordinaires

    Laurence Barrère

    D’un Noir si Bleu éditeur (collection Traverses)

     

    (par Myriam Gallot)

      

    Ils ne sont pas nombreux les éditeurs spécialisés dans la publication de nouvelles, et qui revendiquent les qualités de ce prétendu petit genre littéraire. Ceux qui laissent leur chance à de jeunes auteurs inconnus, n’ayant jamais publié de roman. D’un Noir si Bleu éditeur propose ainsi aux lecteurs qui aiment sortir des sentiers battus un recueil de nouvelles de Laurence Barrère qui mérite ce détour par les marges.

     

    Rescapés ordinaires n’est pas une compilation d’histoires, mais un véritable recueil dans lequel douze nouvelles s’interrogent les unes les autres, un édifice traversé de signes et de connivences, mais aussi de tensions.

     

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  • Désynchronisation familiale

    100prcent3.jpg100% chimique

    Doeschka Meijsing

    Traduit du néerlandais par Charles Franken

    Le Castor Astral, « escales des lettres », 2008

     

    (par Myriam Gallot)

     

    C’est une histoire de famille, retorse et ambivalente. Une famille où les hommes n’ont jamais vraiment eu leur mot à dire et où ce sont les femmes qui occupent le devant de la scène, en premier chef la pétulante arrière-grand-mère, modiste allemande, Maria Blumenträger, puis ses filles, petites-filles, jusqu’à son arrière petite-fille, qui tente de compléter le puzzle de ces Allemands devenus Néerlandais par nécessité, « immigrés qui ont refermé la porte derrière eux. »

     

    La narratrice livre une guérilla sans merci à sa mère Ilna qui refuse de livrer ses souvenirs à sa fille, dont elle se méfie. Nous sommes 100% chimique, a entendu dire cette dernière à la télé, alors à quoi bon aller chercher l’âme de la famille ? Pourquoi vouloir inventer n’importe quoi ?

     

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  • Petit, mignon, mais coriace

    nquintanne3.jpgUne oreille de chien

    Nathalie Quintane, illustré par Nelly Maurel

    Editions du chemin de fer, 2008

     

    (par Myriam Gallot) 

     

    C’est à première vue un joli petit livre de poche à rabat, un sympathique livre illustré qu’on peut feuilleter au lit sans se fatiguer les bras, glisser dans son sac le temps d’un voyage… ce n’est sans doute pas un hasard s’il est publié par les éditions du chemin de fer.

     

    Mais les apparences sont trompeuses. Nathalie Quintane nous emmène pour une visite guidée de V., ville de province archétypale, avec ses lotissements et son philosophe célèbre du nom duquel on a baptisé rue, place, lycée. V. n’échappe pas à la mode des épithètes indispensables à une bonne communication : « ville fleurie »,  « ville sportive », et surtout – c’est beaucoup moins flatteur - « ville moyenne » dans tous les sens du terme.

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