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anne-marie mercier - Page 4

  • La légende du pet

    patenplon.jpgLe géant Patenplon
    Fabian Negrin

     Le Rouergue, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Patenplon a des oreilles de Mickey, un nez de Pinocchio menteur, un caleçon rayé. C’est un géant effrayant et très bête cherche à se goinfrer de tout ce qu’il trouve. Des oies, tout d’abord, qui le roulent dans la farine en se faisant passer pour des chameaux. Dialogue cocasse et absurde. Ensuite un nuage, puis tous ceux qu’il trouve, des gris, des roses, des petits, des énormes, tant qu’il enfle. Arrivé à la taille d’une montgolfière, il explose d’un premier pet, dévastateur, un second, etc.
    A la fin, il a disparu, reste son essence, le pet, qui rôde partout et chez tous comme une possible présence du géant disparu… jusque sous les jupes de maman. D’aucuns n’apprécieront pas cette dernière pointe, pourtant vraie et, comme tout ce qui est vrai, salutaire bien qu’irrévérencieuse.
    Fantaisie totale dans le dessin, qui joue sur l’ « Hénaurme », le disloqué, le décalé. Fantaisie sur la mise en page et la mise en texte, la typographie, couleurs qui claquent.
    Un vent de fraîcheur.

  • Mords-le

    mordsle.jpgMords-le !
    de Michel Backès
    L’école des loisirs, 2007

    (par Anne-Marie Mercier)

    Un cauchemar de chasseur, à rapprocher du Petit humain d’Alain Serres. Le chasseur et son chien prennent un tout petit lapin, qui leur promet de les emmener dans un lieu où il y en a de plus gros. Ils tombent sur des lapins géants qui renversent l’échelle des tailles. Ils se proposent d’engraisser l’humain (bien trop petit à leur goût) pour le repas d’anniversaire de leur petit.
    Cette fable (qui finit bien) est illustrée un peu à la manière de Benjamin Rabier, avec un charme désuet rafraîchissant.

  • Fantaisie

    inezp.jpgInezspéré
    Paco Livan et Ivan Prieto

     OQO éditions, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

    Dessins bariolés, papiers découpés, typographie démonstrative, accompagnent un récit original, tiré d’une légende canadienne : un vieux mage laisse trois objets magiques à ses trois filles. La plus jeune utilise le sien pour rencontrer un beau prince (le prince de l’île d’Abeau). Mal lui en prend car il la trompe et lui vole son précieux objet. Elle le revoit par deux fois, avec les objets prêtés par ses sœurs compatissantes, se fait tout dérober et ne retrouve les biens hérités de son père que grâce à une ruse finale qui dénoue tout. Ils ne se marient pas et l’on ne sait si le prince en devient meilleur, la fantaisie est le but de l’histoire.

  • Un rêve

    hahn.jpgUne peinture de rêve, un voyage en Australie
    Cyril Hahn
     Hatier, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Japara, 10 ans, aborigène du nord de l’Australie, n’a plus ou pas envie de se joindre aux autres, petits ou grands. Ce qu’il préfère, c’est aller seul dans le bush où il épie le peintre sur écorce.
    L’album raconte la découverte par Japapra de ce qui est dans la peinture, le temps de la création, appelé le temps des rêves, dans lequel les grands ancêtres se sont transformés en animaux et structurent le monde.
    Si la narration est assez plate et convenue, les dessins du rêve de Japara sont magnifiques (les autres moins intéressants par leur maladresse appuyée). Les dernières pages proposent un petit résumé de l’histoire des aborigènes (assez optimiste sur leur état présent), un lexique.

  • Horace le dragon

    secrethorace.jpgLe secret d’Horace
    Oskar Farkoa et Eva Offredo

    Gautier-Languereau, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

    Un récit étiologique qui combine la naissance des nuages et de la pluie avec la création de la recette de l’île flottante (donnée enfin d’ouvrage).
    Horace est un dragon malheureux et moqué par ses congénères : au lieu de cracher du feu, il crache des nuages. Grâce aux conseils d’un vieux dragon sage, de l’amitié de Léa et de la méchanceté des hommes, il invente la pluie qui sauvera tout le monde et fera de lui un héros bienfaisant.
    Le récit est savoureux et rythmé par des images de différents styles et différentes tailles, alliant arabesques et motifs, gaiement colorées.

  • Chachuffit !

    sustrac.jpgChut, le roi pourrait t’entendre

    Didier Sustrac et Eric Puybaret

    Gautier-Languereau, 2007

    (par Anne-Marie Mercier)

    Au pays du roi Chachuffit, il faut employer le plus possible de mots avec des « ch », sinon on est puni très cruellement. Ainsi, le roi a changé tous les mots et exerce une terrible surveillance. La maman du jeune Zouri vit dans la peur car elle zozote. Une nuit, son fils part à la recherche des animaux qui ont perdu leur nom pour prendre un peu de leur force ; il emprunte ainsi la mâchoire du loup (appelé « chien-loup »), le cou de la girafe (ou chèvre-cheminée), etc. et se transforme en monstre hybride qui va terroriser le roi et rétablir la liberté du langage. Cette fable originale dont la moitié se passe dans un univers nocturne et la totalité dans un décor étrange est superbement illustrée, dans un style rêveur qui rappelle un peu celui de Rebecca Dautremer.

  • Le quai Branly en jeunesse

    askelaad3.jpgAskelaad et l’ours blanc aux yeux bleus
    Anne Archambault et Xavier Besse

    Editions RMN, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    L’histoire n’a rien de très original, tout en étant parfaite à bien des égards car elle réunit de nombreux ingrédients clefs de la littérature de jeunesse : un orphelin rejeté, un vieux sage qui le guide, un peu de magie, la rencontre d’un animal-totem, le retour triomphal dans la tribu.
    Mais tout cela se passe dans le cadre de la civilisation Inuit et l’album propose à chaque double page (ou presque) une petite photo d’un objet important et beau de cette culture, lié à l’étape de l’histoire : traîneau, harpon, herminette…

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  • Aux publicitaires

    ccodes.jpgCulture codes
    comment déchiffrer les rites de la vie quotidienne à travers le monde

    Clotaire Rapaille
    JC Lattès, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ce livre qui promet comme beaucoup d’autres de changer votre vie et de vous faire connaître le secret des choses est bien trompeur, tant par son ambition que par son titre : plus que de connaître la culture des peuples, il s’agit de montrer comment les manipuler et vendre aux uns et aux autres en s’adaptant à leur culture et en tablant sur les émotions plus que sur la raison, (seul moyen d’être efficace). Du café aux japonais, une voiture aux américains ou aux allemands… Les méthodes pour dégager les « codes » d’une culture, aussi simplistes soient-ils ne manquent cependant pas d’intérêt. A conseiller aux publicitaires internationaux en mal d’inspiration.

  • L’infidélité a du bon

    honaker4.jpgLes survivants de Troie, vol.1, Le prince sans couronne
    Michel Honaker

    Flammarion, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Après l’Odyssée, voici l’Énéide en trilogie (c’est le premier tome), revue par Michel Honaker, dans un volume très bien présenté (belle maquette, belle illustration de couverture de Laurent Beauvallet, fidèle à ce qu’on trouvera dans le livre : l’accent mis sur un jeune héros et une troupe hétéroclite et errante). On ne reviendra pas sur la déception, l’agacement causé par la première série, bien loin de l’esprit de l’épopée. Ne s’attendant à rien d’autre on pourra savourer ce gros roman plein d’événements, de bruit et de fureur, moins tragique cependant que ses illustres modèles. La prise de Troie et le massacre des habitants sont évoqués rapidement et avec discrétion – par volonté d’épargner les jeunes lecteurs ?

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  • Conte, botanique, histoires...

    mbail3.jpgEucalyptus
    Murray Bail

    traduit de l'anglais par Michèle Albaret-Maatsch
    10/18, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ce livre inclassable et passionnant est à la fois une plongée dans l’univers fascinant de la botanique, un conte moderne et un recueil de petites histoires courtes, souvent fragmentaires, à la manière du Calvino de Si par une nuit d’hiver un voyageur

    Conte : un père offre la main de sa fille à celui qui résoudra une épreuve impossible : reconnaître et nommer les centaines d’eucalyptus communs ou rares de sa propriété ; de multiples soupirants échouent ; en arrive un autre qui réussit une à une toutes les épreuves, au grand dam de la fille qui ne sait comment se sauver de ce destin.

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  • Dans les arbres

    jedors.jpgJe dors parfois dans les arbres

    Paul Vincensini, illustrations Jean-Paul Galeron

    Motus, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Plusieurs idées de la poésie sont à l’œuvre ici. Poèmes brefs presque classiques : « Le cheval / Tout en buvant l’eau du ciel / Broute un peu l’ombre de ses yeux ». Inventions langagières : « Les noiseaux mangent des noisettes / Les crapauds des pâquerettes / les chats des chalumettes / Quand il fait frais / Des chalumeaux / Quand il fait chaud ». Confidences proposant un autre regard : « Ce n’est pas l’arbre / Qui m’intéresse / Mais de voir à travers ses branches / De voir aussi un peu les branches / Peut-être ». Fantaisies d’invention, soit sur les mots, soit sur le monde, toutes belles et simples, mais pas sans profondeur.
    Les illustrations au crayon sont drôles, inventives, sur un papier légèrement gaufré, gris bleu. Elles aident à voir et proposent une lecture tantôt au pied de la lettre tantôt décalée. Un très joli livre pour de beaux textes.

    L'éditeur

  • Fausse rumeur

    bclinton.jpgL’Enlèvement de Bill Clinton

    de Cyrille Martinez

    Les 400 coups, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Le titre trompe quelque peu : il ne sera que très peu question de Bill Clinton. Mais cette histoire, fausse rumeur d’un enlèvement du président américain à Sarajevo (qui fait écho par coïncidence au mensonge qui vient de faire déraper son épouse dans son ascension vers la présidence des États-Unis), est un événement qui a marqué durant le siège de la ville.


    Tout le « roman » est orienté par l’idée de la perte des repères dans ce temps de guerre : le temps, l’espace, les liens entre les êtres, le rapport à soi, tout est brouillé. Cyrille Martinez propose ici un texte qui est plus un long poème en prose qu’un récit, tentant de reconstruire l’expérience d’un autre, un certain Nedim Hrbat, qui lui a raconté tout cela, la cigarette de marque Prina qui se consume, les feuilles de thé qui infusent, et puis a disparu.

  • Mythique Cartouche

    cartouche.jpgCartouche, histoire d’un brigand dans l’histoire
    Michel Ellenberger
    La Bibliothèque, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Le livre se lit en deux temps, l’histoire du fameux bandit qui écuma Paris sous la Régence et mourut exécuté en 1721, puis l’histoire du mythe de Cartouche.
    L’histoire du mythe est passionnante. Elle s’appuie sur de nombreux textes, rares et peu connus en dehors du cercle des spécialistes, mais aussi sur des objets, des images, contemporaines ou modernes. On suit aussi la fabrication du mythe dans le roman et au théâtre : Cartouche serait le premier homme du commun à avoir été représenté sur les planches en France, de son vivant et sous son nom. L’histoire de l’homme est intéressante, même si on sait peu de choses en dehors du procès et de l’exécution. L’auteur a donc eu recours à de nombreuses suppositions pour remplir les vides. Il a cédé parfois à la tentation du roman, pas toujours de façon heureuse, surtout dans les premières pages. Mais la gêne qu’on peut en ressentir disparaît très vite par la suite, tant les modes de vies du peuple de Paris, ou les pratiques de la justice, de la police et des brigands eux–mêmes sont détaillées et donnent corps à cette histoire.

                                                                                           

    www.lekti-ecriture.com/editeurs/-La-bibliotheque-.html

  • Jane en détective

    barron.jpgJane Austen et l’héritage du comte
    Stéphanie Barron

    traduit (USA) par Patricia Christian
    Le Masque (labyrinthes), 2008.

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Huitième volume traduit d’une série d’aventures policières dont l’héroïne est Jane Austen, ce titre a les charmes de son contexte : manoirs, chaumières, domestiques et Lords, jeunes femmes célibataires, campagne anglaise délicieuse et parfois inquiétante, intrigues sentimentales où l’argent n’est jamais bien loin.
    Du côté du policier, c’est moins réussi : des invraisemblances, des complications inutiles, des personnages tout d’une pièce (ceci n’étant pas antinomique avec le genre). Mais c’est une bonne lecture de vacance pour ceux qui trouvent que Jane Austen aurait dû écrire plus de livres et sont prêts à tout pour la retrouver.

  • Variations

    blondeur.jpgLa Blondeur

    Cécile Mainardi

    les petits matins, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ode, ou hymne à la blondeur en neuf chants : la blondeur comme idée, comme posture, comme essence ; la blondeur dans le regard de l’autre, la blondeur comme paysage, comme nuit, comme un adieu.
    Livre qui se fait parfois lettre d’adieu à un blond dont toute l’âme (du moins ce que le scripteur en voyait/supposait) était dans la blondeur, c’est aussi un livre qui tangue, qui change de posture et d’allure, de lieu et de vie. Un livre sans capitaine, ou dont le capitaine « sombre avec le livre qu’il écrit », sous l’effet d’un blond d’une éblouissante obscurité.
    La langue est belle et souple, s’emporte parfois, ne sait plus s’arrêter. Ce livre est un curieux objet qui vaut qu’on s’y arrête.

    http://www.lespetitsmatins.fr/

  • Lifers

    2ndlife.jpgSecond life un monde possible

    Les petits matins, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ce volume d’articles propose des réflexions autour du monde virtuel créé en 2003 par Linden Lab, société californienne. Sociologues, journalistes plasticiens, médiologues, webspecialistes, et bien d’autres s’interrogent sur les nouveautés qui naissent de ce site : nouvelle économie, nouvelle monnaie (le Linden), nouvelles jurisprudences (ou besoin de droit), nouvelles fictions, nouveau( ?) rapport au désir et à l’image de soi.
    Un petit livre qui pose de nombreuses questions étonnantes qui intéresseront « lifers » (adeptes de SL) non «lifers» et qui est à la portée de tous les néophytes du web, qu’ils rêvent ou non de devenir « Noob » (nouvel utilisateur – en plus, il y a un index !).


    http://www.agnesdecayeux.fr/secondlife/secondlife.htm

  • Toute la vie

    alaska.jpgAlaska
    Eugène Nicole
    Editons de l’Olivier, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Roman universitaire ou de campus, récit de voyage, exploration de la mémoire, ce roman est tout cela à la fois. Le protagoniste fuit un chagrin d’amour en acceptant un poste de lecteur en Alaska, à l’Université de Fairbanks. Il y découvre la nature du nord, les nuits longues, la neige et la glace, la peur des ours, les montagnes. Il y rencontre de nombreux excentriques, hommes et femmes et découvre tout ce qui a pu les attirer dans ces terres : l’amour des grands espaces, la langue eyak, les études sur les séismes…
    L’ombre d’une jeune française disparue avant son arrivée, les sons du piano de celle qui est perdue dans sa sonate, les peintures de l’un, les gravures de l’autre, des images se superposent et donnent au récit une grande sensibilité, un léger flou. Histoires d’amour, de mort, toute la vie en une année universitaire baignée par la nuit et traversée de gigantesques fêtes.

    http://www.editionsdelolivier.fr/

  • Secret de famille

    jjohnston.jpgDe Grâce et de vérité
    Jennifer Johnston
    raduit de l’anglais (Irlande) par Anne Damour
    Belfond, 2007
    t

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Un secret de famille hante une actrice dublinoise. Entre deux rôles, son compagnon la quitte, la guerre du Golfe est déclarée. Elle survit, hébétée devant les images de la guerre à la télévision, entre les coups de fil de son agent, les rencontres avec les amis et les disputes avec son ex-compagnon. Puis elle finit par penser que l’instabilité de sa vie vient du secret de sa naissance : sa mère, une femme brisée par on ne sait quoi, est morte sans lui avoir jamais dit qui était son père. Le père de sa mère, glacial, qu’elle appelle « l’évêque » – il est évêque protestant – est le dernier à détenir (peut être) la vérité. Les plus belles pages de ce livre sont celles qui évoquent la solitude de cette femme et en contrepoint le désert affectif vécu par les générations précédentes. Le puritanisme et ses ravages sont ici évoqués avec une force glaçante qui fait que le crime finit par susciter la pitié. La révélation viendra finalement, une vérité très amère, que le personnage, comme l’Œdipe tragique, aurait préféré ignorer. Si l’évêque bénit ses fidèles en invoquant « grâce et paix », le titre du roman montre bien ce que le livre illustre : là où il n’y a pas de vérité, il ne peut y avoir de paix.

    http://www.belfond.fr

  • Lire Beckett

    beckett.jpgBeckett corps à corps de Marie Depussé, Hermann, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Non pas une nouvelle monographie sur Beckett, mais des propositions de lecture de Beckett, microscopiques parfois : ce sont essentiellement Molloy, L’Innommable et Compagnie (et d’autres œuvres aussi parfois) qui sont examinés à la loupe sur quelques points sensibles de l’univers de Beckett : la parole, les choses, le chant, la folie, l’imaginaire, les pronoms,…
    Le chapitre sur la folie (intitulé « d’un asile l’autre ») est particulièrement intéressant. Marie Depussé enseigne à la clinique psychiatrique de la Borde et analyse les propositions de lecture de Deleuze et Guattari sur les schizophrènes de Beckett.

    http://www.editions-hermann.fr/

  • Pari risqué

    earnaud1.jpgLes Trilingues
    Emmanuel Arnaud

    Le Rouergue (doAdo), 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Gabriel, élève de 6e dans un collège parisien, est en classe trilingue où l’on apprend le japonais. C’est lui qui raconte son année, avec son langage (une version d’oral ado pas toujours crédible). On a ici ce qui pourrait être l’amorce d’une réflexion sur les particularités de ces classes, tant les points qui y sont développés sont nombreux et variés : pourquoi on y est, l’acharnement des enseignants et des parents impliqués à trouver des occasions pour ouvrir la classe sur la culture du pays exotique, la difficulté des élèves d’origine étrangère à se situer dans le groupe… La caricature n’est pas loin, et le texte est très drôle, en un sens.

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