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album jeunesse - Page 3

  • Vous dansez Mademoiselle ?

    avantl.jpgDis, c’était comment avant ?
    Sandrine Couprie-Verspieren
    Illustrations de Delphine Mach et Emmanuel Polanco
    De la Matinière jeunesse, 2008

    (Par Caroline Scandale)

    Dans cet album aux textes étoffés, Alice et Vladimir, 12 ans, viennent de recevoir leur premier téléphone portable. Un jour, agacée par l’omniprésence de ce gadget, la maman leur lance : « Moi, quand j’avais votre âge, on n’avait pas de portable, et on s’en passait très bien ! » Les enfants, interloqués, la prennent quelque peu de haut et la renvoient à l’ère préhistorique où l’on allumait des bougies pour s’éclairer et où l’on écrivait sur du papyrus… C’est de là qu’est née l’idée de ce livre Dis, comment c’était avant ? Pour raconter aux enfants d’aujourd’hui le quotidien de leurs parents et de leurs grands parents.

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  • Diabou Ndao

     ndiabou.jpg

    Diabou Ndao
    de Mamadou Diallo
    illustré par Vanessa Hié
    Syros, 2008, dès 3 ans.

    (par Caroline Scandale)

    Diabou Ndao est une petite fille gourmande au courage bluffant. Sorte de Fifi Brindacier africaine, elle n’a peur de rien et surtout pas d’un lion mangeur de gnioules... D’ailleurs, elle le traite de « petit chat malade » et « ne le craint absolument pas ! » Comme elle raffole aussi de ces petites noix de palmier que l’on casse pour croquer l’amande qui se trouve dedans, elle reste seule la nuit dans la cour du village pour en briser inlassablement.

    Une nuit qu’elle est seule à se régaler devant sa maison, on entend le félin rugir au loin. « Ce n’est pas un lion qui fera courir Diabou Ndao » assure la fillette. Mais la bête ne tarde pas à se rapprocher et ses rugissements terrifient les villageois qui se barricadent. Il est là, face à elle. Elle s’approche de lui, tente de l’assommer avec une petite pierre ; il en profite pour l’avaler. Mais Diabou Ndao sort par les fesses du lion et l’avale à son tour… « L’histoire de cette petite fille avaleuse de lion est de celles qui ont bercé l’enfance de Mamadou Diallo […] Comme de nombreux contes africains, Diabou Ndao puise dans le foisonnement universel, tel celui de la dévoration souvent associée à la copulation, dont il joue à loisir. »

  • D'arbre en arbre

    arno.jpgJe te protégerai, d’Arno - Sarbacane, 2008

     

    Le rêve de l’arbre, de Christophe Gallaz, Jean-Claude Götting - Gallimard jeunesse, 2008

     

    (par Madeline Roth)

     

     

    Alors depuis le mois de mai le livre d’Arno est posé quelque part en attente de quelques mots. Je l’ai relu dix fois, vingt, attentive aux détails, le chat, l’oiseau. Mais il a suffit d’une seule lecture – « c’est la mort, c’est ça ? » - pour tout remettre en cause.

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  • Editions bouts de papier - derniers titres

    ptitpapcouv.jpgLes p’tis papiers sur une chanson de Serge Gainsbourg et illustré par Claire Garralon, Bouts de papier, 2008, pour les enfants et les adultes

    (par Caroline Scandale)

    En 1965 Serge Gainsbourg écrit pour Régine « Les p’tis papiers », chanson qui obtiendra le prix de l’académie Charles Cros. Ce texte recèle tout l’art de jouer des mots de Serge Gainsbourg. Véritable petit bijou poétique, ce texte est intemporel.

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  • Grand et petit

    hmeunier2.jpgGrand et petit
    Henri Meunier et Joanna Concejo

    L’atelier du poisson soluble, 2008

     

    (par M. Gallot)

    « Grand et petit », c’est l’histoire d’une amitié inattendue entre un petit garçon et son alter ego géant, né le même jour que lui, et dont la taille va diminuer jusqu’à disparition, à mesure que le petit garçon deviendra grand à son tour. Le récit, dont on peut faire bien des lectures symbolistes, est empreint de merveilleux et de grâce poétique, de beauté et de silences. Les dessins crayonnés sur du papier jauni, à la manière d’un vieux carnet au charme sépia, ajoutent encore en émotion et délicatesse à la mystérieuse amitié de grand et petit. Cet album, particulièrement soigné, sait convoquer d’une manière originale l’imagination et la sensibilité du jeune lecteur.

  • Tour du monde

    tamtam1.jpgLa bagarre des deux petits frères loups
    Conte de Mongolie, d'Albéna Ivanovitch-Lair et Annie Caldirac, Antoine Guilloppé

    Le jour de la fin du monde
    Conte d’Indonésie, d'Albéna Ivanovitch-Lair et Annie Caldirac, Joëlle Jolivet

    Tam-tam du monde, Tourbillon, 2008

    (par Madeline Roth)

     

    En juin 2007 les éditions Tourbillon lançaient la collection Tam-Tam du monde, une petite collection de contes du monde entier, « malicieux et philosophiques, merveilleux et magiques ». La collection compte aujourd’hui une dizaine de titres, reliés, au prix très bas de 3,95 euros, ce qui est rarement un argument, mais quand même.
    Parmi les dix titres on trouve des contes classiques tels que Boucle d’Or ou Les trois petits cochons, mais aussi et surtout des contes d’ailleurs, Afghanistan, Maroc, Indonésie, Mongolie.

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  • À l’abordage !

    voltz9.jpgLe livre le plus génial que j’ai jamais lu…

    Christian Voltz

    L’École des Loisirs, Collection Off-Pastel, 2008

     

    (par Samia Hammami)

     

     Voici un ouvrage qui tient les promesses de son titre car, oui, Le livre le plus génial que j’ai jamais lu… est tout bonnement génial ! Une jeune fille pirate combattant au pistolet laser et se délectant de saucissons à la queue de chat est incapable de s’endormir sans son nounours et cherche gaîment son Prince Charmant. Le trouvera-t-elle ? Et quel est ce bonhomme grognon qui, muni d’une langue bien pendue, se permet d’interférer entre chaque double page, voire carrément de s’immiscer dans l’histoire narrée par l’auteur ?

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  • coup de génie

    hippocrate.jpgHippocrate, le médecin de l’île aux jasmins
    Orietta Ombrosi et Anna Castagnoli
    Seuil jeunesse, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ce petit album de la collection coup de génie propose une biographie d’Hippocrate très sensible, qui retrace à travers lui l’évolution de la médecine : du traitement par les prêtres d’Asclépios au diagnostic de ce moderne et à l’invention de la théorie des humeurs (bien expliquée, avec des mots simples), jusqu’au serment d’Hippocrate encore actuel (ne pas viser la richesse, ne jamais prescrire de poison, transmettre son savoir…). Elle montre les débuts de la célébrité, les étapes et le fait tout en dressant le portrait d’un enfant, puis d’un homme et d’un vieillard attachant, guidé par l’observation, le souci d’autrui et l’expérience.
    Les illustrations ont elles aussi beaucoup de charme, mêlant détails antiques et scènes naïves.

  • La légende du pet

    patenplon.jpgLe géant Patenplon
    Fabian Negrin

     Le Rouergue, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Patenplon a des oreilles de Mickey, un nez de Pinocchio menteur, un caleçon rayé. C’est un géant effrayant et très bête cherche à se goinfrer de tout ce qu’il trouve. Des oies, tout d’abord, qui le roulent dans la farine en se faisant passer pour des chameaux. Dialogue cocasse et absurde. Ensuite un nuage, puis tous ceux qu’il trouve, des gris, des roses, des petits, des énormes, tant qu’il enfle. Arrivé à la taille d’une montgolfière, il explose d’un premier pet, dévastateur, un second, etc.
    A la fin, il a disparu, reste son essence, le pet, qui rôde partout et chez tous comme une possible présence du géant disparu… jusque sous les jupes de maman. D’aucuns n’apprécieront pas cette dernière pointe, pourtant vraie et, comme tout ce qui est vrai, salutaire bien qu’irrévérencieuse.
    Fantaisie totale dans le dessin, qui joue sur l’ « Hénaurme », le disloqué, le décalé. Fantaisie sur la mise en page et la mise en texte, la typographie, couleurs qui claquent.
    Un vent de fraîcheur.

  • Mords-le

    mordsle.jpgMords-le !
    de Michel Backès
    L’école des loisirs, 2007

    (par Anne-Marie Mercier)

    Un cauchemar de chasseur, à rapprocher du Petit humain d’Alain Serres. Le chasseur et son chien prennent un tout petit lapin, qui leur promet de les emmener dans un lieu où il y en a de plus gros. Ils tombent sur des lapins géants qui renversent l’échelle des tailles. Ils se proposent d’engraisser l’humain (bien trop petit à leur goût) pour le repas d’anniversaire de leur petit.
    Cette fable (qui finit bien) est illustrée un peu à la manière de Benjamin Rabier, avec un charme désuet rafraîchissant.

  • Berceuse

    bonnenuit.jpgBonne nuit mon tout-petit
    Soon-hee Jeong
    texte français de Michèle Moreau
    Didier jeunesse, 2008, à partir de 2 ans

     

    (par M. Gallot)

    Cet album est l’adaptation d’une berceuse coréenne. Une mère tient son enfant dans ses bras et lui montre les animaux endormis, chien, souris, poissons, grenouilles se reposent - et le bébé à son tour s’endort sur son tatami. Tout en douceur et en tendresse, sur des tons pastels posés sur papier mat, texte et images invitent au calme et au silence de la nuit, dans la chaleur des bras maternels. Cette atmosphère paisible et rassurante, en accord avec le rythme de la nature, est propice à l’endormissement. Une lecture conseillée à l’heure du coucher, en particulier pour les petits qui ont du mal à trouver le sommeil ou ont peur du noir.

    L'éditeur

  • Fantaisie

    inezp.jpgInezspéré
    Paco Livan et Ivan Prieto

     OQO éditions, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

    Dessins bariolés, papiers découpés, typographie démonstrative, accompagnent un récit original, tiré d’une légende canadienne : un vieux mage laisse trois objets magiques à ses trois filles. La plus jeune utilise le sien pour rencontrer un beau prince (le prince de l’île d’Abeau). Mal lui en prend car il la trompe et lui vole son précieux objet. Elle le revoit par deux fois, avec les objets prêtés par ses sœurs compatissantes, se fait tout dérober et ne retrouve les biens hérités de son père que grâce à une ruse finale qui dénoue tout. Ils ne se marient pas et l’on ne sait si le prince en devient meilleur, la fantaisie est le but de l’histoire.

  • Un rêve

    hahn.jpgUne peinture de rêve, un voyage en Australie
    Cyril Hahn
     Hatier, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Japara, 10 ans, aborigène du nord de l’Australie, n’a plus ou pas envie de se joindre aux autres, petits ou grands. Ce qu’il préfère, c’est aller seul dans le bush où il épie le peintre sur écorce.
    L’album raconte la découverte par Japapra de ce qui est dans la peinture, le temps de la création, appelé le temps des rêves, dans lequel les grands ancêtres se sont transformés en animaux et structurent le monde.
    Si la narration est assez plate et convenue, les dessins du rêve de Japara sont magnifiques (les autres moins intéressants par leur maladresse appuyée). Les dernières pages proposent un petit résumé de l’histoire des aborigènes (assez optimiste sur leur état présent), un lexique.

  • Horace le dragon

    secrethorace.jpgLe secret d’Horace
    Oskar Farkoa et Eva Offredo

    Gautier-Languereau, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

    Un récit étiologique qui combine la naissance des nuages et de la pluie avec la création de la recette de l’île flottante (donnée enfin d’ouvrage).
    Horace est un dragon malheureux et moqué par ses congénères : au lieu de cracher du feu, il crache des nuages. Grâce aux conseils d’un vieux dragon sage, de l’amitié de Léa et de la méchanceté des hommes, il invente la pluie qui sauvera tout le monde et fera de lui un héros bienfaisant.
    Le récit est savoureux et rythmé par des images de différents styles et différentes tailles, alliant arabesques et motifs, gaiement colorées.

  • A travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw

    dcytryn.jpgL’enfant et le buffle

    Muriel Carminati et Daniela Cytryn

    Le Sorbier, coll. « Les Ethniques », en partenariat avec Amnesty International, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Après une collaboration avec Jocelyne Sauvard pour Aïssata et Tatihou, Daniela Cytryn illustre avec un même soin un nouvel album aux éditions du Sorbier, dans une collection qui prône l’ouverture sur le monde en proposant des récits qui sensibilisent le lecteur à des situations ou des événements qui ne lui sont pas toujours familiers. Un pays africain en guerre pour Aïssata et Tatihou, la Birmanie pour Cet Enfant et le buffle, un pays où il ne fait pas bon vivre si l’on tient compte du mépris des dirigeants pour la population qu’ils maltraitent, emprisonnent ou laissent mourir. La Birmanie, que l’on découvre à travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw, jeune garçon très attaché au buffle que son père a pourtant décidé de vendre. Il s’enfuit, part à la recherche de l’animal et revient bredouille pour trouver son village vidé de ses habitants, «réquisitionnés» pour construire une route. Au-delà de la difficulté de vivre sous un régime dictatorial évoquée ici, une certaine plénitude préside malgré tout à l’ensemble, peut-être discernable dans l’attitude résignée des adultes, que l’auteure ne se permet pas de juger, et dans la beauté des images.

     

    Daniela Cytryn

     

    Amnesty International

  • Rose et Valentin Brû

    vbru.jpgAu feu les pompiers j’ai le cœur qui brûle

    Christine Beigel et Élise Mansot

    Gautier-Languereau, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Quand Rose, une sage vieille dame, aperçoit Isidore Valentin Brû, pompier de son état, dans le poste de télévision, c’est le coup de foudre. Comment rencontrer ce héros ? Rose n’hésite pas une seconde et, prétextant avoir perdu son chat, appelle les pompiers… Isidore intervient mais semble plutôt intimidé et ému par cette dame qui a demandé à ce que ce soit lui et pas un autre qui vienne lui porter secours. Quand il s’en va, Rose se met à l’attendre… vainement, semble-t-il.

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  • Gare aux morsures

    molosse.jpgMolosse

    Olivier Morel

    Ed. courtes et longues, 2007

     dès 3 ans

     

    (par C. Scandale)

     

    Molosse, le chien de Jojo, porte bien son nom. Sous le regard amusé de son maître, il terrorise les matous et les enfants, défèque sur les pâtés de sable et pourchasse le facteur… Puis un jour Molosse ne fait qu’une seule bouchée d’un petit caniche à sa maman. C’est la goutte qui fait déborder le vase, la fourrière intervient et l’embarque. Peu de temps après, le petit garçon le remplace par un poisson rouge dénommé Tiburon. Mais au bout de quelques jours l’animal inoffensif devient piranha. A travers de jolies illustrations enfantines, Olivier Morel nous amène à réfléchir sur le mal et la responsabilité humaine. Il pose ouvertement la question suivante : qui du maître ou de l’animal est réellement le plus mauvais ?

    L'éditeur

  • En rouge, noir et blanc

    emily.jpgEmily the Strange, Voir c’est décevoir

    de Rob Reger

    Seuil jeunesse, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    La très gothique Emily revient dans un petit album intelligent, en rouge, noir et blanc, comme à l’accoutumée, et dont l’atmosphère forcément strange et troublante doit cependant beaucoup au thème abordé : la vision, qu’elle passe par le regard (un mécanisme complexe présenté avec cocasserie) ou les miroirs (aux reflets mouvants…), modifiée par l’ombre et/ou la lumière, par divers déplacements ou changements de perspective. Il n’y pas de trame narrative à proprement parler, seulement une succession de saynètes ponctuées d’adages qui posent d’intéressantes questions («Emily voit les yeux fermés », « l’étrangeté est dans le regard », « Exister c’est croire »…) où Emily, philosophe en herbe, se met en scène pour illustrer de diverses manières à quel point la vision subjective est forcément illusoire et fluctuante.

  • Pour ceux qui en rêvent...

    merenpoemes.jpgMer en poèmes

    de Michelle Daufresne

    Seuil jeunesse, 2008

    (par Myriam Gallot)

     

    Des collages de matériaux divers peints à l’aquarelle sur un beau papier mat épais créent de changeants effets de matière et de lumière. Chaque double page illustre et définit un mot de la mer (grève, falaises, jeux de plage, oiseaux de mer, etc.), assorti d’un ou plusieurs courts poèmes marins qui correspondent au mot. Aimé Césaire, Baudelaire, Blaise Cendrars et bien d’autres – dont l’auteur elle-même - prêtent leur plume à cet album propice à l’imagination, qui compose une belle initiation au pouvoir d’évocation des mots et à la poésie. « C’est la mer pour la mer/ et pour ceux qui en rêvent » (Supervielle).

  • Beau livre

    jjeanne.jpgJean et Jeanne
    Yves Pinguilly et Aurélie Blanz

    Vilo jeunesse, 2008, à partir de 6 ans

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Un album grand format aux superbes illustrations oniriques très colorées. Une jeune fille prisonnière d’une vilaine sorcière maléfique qui l’a transformée en oiseau. Un jeune amoureux bien décidé à la délivrer. Tels sont les ingrédients de ce bel album qui propose une adaptation d’un conte des frères Grimm (« Jorinde et Joringel »). L’histoire ne brille certes pas par son originalité, puisqu’elle suit le schéma le plus commun des contes de fées, mais les dessins pétillants, qui proposent un univers tendre et fleuri, d’un romantisme non dénué d’humour, font toute la beauté de cet album.

     
    http://www.vilo-groupe.com/